Aujourd'hui,

PARLONS-EN

En réussissant le pari d’organiser la 26e édition du Fespaco sans couac sécuritaire, le Burkina Faso a une fois de plus montré aux yeux du monde entier qu’il est bel et bien fréquentable malgré les prédictions de certaines presses étrangères et des oiseaux de mauvais augures.

Les délégations étrangères n’ont pas boudé la destination burkinabè à l’occasion de l’édition cinquantenaire de la biennale du cinéma africain et de ses activités connexes. Les festivaliers ont, durant  une semaine, découvert les potentialités du pays et surtout sa légendaire tradition hospitalière. Les neuf salles de projections ont drainé du monde. Idem pour les deux sites dédiés à la rue marchande (Maison du peuple et site de la délégation générale du Fespaco).

Pour l’occasion, l’avenue Kwamé Nkrumah qui a été la cible à deux reprises d’attaques terroristes, a abrité des concerts en plein air sur l’esplanade de l’Hôtel Splendide et Café restaurant Cappuccino. Un moment intense parce que cette initiative a fait renaître le temps d’une semaine, la plus belle avenue du Burkina Faso.

 «Nous pensons que le remède pour faire face à cette insécurité est de développer la communication. Et la culture et le cinéma sont des outils de communication par excellence qui peuvent rapprocher des points de vue et qui peuvent permettre aux uns et aux autres de mieux  se connaitre à travers le dialogue culturel. Des événements comme le Fespaco peuvent constituer de véritables remparts face à ces forces du mal. C’est pourquoi nous souhaitons que la majorité des gens, toutes confessions confondues, s’alignent derrière le Fespaco pour que cette célébration soit une réussite parce que si nous abandonnons, c’est fini», avait déclaré Ardiouma Soma, le délégué général du Fespaco dans une interview qu’il nous avait accordé dans le cadre du Fespaco 2019.

La culture, une fois de plus, a réussi à fédérer les points de vue tout en rassemblant tous les acteurs des quatre coins du monde à Ouagadougou. Et comme l’a dit M. Soma, ce n’est pas en boycottant la destination Ouagadougou que nous arriverons à gagner la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent sous toutes ses formes. Plutôt, nous devrons vivre, voyager et fêter toujours et toujours. En le faisant, nous continuons à perpétuer la mémoire de ceux qui ont été fauchés par la violence gratuite.

La ville de Paris a connu plusieurs attaques terroristes. Le commando du 13-Novembre 2015 de neuf assaillants et kamikazes a tué 130 personnes au Bataclan, sur des terrasses de Café et aux abords du Stade de France. Plutôt le 7 janvier 2015, 17 personnes ont perdu la vie lors des attentats à la rédaction de Charlie Hebdo, à Montrouge et à l’Hyper Cacher, les jours suivant. Le 14 juillet 2016, le jour de la fête nationale française, c’est la ville de Nice, toujours en France qui a été la cible d’un attentat au camion bélier qui a causé officiellement la mort de 86 personnes de 19 nationalités.

Malgré toutes ces attaques qui ont endeuillé plusieurs familles, la France est restée fréquentable et a même abrité l’Euro 2016 sur son sol. L’exécutif a mis en branle un système permanent de lutte contre le terrorisme dénommé « plan Vigipirate » qui est un outil central d’un dispositif de lutte contre le terrorisme dans une démarche de vigilance, de prévention et de protection de la population.

Bien que les moyens de lutte ne soient pas les mêmes, le Burkina Faso a désormais inscrit la lutte contre ce fléau d’une nouvelle nature dans ses priorités. Avec les récentes réformes sur le plan militaire, les forces de sécurité et de défense commencent à glaner des résultats significatifs sur le terrain. Etant une lutte de longue haleine, nos pays partenaires doivent continuer à soutenir les efforts du gouvernement en la matière tout en continuant à fréquenter la capitale burkinabè, ses sites touristiques atypiques mais aussi les événements tels le Salon international de l'artisanat de Ouagadougou, la Semaine nationale de la Culture, le Salon international du tourisme et de l'hotellerie de Ouagadougou et le Fespaco.

François Hollande, l’ancien président français dans un post sur page Facebook le 11 septembre 2016 disait ceci : « Face au terrorisme, la démocratie triomphera car la liberté est une force que rien n’arrête, dès lors que les peuples ne cèdent jamais à la peur, qu’ils sont unis et solidaires. » Donc soyons solidaire du Burkina et des autres capitales africaines. Venez à Ouaga car le Burkina Faso est toujours beau et est bel et bien fréquentable. 

 

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