Aujourd'hui,

Présent à Bruxelles dans le cadre de la troisième édition du Rebranding Africa Forum, le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina tire avec satisfaction les leçons de la participation de son institution à ce grand rendez-vous africain.

 

 

Quels sont vos sentiments au sortir de cette troisième édition du Rebranding Africa Forum qui a mis le Burkina Faso à l’honneur?

J’ai un sentiment de grande satisfaction parce que nous avons pu rencontrer des milieux d’affaires belges et européens avec lesquels nous avons échangé. J’ai également pu constater que les milieux d’affaires européens ont été sensibilisés aux priorités de développement du Burkina, ainsi qu’aux opportunités d’investissement et d’affaires que cela leur offre.

Quels avantages la Chambre de commerce du Burkina a-t-elle déjà tiré de cette participation?

Nous avons signé une convention de partenariat avec la Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise. Nous avons même poursuivi les échanges et convenu d’accueillir au Burkina, l’année prochaine, une mission d’hommes d’affaires belges. Donc, à peine la convention a-t-elle été signée que nous la mettons déjà en œuvre…

Justement, en quoi consiste cette convention?

Cette convention porte essentiellement sur la promotion des affaires entre le Burkina et la Belgique. Cela veut dire que nous nous engageons mutuellement à nous informer des opportunités d’affaires qui peuvent être offertes dans nos différents espaces: Burkina-Uémoa, d’une part; Belgique-Européenne, d’autre part. Les deux parties s’engagent également à se porter mutuellement assistance quand des délégations d’hommes d’affaires sont organisées de part et d’autre. Nous nous engageons par ailleurs à développer des projets d’intérêt commun — je ne peux pas encore dire quel type de projet — et à en rechercher ensemble les financements.

Et quelles sont les perspectives de la Chambre de commerce dans le cadre de la relance économique au Burkina Faso?

Le premier acte de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina sera de réussir des élections démocratiques et transparentes. C’est la première étape, parce qu’une Chambre de commerce s’exprime beaucoup plus au travers de son bureau, de son assemblée consulaire. J’ai donc bon espoir que le 13 novembre — date retenue pour les élections —, on aura enfin une assemblée consulaire qui élira par la suite son bureau. Ce bureau conduira ensuite les destinées de l’institution et s’engagera résolument dans la relance économique de notre pays à travers différents projets d’investissements, à travers différentes propositions et suggestions qu’il fera au gouvernement.

Est-on en droit de revoir à nouveau la Chambre de commerce à la prochaine édition du RAF même si le Burkina n’est pas en vedette?

Assurément, oui! Le RAF est une occasion d’élargir son réseau relationnel et cela nous permet de jouer davantage notre rôle de promotion commerciale auprès de nos milieux d’affaires. Donc, la Chambre de commerce sera présente à la prochaine édition.

Propos recueillis à Bruxelles par Serge Mathias Tomondji