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Tchad: huit ans de prison pour l’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé
France: les hausses de taxe sur les carburants «annulées pour l'année 2019»
Vatican: le pape François se rendra aux Emirats arabes unis en février 2019 où il participera à une rencontre inter-religieuse
G5 Sahel: plus de 1 300 milliards de F CFA (2 milliards d'euros) mobilisés pour le financement du programme d’investissements prioritaires
Rwanda: l'opposante Diane Rwigara et sa mère acquittées d'incitation à l'insurrection
Burkina Faso: la justice française autorise l'extradition de François Compaoré, frère cadet de Blaise Compaoré, poursuivi dans l'affaire Norbert
Burkina: les syndicats de l'éducation appellent les enseignants à suspendre de toute forme d’évaluation pour compter de ce lundi 3 décembre
Région de l'Est: la gendarmerie déjoue une embuscade et abat 6 assaillants sur l’axe Fada-Bougui (lefaso.net). 
Etats-Unis: le 41e président américain, George H. W. Bush, est décédé ce vendredi 30 novembre 2018 à l'âge de 94 ans

TRIBUNE

«Le mouvement syndical de notre pays a toujours piétiné des peaux de bananes politiques, surtout dans des moments difficiles et complexes. Mais il a su tenir dans le temps en cultivant de façon inlassable d’une part l’unité entre travailleurs-élèves-étudiants-paysans-secteur informel et, d’autre part, l’intégration véritable de notre peuple avec les autres peuples.


En effet, pour le premier cas, le contenu des cahiers de doléances déposés dans une cohésion syndicale chaque 1er mai auprès des autorités de notre pays l’atteste. En conséquence, l’Unité d’Action Syndicale (UAS) du Burkina Faso est reconnue et respectée, même au niveau des instances et organes internationaux notamment le Bureau International du Travail (BIT), comme un cas d’école syndicale.

Pour le deuxième cas, il est bien de rappeler qu’au lendemain des indépendances formelles de 1960, nos devanciers syndicaux de la Haute-Volta, en guise d’intégration des peuples africains ont accepté élire El Hadj Famory COULIBALY d’origine Guinéenne à la tête de l’Union Territoriale des Travailleurs Voltaïques (UTTV) section de l’UGTAN devenue Union Syndicale des Travailleurs Voltaïques (USTV). Il sera succédé par LY Mohamed Abdoulaye, d’origine Sénégalaise travaillant aux TP/Bobo ; Et cela, malgré toutes les manœuvres politiques de division (Cf décret N°331/PRES du 22/8/1960 du gouvernement d’antan).

Ce petit rappel pour signifier que les peaux de bananes seront toujours jetées sur le chemin de toute organisation combative ; Mais les armes efficaces et efficientes pour y faire face, c’est la cohésion, la solidarité et la clairvoyance des travailleurs tout en liant nos luttes syndicales à celles de notre peuple. En effet, la culture de la confusion, de la division et de la confrontation comme mode de gouvernance d’un niveau politique donné existeront toujours ! Que puis-je penser d’autre d’une expression du genre: «…la prochaine insurrection sera celle des paysans, de ces 40% contre tous les fonctionnaires réunis. Ce n’est pas un cas d’école, car cela s’est produit ailleurs.» venant d’une autorité ???

« Heureusement » que Son Excellence, Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, ait eu ce propos que je rappelle : « Un pays se construit par l’ensemble de ses fils », dans Sidwaya N°8443 du mardi 11 juillet 2017.

Un propos que je souhaite comprendre par « quel que soit le lieu où sévissent la misère et la pauvreté, l’Homme dans son ensemble devrait s’y attaquer avec conviction, compassion, esprit de sacrifice et altruisme pour ses semblables. ».

Donc, tout fonctionnaire à qui un « Homme fort du moment » demanderait d’utiliser les Pouvoirs d’Etat pour surveiller et/ou organiser des persécutions diverses à l’endroit de tiers, de se garder de participer à de telles dérives. Tôt ou tard, ce moment changera en emportant son « Homme fort », mais ces fonctionnaires, eux, devront assumer le fardeau de ces méthodes peu honorables qui mettent historiquement en jeu leur propre responsabilité et dignité.

En effet, quand une personne qui est foncièrement contre l’unité des travailleurs asperge d’éloges un dirigeant syndical, il est impérieux que celui-ci (ce dernier) se pose cette question : « quelle bêtise historique ai-je commise contre mes compagnons » ? Parce que l’éloge diffère du respect!
Chers camarades, il se peut que nous trébuchions, ou que même nous tombions ; sachons nous relever, nous redresser et nous maintenir dans la cohésion et la solidarité sur la voie juste et noble ! Notre conscience nous le reflètera un jour, en laideur ou en beauté, selon nos choix!»

Bassolma BAZIE
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