Aujourd'hui,
URGENT
Classement Fifa: Les Étalons du Burkina 6e en Afrique et 44e dans le monde 
Burkina: la production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 estimée à 4 552 273 tonnes.
Burkina: la production céréalière en baisse de 0,32% par rapport à la campagne agricole précédente.
Burkina: la production céréalière en baisse de 1,01% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. 
Burkina: les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation font ressortir un déficit brut de 72 677 tonnes
Campagne agricole: près de 3 millions de Burkinabè seront en situation d'urgence alimentaire
La Haye: Ratko Mladić condamné à la prison à perpétuité
Campagne agricole: 17 provinces déficitaires (Conseil des ministres)
Burkina: Les administrateurs civils observeront trois jours de grève ( 28 au 30 novembre 2017)
Religion: la célébration du Maouloud est prévue dans la nuit du jeudi 30 novembre au vendredi 1er décembre 2017 (FAIB).

SPORT

Le colonel David Kabré a été élu président de l’Organisation du sport militaire en Afrique (Osma) lors des travaux de la 5ème Assemblée générale et de la réunion du comité directeur de l’Osma, tenus du 8 au 16 mars 2017 à Asmara, en Erythrée. Il devient ainsi le 3ème président de l’Osma depuis sa création. Ancien ministre des Sports et des Loisirs sous la Transition au Burkina Faso, le colonel Kabré revient, à travers cette interview, sur l’état de santé de l’Office de liaison du sport militaire en Afrique de l’Ouest (Olao), son élection à la tête de l’Osma et ses ambitions pour cette institution.



Fasozine: que devient le colonel David Kabré ?

Colonel David Kabré : il y a un journaliste qui avait pronostiqué que j’allais atterrir à l’Olao après le ministère des Sports et ça été le cas. Je suis donc revenu à l’Olao par la volonté de la hiérarchie militaire. Compte tenu de la crise au Mali et dans la sous-région, il n’a pas été facile de relancer nos activités. Nous rendons grâce à Dieu parce que cette année, nous avons programmé une Assemblée générale de l’Olao avec un tournoi de volley-ball courant juin. Ce sera l’occasion de faire revivre l’Olao.

Comment se porte l’Olao justement?

Nous étions en pleine organisation des premiers jeux de l’Olao qui devaient se tenir au Burkina Faso. Mais avec les évènements d’octobre 2014, ces jeux n’ont pu se tenir. Nous avions donc été appelés dans le gouvernement de Transition et cela n’a pas permis aux activités de l’Olao de prospérer. Mais tout n’a pas été statique. Nous avons aussi travaillé à être reconnus par la Cedeao à travers son Centre de développement de la jeunesse et des sports dont le siège est à Ouagadougou. Cette reconnaissance a abouti à une convention qui va s’étaler sur cinq années. La Cedeao s’engage donc à nous accorder une subvention annuelle pour appuyer l’organisation de nos activités. Cette reconnaissance est donc un motif de satisfaction et d’encouragement.
 
Vous venez d’être élu à la tête de l’Osma, pouvez-vous nous parler de cette institution ?

L’Osma est une association continentale composée des forces armées des pays africains membres. Elle est formée de pays membres de l’Union Africaine et fait partie intégrante du Conseil international du sport militaire (CISM). L’Osma est la branche africaine du CISM. Elle dispose de cinq offices de liaison dont l’Olao. Elle est composée actuellement de 45 pays membres dont l’Afrique est en tête du contingent. L’Osma a pour objectif fondamental de contribuer au développement de l’effort global en faveur de la paix en Afrique et dans le monde en véhiculant les idéaux d’amitié, de solidarité, d’hospitalité, d’entente mutuelle et d’intégration entre les forces armées des pays africains par le sport. Son siège se trouve à Yaoundé au Cameroun.

Qu’est ce qui a milité en votre faveur ?

Ça va certainement être notre expérience dans le domaine du sport militaire. Dans notre armée, le Burkina Faso organise son sport autour d’une direction centrale du sport où sont affectés des spécialistes du domaine. Ils sont en même temps des fantassins et des sportifs. Ce n’est pas une spécialité même s’ils font partie de l’infanterie mais ils ont une spécificité. Et cela a fait que le commandement affecte des officiers dès leur sorti d’académie dans cette structure. Et ils bénéficient d’une formation de spécialistes dans le domaine du sport et ce qui fait qu’ils évoluent dans cette branche. Cela a été donc un atout pour nous depuis 1992 d’appartenir au CISM. Nous faisons partie des structures du comité directeur de l’Osma et de celui du CISM. Et depuis 2015, le président de l’Olao, qui est une structure importante, a été reconnue comme une branche directement rattachée au président du CISM. Il ne faut pas perdre de vue également la confiance que les autorités burkinabè ont placée en nous, en nous confiant les responsabilités au niveau du département des Sports et Loisirs. Il y a eu aussi d’autres prédécesseurs burkinabè qui ont certainement fait des prestations appréciables. C’est l’exemple du général Honoré Nabéré Traoré qui a été membre de cette organisation pendant 10 ans en tant que président de la commission des finances du CISM. Le Burkina est donc pris très au sérieux dans cette organisation.

Quels sont les défis pour vous aujourd’hui ?
Il faut relever que nous n’avons pas eu le temps de présenter un dossier de candidature avec un programme. Cela se justifie par les changements qu’il y a eu à la tête du département de la Défense et au niveau du chef d’Etat-major général des armées. C’est aussi l’occasion de remercier nos autorités parce que s’ils n’avaient pas validé notre dossier dans un timing acceptable, nous n’aurions pas pu présenter notre candidature. Nous avons donc présenté un projet qui identifie les difficultés de l’organisation en 16 points. Nous allons donc travailler à réorganiser ce projet en programme et le présenter à l’AG du CISM dans un mois à Athènes en Grèce. Nous allons aussi restructurer le secrétariat général qui actuellement n’a pas toutes les ressources nécessaires pour mener à bien sa mission. Nous allons demander aux autorités camerounaises de nous apporter leur soutien afin que nous ayons des spécialistes dans le domaine sportif et de la communication pour étoffer les ressources humaines. Nous allons aussi travailler à organiser les jeux militaires en Afrique. Il y a la CAN basket, la CAN judo, la CAN de boxe, qui sont parrainés par des chefs d’Etats africains que nous allons réveiller. 

Quelles sont les retombées de votre élection pour le Burkina ?

Notre élection constitue un grand rayonnement pour notre pays. Cela contribuera certainement à l’édification de la diplomatie burkinabè à l’extérieur. Nous aurons aussi l’opportunité de profiter des plans de solidarité qui existent. Et aussi de possibilités de formation pour nos athlètes. Notre présence à la présidence de l’institution motivera nos athlètes à mieux se préparer pour de meilleures participations. Il y aura aussi des formations d’entraineurs dont bénéficieront nos athlètes et nos cadres parce que nous aurons toutes les informations désormais. Cela pourrait aussi sensibiliser nos autorités afin d’agrandir nos quotas.

Quelles sont vos attentes par rapport aux autorités burkinabè et africaines ?

Nous avons reçu l’assurance de l’accompagnement de nos autorités militaires. Nous connaissons les problèmes et nous irons chercher les solutions à ces problèmes. Nous n’allons pas faire de miracles à cause surtout de la crise mondiale, mais nous travaillerons à réduire les problèmes et à régler le fonctionnement attendu par les sportifs militaires africains. Nous ambitionnons d’organiser les deuxièmes jeux militaires africains dans l’un des deux pays que nous avons déjà ciblé pour cela. 

 Propos recueillis par Abel Azonhandé
 

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