Aujourd'hui,
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Djibo: les populations ont marché pour exiger la libération du Dr Ken Elliot enlevé il y a deux ans de cela 
Burkina: La direction des impôts devra mobiliser la somme de 918 milliards de F CFA au profit du budget de l'Etat
Burkina: 200 individus interpellés, 33 toujours détenus à l'issue d'opérations militaires anti-terroristes menées au nord (Armée)  
Politique: le CDP souhaite un retour «sans arrangement souterrain» de Blaise Compaoré ( Achille Tapsoba)
Burkina: Le 7e congrès ordinaire du CDP se tiendra au cours de l'année 2018 (directoire) 
Burkina: Le pool bancaire international accorde un prêt de plus de 42 milliards de FCFA à la Sofitex pour la saison cotonnière 2017-2018
Mali: une attaque suicide a visé les troupes de la force Barkhane dans la région de Menaka, trois blessés dont un gravement touché(RFI)
Burkina: Trois civils interpellés et incarcérés à la Maca dans l'affaire de déstabilisation du pouvoir par le Colonel Auguste Dénise Barry
Football: le contrat du sélectionneur des Étalons Paulo Duarte prolongé jusqu'en juillet 2019 (FBF)

TRIBUNE

Dans ce communiqué de presse, le centre de développement de l’'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) présente les grandes lignes de son étude sur les inégalités de genre SIGI Burkina Faso réalisé en partenariat avec le gouvernement burkinabè et la coopération autrichienne. Dans ladite étude, les chercheurs indiquent que le Burkina Faso gagnerait à prendre en considération  les normes sociales discriminatoires dans sa politique globale de lutte contre les inégalités hommes-femmes.

« Au cours des dernières décennies, le Burkina Faso s’est fortement engagé en faveur de la lutte contre les inégalités entre hommes et femmes. Les mesures prises, notamment dans le cadre de  la Politique nationale genre, ont permis de réaliser des progrès dans les domaines de l’éducation des femmes, de leur santé et de leur participation politique. Aujourd’hui, presqu’autant de filles que de garçons sont scolarisés dans le primaire. En outre, la maternité maternelle a diminué de 21 % entre 2005 et 2015. Néanmoins la persistance d’institutions et pratiques sociales discriminatoires entrave l’application du cadre législatif et engendre un manque à gagner économique pour le pays, selon l’étude des inégalités de genre SIGI Burkina Faso menée par le Centre de développement de l’OCDE en partenariat avec le gouvernement du Burkina Faso et la Coopération autrichienne.

Cette analyse des inégalités de genre est basée sur des données originales collectées dans le cadre de l’indicateur Institutions Sociales et égalité Femme-Homme (SIGI). Les résultats de l’étude ont été présentés aujourd’hui à Ouagadougou en présence de M. Paul Kaba Thieba, Premier Ministre du Burkina Faso.

Les conclusions montrent que la réduction des inégalités de genre dans les institutions sociales - lois formelles et informelles, pratiques et normes sociales - favoriserait grandement l'autonomisation des femmes et contribuerait à accélérer le développement national.  Par exemple, retarder l’âge du mariage permettrait aux filles de rester scolarisées.

Par ailleurs, les résultats soulignent des disparités régionales souvent masquées par les moyennes nationales. Dans certaines régions, les normes et pratiques informelles ont un impact négatif sur la mise en œuvre et l'efficacité des politiques et programmes nationaux favorisant l'égalité des sexes.

Dans ces cas, cependant, les résultats suggèrent que l’éducation peut être un agent de changement. Les individus ayant un niveau d’éducation supérieur ont des attitudes moins discriminatoires à l’égard des femmes et la prévalence des discriminations est moindre. 47% des femmes n’ayant pas eu accès à l’éducation primaire ont été mariées avant 18 ans, contre 12% des femmes ayant un diplôme secondaire.

Pour être efficaces et remettre en cause les normes et pratiques discriminatoires, les prochaines réformes doivent s’appuyer sur des campagnes de sensibilisation et l’implication des communautés locales. De même, une meilleure application des lois nécessite l'harmonisation entre le droit coutumier et statutaire.

Pour plus d’informations, les journalistes sont invités à prendre contact avec  le Bureau de presse du Centre de développement de l’OCDE (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; Tel : +33 145 24 82 96).

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À propos de l’étude

L’étude SIGI Burkina Faso a été menée par le Centre de développement de l’OCDE en partenariat avec le Ministère de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille (MFSNF) et l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) du Burkina Faso, avec l’appui financier de la Coopération Autrichienne pour le Développement. Le SIGI est un indicateur composite mesurant les institutions sociales qui discriminent les femmes.  Pour plus d’information, visitez la plateforme interactive du SIGIwww.genderindex.org.

 

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