Aujourd'hui,
URGENT
SITHO 2017 : le Niger, pays invité d’honneur du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou. 
SITHO 2017 : une centaine d'exposants, 25 tours opérateurs et de 50 000 visiteurs sont attendus au Salon du tourisme de Ouagadougou. 
Justice: le dossier du procès intenté par Aly Ouédraogo contre Safiatou Lopez renvoyé au rôle général pour reprogrammation.
ONU : le Burkina condamne les essais nucléaires conduits par la Corée du Nord (Roch Kaboré).
ONU : les essais nucléaires nord coréens, "une menace à la paix et à la sécurité de la péninsule coréenne et du monde" (Roch Kaboré).
Kenya: après l'invalidation des élections des juges "attaqués et menacés" selon David Maraga président de la cour suprême.
Parlement: Alassane Sakandé chez le Mogho Naaba pour «recueillir ses conseils et demander des bénédictions pour le succès de sa mission».
Burkina: «Tourisme interne: enjeux et défis», c’est le thème du 12e SITHO qui se tient du 28 septembre au 1er octobre.
Côte d’Ivoire: 15 ans après la rébellion, Soro dit ne ressentir aucune honte à demander pardon.
ONU: une cinquantaine de pays signent un traité interdisant symboliquement l’arme nucléaire.

TRIBUNE

Les élites politiques et intellectuelles du burkinabè semblent toujours avoir la mémoire courte. Même en se référant continuellement, dans leurs discours, à l’insurrection d’octobre 2014, beaucoup parmi eux ont, dans leurs actes et attitudes, montré la preuve de leur profonde ignorance des motivations réelles qui ont mis le peuple dehors à cette époque.


Les élections municipales partielles prévues pour le 28 mai 2017, à la suite de la dissolution de 16 conseils municipaux (Arrondissement 4 de Ouagadougou, les communes de Andemtenga, Barani, Dablo, Dandé, Madjoari, Kindi, Kantchari, Saponé, Seytenga, Zabré, Zoaga, Kombori, Kougny, Karangasso-Vigué et la commune de Ziga), et la convocation du corps électoral desdites communes et celles de Béguédo, Bouroum-Bouroum et Zogoré, seront très chères pour le contribuable burkinabè.

Pour un total de 19 communes, ces élections vont coûter plus de 1,2 milliard de F CFA au budget de l’État. Si l’on rapporte cela à l’électorat concerné et aux collectivités concernées, le ratio coût/électeur, dans une situation d’investissement qui ne nécessite plus le renouvellement de certaines ressources, est astronomique.
En termes simples, cela veut dire que le Burkina Faso s’apprête à organiser l’une des élections les plus chères de l’histoire, avec probablement moins d’efficacité et d’efficience du processus électoral, en termes de rapport quantité-qualité/coût, seulement deux ans et demi après la révolte du peuple contre l’élite.

En effet, il est très difficile d’expliquer au peuple pourquoi, dans une activité qui conserve la plupart des ressources de son processus support (listes électorales, urnes et ressources matérielles diverses) et celles de son processus métier (c’est-à-dire l’activité impliquant la technicité pure de l’organisation des élections), le renforcement des capacités des acteurs ayant déjà été effectué, le coût de ces élections monte de façon vertigineuse ?

La seule réponse plausible ne saurait se trouver que dans la voracité de son processus de pilotage, c’est-à-dire là où l’on fournit le moins d’effort et qui, par ailleurs, ne contente que la prise en charge de la participation des dirigeants et des élites au processus. En termes clairs, dans l’impossibilité d’accéder aux termes de références et aux outils de gestion de ces élections 2017, on peut suspecter l’énormité du coût des élections 2017 dans les moyens et ressources utilisés pour le seul processus du pilotage de ces élections.

Avec la petite expérience d’évaluation de l’Administration publique et au regard des difficultés que connaissent les citoyens, il est indécent de s’aventurer dans un tel gouffre à partir du moment où des efforts de réduction peuvent être faits sur les processus de pilotage pour sauvegarder les ressources publiques d’un tel gaspillage.
Malgré sa mauvaise réputation et son refus de s’inscrire dans la gestion moderne de l’État, Yaya DJAMEH de la Gambie a eu le mérite de se faire battre avec rien que des bidons et des boules de billes d’enfant. Au moins ça, c’est un exemple à suivre. On comprend mieux pourquoi les populations du Sahel ne souhaitent plus voir une délégation de ministres chez elles à chaque fois qu'elles ont le cœur meurtri, sous prétexte que c’est du gaspillage d’argent et non de la compassion.

Ousmane DJIGUEMDÉ
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