Aujourd'hui,

Les choses sont décidément allées très vite sur les bords de la lagune Ebrié avec notamment la mise en place du nouvel appareil dirigeant du pays. Au sortir de la crise politico-militaro-sociale qui a récemment ébranlé la Côte d’Ivoire, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a ainsi voulu donner rapidement un nouveau souffle aux institutions du pays, conformément au format de la Constitution de la IIIe République, promulguée le 8 novembre dernier. Et c’est Daniel Kablan Duncan, jusqu’alors Premier ministre, qui étrenne le fauteuil tout chaud de vice-président de la République de la République, premier grand changement de l’armada institutionnel adopté par référendum le 30 octobre 2016.

Après une année 2016 en demi-teinte, les Burkinabè abordent cette nouvelle année avec de grands espoirs, notamment au triple plan sécuritaire, économique et institutionnel. Autant dire que 2017 s’annonce déjà comme l’année de la concrétisation des importants défis qui s’imposaient depuis plusieurs années à la nation, et notamment au pouvoir en place depuis les élections couplées — présidentielle et législatives — du 29 novembre 2015.

C’est un sommet de tous les défis qu’abrite la capitale rwandaise du 10 au 18 juillet. Un sommet de tous les défis, mais aussi un rendez-vous hautement diplomatico-stratégique puisque l’Union africaine devra s’offrir, à Kigali, un nouveau staff, un « gouvernement » tout neuf avec pour ambition affichée de donner une réelle impulsion à la dynamique et à l’action au sein de l’institution panafricaine.

Proclamée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) le 10 novembre 2009, la Journée internationale Nelson Mandela (Nelson Mandela Day) est célébrée le 18 juillet de chaque année depuis 2010. Objectif: «commémorer la contribution de Nelson Mandela, militant de la cause antiapartheid et premier président noir d’Afrique du Sud, à la promotion d’une culture de paix».

C’était acté, la IVe République devra céder sa place, au Burkina Faso, à une Ve République que tout le monde souhaite plus opérationnelle, plus en phase avec les réalités du pays. Une cinquième République régie par une nouvelle Constitution, dont l’avant-projet est désormais attendu pour le mois d’août, avec la mise en place, le 1er juin dernier, de la commission chargée de la proposer. Présidée par Halidou Ouédraogo, cette commission, composée de 92 personnalités issues du monde politique, universitaire, associatif, religieux et syndical, dispose en effet de soixante jours pour formater le contrat social qui fondera la Ve République.