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Burkina: «Plus de 105 000 ha de forêts perdues annuellement» selon le ministère de l'environnement
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TRIBUNE

Dans cette tribune,  l’Union pour le progrès et le changement (UPC) jette un regard critique sur la politique environnementale du gouvernement burkinabè. Il interpelle par conséquent le Premier ministre à prendre en compte les préoccupations du secteur environnemental. 

Le peuple burkinabè a suivi avec intérêt le discours de politique générale du premier ministre Christophe Joseph Marie DABIRE prononcé le 18 février 2019 devant ses représentants à l’Assemblée nationale. Dans sa déclaration, le nouveau chef de l’action gouvernementale semble avoir pris conscience du péril environnemental que traverse le pays depuis un certain temps. A ce propos, il n’a pas manqué d’édifier les auditeurs sur la dégradation spectaculaire des terres « qui est passée de 113000 ha/an entre 1983 et 1992 à 469000 ha/an entre 2002 et 2013 ». Avant de présenter ce tableau sombre, il a reconnu « que pour garantir une amélioration soutenue et durable des conditions de vie de nos populations présentes et futures, il importe de prévenir la dégradation de l’environnement et de notre cadre de vie, dans nos modes de production et de consommation ».

Pour faire face à la situation, deux solutions ont été préconisées. La première, est  « la mise en œuvre diligente des actions et mesures spécifiques qui sont définies dans le deuxième Programme national du secteur rural (PNSR II) ». La seconde qui vise l’économie verte, est « d’améliorer la gouvernance environnementale, d’inciter à la réduction des émissions de gaz à effets de serres et de renforcer la résilience des communautés de base au changement climatique. »

L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) voudrait par la présente attirer l’attention du Premier ministre sur la dégradation des ressources forestières et fauniques liée à l’accroissement de l’occupation des forêts classées par les orpailleurs ainsi qu’à la destruction et l’occupation d’une bonne partie de la région de l’Est du pays. Cette région abrite plus de la moitié des aires protégées fauniques (Rapport d’exploitation faunique de la Direction de la faune, 2018) dont la zone de chasse présidentielle qui a été détruite et occupée par les terroristes. En la matière, des mesures idoines méritent d’être prises pour la sauvegarde des espaces fauniques et forestiers protégés « afin de  garantir une amélioration soutenue et durable des conditions de vie de nos populations présentes et futures »

L’UPC attire également l’attention du Premier ministre sur l’impérieuse nécessité d’améliorer les conditions de travail des ressources humaines chargées de la protection de l’espace environnemental qui constitue actuellement le principal nid des terroristes. En effet, le parti exprime son inquiétude face aux conséquences de la grogne contenue dans la déclaration du Syndicat National des Travailleurs de l’Environnement, du Tourisme et de l’Hôtellerie (SYNTETH) faite le 10 janvier 2019. Il ressort de cette conférence de presse, dont les médias ont fait largement écho, que les agents forestiers, souvent seuls ou en binôme dans les postes, ont généralement pour bureaux leurs domiciles. Ils sont nombreux à utiliser leurs propres moyens de déplacement pour les opérations de surveillance et de suivi de l’exploitation forestière. Les mêmes difficultés se posent aux environnementalistes lors des inspections où ils sont exposés à la vindicte des contrevenants. Il est également fait cas d’une insuffisance de personnel, d’armes, d’une absence de dotation en tenues, d’un manque de moyens logistiques et de renforcement des capacités pour faire face à la situation. Le syndicat dénonce également une politisation accrue du ministère de tutelle à travers l’affluence du personnel extérieur.

Ces difficultés, bien que inhérentes à plusieurs corps, méritent une attention particulière en raison de la spécificité du champ d’action du personnel forestiers et du contexte des attaques terroristes. En témoignent les 12 attaques terroristes perpétrées contre des services forestiers qui ont entrainé la mort de 3 agents au cours de  l’année 2018, et l’assassinat macabre d’un agent du poste de Tapoa-Djerma dans l’exercice de ses fonctions le samedi 12 janvier 2019 dans le Parc national W (Communiqué MEEVCC du 13/01/2019).

L’UPC invite le Gouvernement à prendre vivement en compte les préoccupations du personnel du ministère en charge de l’environnement dans sa stratégie de lutte contre le terrorisme en vue de la préservation de nos ressources naturelles et d’un cadre de vie sain.

 

Ouagadougou, le 26 février  2019

Pour le Bureau Politique National (BPN) de l’UPC, 

Le Secrétariat national à l’Ecologie et au Développement Durable (SNEDD)

 

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