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Le droit à l’alimentation au Burkina est une préoccupation pour l’Organisation non gouvernementale Hunger free world et l’Association des journalistes en nutrition et alimentation. Après la communauté musulmane, les responsables de cette ONG au Burkina Faso étaient chez le président de la commission constitutionnelle le 18 janvier 2018 en vue de plaider pour le maintien du droit à l’alimentation dans la nouvelle Constitution du Burkina.


Depuis 2005 qu’elle a ouvert ses portes au Burkina, l’ONG Hunger free world s’est donnée pour objectif, d’œuvrer à la création d’un Burkina libéré de la faim. A ce titre l’organisation sous le leadership de ses responsables, s’est employée à plaider auprès des autorités nationales afin que le droit à l’alimentation soit inscrit dans la loi fondamentale du pays.

A l’occasion du passage de la 4è à la 5è République du Burkina, Hunger free world a saisie l’occasion pour faire inscrire ce droit dans la nouvelle Constitution en ses articles 26, 29 et 135.

Pour Frédéric Ilboudo, chargé du plaidoyer de l’ONG Hunger free world, il était donc de bon aloi d’aller remercier les personnes qui ont œuvré à cela et demander des conseils pour la poursuite du combat contre la faim au pays des Hommes intègres.

Une démarche que Me Halidou Ouédraogo, président de la commission constitutionnelle a apprécié et qu’il juge importante. «Cette nouvelle Constitution est un projet de progrès qui tranche par rapport à la précédente Constitution. Elle réaffirme certains droits sacrés et innove à plusieurs niveaux comme le droit à l’alimentation, à la santé, à l’accès à l’eau potable, à l’éducation etc. Et le sujet sur lequel nous venons de discuter est très important et intéresse les Burkinabè. Et nous avons intérêt à la faire adopter. Je félicite donc ces jeunes qui se battent pour lutter contre la faim dans notre pays.», a confié Me Halidou Ouédraogo.

A sa sortie de l’audience, les responsables de cette ONG se disent satisfait et plus aguerris pour la lutte. «Nous étions inquiets en venant ici pour diverses raisons mais j’avoue que nous repartons satisfaits parce que le président nous a rassuré que le droit à l’alimentation est bel et bien inscrit dans la nouvelle Constitution et qu’elle sera adoptée», s’est réjoui M. Ilboudo.  

En rappel, le droit à l’alimentation adéquate (saine, suffisante et acceptable) est réalisé lorsque chaque homme, chaque femme et chaque enfant, seul ou en communauté avec autrui, a accès à tout instant, physiquement et économiquement, à une alimentation adéquate ou aux moyens de se la procurer. Cela suppose la satisfaction de trois piliers qui régissent le droit à l’alimentation. Notamment la disponibilité, l’accessibilité et l’adéquation. 

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