Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Depuis le vendredi 5 novembre 2021, «Les trois Lascars», film déjà culte co-produit par CANAL+, est disponible dans 12 pays africains francophones. Au Burkina, le lancement officiel de cette comédie a été précédé d’un master class qui a permis aux étudiants de l'Institut supérieur de l'image et du son (Isis) de bénéficier de conseils de comédiens d'expérience.

"Sous la pression de leurs maitresses, leur «Tchiza», trois voisins et amis dont les couples battent de l’aile, organisent une virée extraconjugale hors de Ouagadougou. Une mission bidon à Abidjan est leur alibi commun. A peine arrivés, leur euphorie retombe lorsqu’ils apprennent que l’avion qu’ils sont censés avoir pris s’est crashé ! Leurs épouses s’effondrent et commencent leur processus de deuil. Mais très vite, elles commencent à douter et à enquêter habilement tandis que les « disparus » s’interrogent : comment revenir à la vie lorsque l’on est supposé être mort ? Chacun a sa réponse et voit l’avenir de façon différente, les masques tombent et certains secrets sont révélés. Une véritable inquiétude finit par les gagner et par éloigner leurs maitresses qui les abandonnent à leur sort. De retour au foyer, honteux, la vengeance des légitimes sera cuisante…" 

C'est le synopsis des "Trois lascars, le film de Boubacar Diallo qui a enthousiasmé le public lors du dernier Fespaco et qui a enchanté la salle du Canal Olympia Yennenga lors de son lancement officiel le vendredi 5 novembre dernier. "C'est un reflet de la réalité. J'espère que nous les hommes nous allons changer", lance, non sans malice, un spectateur sortant de la salle. 

Boubacar Diallo, le réalisateur de ce petit bijou satyrique confie que tout est parti d'un drame réel : le crash d'un avion de la compagnie Ethiopian airlines. "C'est de là que le déclic s'est produit. Ensuite, nous avons dérivé dans la fantaisie, la comédie. Nous avons essayé d'imaginer trois lascars, trois hommes volages qui se retrouveraient piégés dans leurs mensonges. C'est une satyre pour dépeindre un peu nos mœurs, notre mode de vie aujourd'hui. Et si vous avez remarqué, dans la salle les réactions du public, c'est parce que les gens se reconnaissent dans le film", fait-il remarquer. 

Voyage dans 11 pays

CANAL+ a accompagné la production du film sur le plan financier et de diverses manières. Elle aide aussi à le distribuer, à le faire connaitre. Grâce à CANAL+, "Les trois lascars" sera projeté dans 11 pays d'Afrique, en plus du Burkina.  "Le film ne sera pas tout de suite sur le petit écran, mais dans les salles. Nous invitons tous les Burkinabè à aller le voir en salle. Ce sera un film qui sera diffusé sur nos chaînes parce qu'il est excellent. J'ai eu la chance de le voir deux fois. Mais n'attendez pas qu'il soit disponible sur CANAL+. Allez le voir au cinéma. Je vous promets que vous allez passer un très bon moment. C'est l'assurance d'un moment de plaisir partagé. Le scénario est bien ficelé, le film est très drôle, tout est bien joué. sur le plan technique, c'est vraiment incroyablement millimétré. Boubacar Diallo et son équipe, les Films du dromadaire, ont fait un travail fabuleux", assure Jonathan Lett, le directeur général de CANAL+ Burkina. 

Seul film burkinabè en lice pour l’Etalon d'or de Yennenga, "Les trois lascars" a finalement reporté le prix spécial Cédéao lors de la 27ème édition du Fespaco en octobre dernier. Ce prix récompense le meilleur film ouest-africain sur l’intégration et est doté d’un trophée et d’un chèque de 15 millions de francs CFA.

Mais pas de quoi décourager Boubacar Diallo. "On ne s'attendait pas forcement à remporter l'Etalon d'or. Il est vrai que nous espérions plus, comme dans toute compétition artistique ou sportive. Mais nous sommes honorés d'avoir le prix de l'intégration. Ce n'est pas un hasard parce que nous avons travaillé avec d'autres nationalités pour montrer que l'intégration est réelle en Afrique. Nous ne nous faisions pas trop d'illusions parce qu'il est assez rare qu'une comédie remporte, en dehors du festival de Cannes, la palme d'or. L'essentiel était de participer. Nous avons eu la meilleure des récompenses qui est la reconnaissance du public. Le film va voyager dans 11 pays, dans toutes les salles CANAL+ Olympia et les cinémas partenaires en Afrique. Pour moi, cela vaut tous les prix du monde", confie M. Diallo. 

Partenariat avec l'Isis

CANAL+ Burkina a saisi le prétexte de la sortie du film pour nouer un partenariat avec l'Institut supérieur de l'image et du son (Isis), une école burkinabè qui forme aux métiers du cinéma et de l'audiovisuel. Pour l'occasion, une master class a regroupé les étudiants de l'école et des acteurs burkinabè de renom ayant joué dans "Les trois lascars". "C'est un projet de master class animé par Issaka Sawadogo et Adjaratou Bancé, pour aider les étudiants de l'Isis à prendre conscience de tout le travail qui a été fait sur ce film et sur d'autres films", explique Jonathan Lett. 

Il ajoute que Issaka Sawadogo "a une énorme expérience. Il a beaucoup de films à son actif. il est là pour former les jeunes étudiants de l'Isis pour qu'ils deviennent demain des réalisateurs et techniciens de cinéma compétents et polyvalents. Et nous, CANAL+, nous sommes heureux de créer le cadre pour que cette formation puisse avoir lieu. c'est une première parmi de nombreuses autres qui vont suivre, puisque notre ambition est de nous rapprocher de l'Isis pour créer un partenariat séré." 

L'initiative est grandement appréciée par Dr Bangbi Francis Frédéric Kaboré, le directeur de l'école. "Nous trouvons cette rencontre salutaire, d'autant plus qu'elle permet à nos étudiants de se frotter à des professionnels qui sont sur le terrain. A travers ces masters class donnés par ces professionnels-là, ils peuvent comprendre les enjeux et les difficultés et déjà de se préparer parce qu'ils sont le futur du cinéma burkinabè et même africain", dit-il, en souhaitant que ce master class soit institutionnalisé.