Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Le Département développement humain et affaires sociales de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a organisé du 09 au 23 septembre 2022, une session de formation au profit des imams, prédicateurs et maîtres des écoles madrasa de Côte d’Ivoire. 

Cette formation qui porte sur le thème : «Prévention de l’extrémisme violent et la radicalisation dans l’espace CEDEAO», a eu lieu au siège du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques de Côte d’Ivoire (COSIM).  Après le Niger, le Nigéria, le Burkina et le Mali qui ont constitué les quatre pays bénéficiaires du programme de formation, c’était autour de la Côte d’Ivoire de recevoir, après une évaluation du premier programme, la session de formation des formateurs des imams. Ladite session a duré une quinzaine de jours et a vu la participation d’une trentaine d’Imams, prédicateurs et maîtres de madrasa.  Cet important atelier a pour objectif de renforcer les capacités des imams, prédicateurs et des maîtres des écoles madrasa dans la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation dans l’espace communautaire, à travers l’amélioration des contenus éducatifs, des enseignements et des prêches.

La cérémonie de clôture de cette formation s’est déroulée le vendredi 23 septembre 2022, sous la présidence du directeur général des cultes, Monsieur Messamba Bamba, représentant le ministre de l’Intérieur et de la sécurité. Elle a par ailleurs connu la participation de Cheick Aïma Ousmane Diakité, président du COSIM, de Prof. Fatou SOW/SARR, Commissaire du Développement Humain et des Affaires sociales de la Commission de la Cedeao, de l’ambassadrice de l’Union européenne en Côte d’Ivoire, Madame Francesca Di Mauro, ainsi que de la représentante résidente de la Cedeao en Côte d’Ivoire, Madame Fanta Cissé.

Dans son allocution de bienvenue, le Cheick Aïma Ousmane Diakité, s’est dit honoré d’accueillir une telle formation en Côte d’Ivoire, qui va contribuer à renforcer le rôle des imams pour la paix. Pour lui,  l’Islam prône de bonnes valeurs et est très loin de l’extrémisme. Les leaders religieux ont alors l’obligation d’agir par la formation et par une meilleure compréhension de l’Islam. Tout en remerciant la Commission de la CE-DEAO pour cette belle initiative, notamment dans le contexte actuel de notre Région, il a demandé aux Imams et maîtres des écoles medrasa, de prêcher la tolérance, la solidarité, la cohabitation inter-religieuse, la fraternité, en un mot, la cohésion sociale, parce que le musulman n’est pas partisan de la violence.

Pour sa part, Prof. Fatou Sow / Sarr, commissaire du Développement humain et des affaires sociales, dans son allocution, s’est dite satisfaite que le programme débuté avec quatre pays de la région, poursuit son extension. Elle s’est réjouie de l’expérience de la Côte d’Ivoire et tout en rassurant qu’un autre pays de la Région accueillera ledit programme l’année prochaine. 

Pour elle, il s’agit au travers de cette activité, d’inculquer aux imams, les notions de lutte contre l’extrémisme violent, contre les discours haineux, de radicalisation et surtout de cultiver la cohésion sociale et le rejet de l’extrémisme. Selon Prof. Sow/Sarr, alors que l'extrémisme violent reste une menace de plus en plus élevée dans la région de la Cedeao, il existe un consensus sur le fait que les opérations militaires et les mesures de sécurité ne suffisent pas à elles seules à résoudre ce défi. Pour répondre pleinement et efficacement à ce défi, il convient de mettre davantage l'accent sur la prévention de la violence par l'engagement communautaire et le renforcement de la résilience. C’est dans ce contexte que la Cedeao a identifié l'éducation à la culture de la paix comme l'une des stratégies de prévention à long terme de l'extrémisme violent, qui prépare les individus et les communautés à la résilience et apporte des solutions aux problèmes de peur, de suspicion et d'insécurité qui constituent de réelles menaces pour la paix, le développement durable et l'intégration régionale. 

Tout en étant satisfait des résultats escomptés pendant ces quinze jours de formation, Prof. Sow/Sarr a exhorté la trentaine des imams Ivoiriens à servir de relai et de formateurs à leurs pairs. 

Procédant à la clôture des travaux, Monsieur Messamba Bamba, directeur général des cultes, a, dans son allocution, remercié la Cedeao pour avoir pensé à la Côte d’Ivoire, pays qui est aussi exposé comme les autres pays de la Région, à la menace extrémiste. Pour lui, cette formation participera, à n’en point douter, non seulement au renforcement des capacités des leaders religieux, mais aussi à mettre en exergue le rôle de ces leaders pour la paix, surtout au moment où la problématique de l’extrémisme violent est plus que jamais d’actualité dans l’espace Cedeao.

Afin de mieux prévenir et combattre l’extrémisme violent et la radicalisation en Afrique de l’Ouest, les participants à la formation ont formulé des résolutions et des recommandations. 

Au titre des résolutions, les participants se sont engagés à : soutenir toutes les actions des autorités dans le but de promouvoir la paix, la cohésion et le vivre ensemble afin de favoriser et valoriser l’union des peuples dans l’espace Cedeao ; enseigner les valeurs de paix, d’amour et d’entraide de notre religion afin de contrer toutes velléités de renfermement sur soi et de radicalisation des membres de notre communauté ; partager avec les autorités toute information pour aider à la protection des populations contre les effets néfastes de la radicalisation et de l’extrémisme violent ; participer pleinement au développement économique et social de notre Région pour ainsi être des citoyens modèles ; soutenir les politiques de protection de l’environnement pour un développement durable dans la Région ; et mettre en pratique tous les enseignements reçus au cours de cette formation.

Au titre des recommandations, elles étaient destinées à la communauté musulmane de Côte d’Ivoire, à la société civile, au pouvoir public ivoirien, aux partenaires au développement et à la Commission de la Cedeao. Celles destinées à la Commission de la Cedeao sont de : étendre la formation sur la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation aux 31 régions de la Côte d’ivoire de même qu’aux régions des autres pays de l’espace Cedeao ; traduire le manuel de référence en langue arabe et dans les langues locales au sein de l’espace Cedeao ; renforcer le partenariat et la communication entre la Cedeao et les communautés musulmanes sur les questions religieuses.

En plus de la commissaire Développement humain et affaires sociales, la formation a connu la participation de Prof. Abdoulaye Maga, directeur éducation, science et culture, de Madame Aisha Usman, chef de division éducation par intérim et de Dr. Emile Zida, chef de division culture de la Commission de la CEDEAO.