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C’est dans une semaine exactement — le jeudi 13 octobre 2016 — que s’ouvre à Bruxelles la troisième édition du Rebranding Africa Forum. Initié depuis 2014 par le magazine panafricain Notre Afrik et Samori Média Connection, ce rendez-vous, placé cette année sous le sceau de l’industrialisation de l’Afrique, constitue, au cœur de l’Europe, une véritable plateforme de l’Afrique pour l’Afrique.

 

 

Il y aura du beau monde au Management Centre Europe le 13 octobre prochain, journée dédiée à des réflexions de haut niveau sur l’industrialisation de l’Afrique. Des réflexions pour dresser sans complaisance l’état des lieux en la matière, souligner sans faux-fuyant les lacunes et les difficultés, pour enfin dégager des pistes de solution pertinentes pour une meilleure gestion du potentiel industriel du continent. « Relever le défi de l’industrialisation de l’Afrique » — thème de cette troisième édition du Rebranding Africa Forum (RAF) —, quel beau leitmotiv pour apporter une contribution majeure aux efforts de développement de notre continent.

Et pour relever ce défi, ou tout moins en poser les jalons, plusieurs personnalités de renom sont attendues à Bruxelles pour cerner, au bout de leurs échanges et réflexions, la problématique globale de cette question cruciale. On peut citer par exemple Adebayo Olukoshi, Directeur régional du Programme Afrique et Asie de l’Ouest de International Idea, Patrick Gomes, secrétaire général du groupe ACP ou encore Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique, qui animeront les communications inaugurales destinées à camper le sujet.

Les lignes de force des réflexions de la journée seront ensuite dégagées par des signatures non moins importantes, à l’image de Donald Kaberuka, Haut représentant de l’Union africaine pour le financement, et de Alexander De Croo, Vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement du Royaume de Belgique.

Les panélistes ne sont pas en reste, qui regorgent d’experts chevronnés et de consultants avertis des questions de développement pour conduire les débats de cette intense journée de travail : Claude Fischer-Herzog, Directrice de ASCPE-Les Entretiens européens et eurafricains ; Paul Fokam Kenmogne, président du groupe Afriland First Bank ; Rosine Sori Coulibaly, ministre de l’Économie, des Finances et du Développement du Burkina Faso ; Godfrey Nzamujo, directeur du Centre Songhaï de Porto-Novo, au Bénin. Entre autres.

C’est à eux, et à bien d’autres intelligences qu’il incombe de décortiquer le thématique de cette année, qui s’articule autour de trois panels. Le premier — « Investir et financer la deuxième industrialisation de l’Afrique » — permettra notamment de « baliser le terrain industrialisable sur le continent afin d’en relever les secteurs clés et prioritaires ». Quant aux deux autres, ils s’intéresseront notamment aux technologies du futur et aux enjeux énergétiques, pour l’un, et aux chantiers de l’agro-industrie, pour l’autre.

Hôte de marque du forum, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, rehaussera de sa présence cette troisième édition du RAF. Son intervention dans la présentation inaugurale des travaux est d’ores et déjà très attendue. Tout comme les activités qu’il présidera le 14 octobre, journée entièrement dédiée au Burkina Faso, décidé à saisir l’opportunité de cette plateforme pour, ainsi que le souligne Paule Renée Etogo, délégué générale du RAF, « présenter le potentiel économique, social et culturel du pays à travers la vitalité de ses institutions ».

En tout état de cause, l’Afrique peut s’enorgueillir d’avoir enfin un rendez-vous majeur qui pose, chaque année, tout en y apportant des éclairages utiles et pertinents, les vraies questions du développement du continent. En effet, en seulement deux éditions, le Rebranding Africa Forum a déjà fait la preuve de sa crédibilité et a réussi à s’inscrire dans la vision de son promoteur, Thierry Hot, qui milite pour « une pluralité de regards pertinents pour dégager, dans l’enrichissement des expériences de tous, des stratégies efficaces pour changer l’image du continent et faire de petits pas dans la bonne direction ».

Ainsi, après avoir esquissé les bases d’une véritable émergence en Afrique au cours de sa première édition tenue en octobre 2014, et abordé avec pertinence les forces et les faiblesses des investissements sur le continent en 2015, la troisième édition du RAF se veut être une nouvelle étape dans le renforcement de la maturité économique et stratégique de l’Afrique.

Serge Mathias Tomondji