Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Libérée en octobre 2020 en échange de 200 djihadistes, l’humanitaire de 76 ans fait l’objet d’un avis de recherche par les autorités maliennes.

Moins d'un an après sa libération, Sophie Pétronin est de nouveau portée disparue. L'ancienne otage française restée quatre ans aux mains des djihadistes, a été signalée dans la région de Sikasso, au sud du Mali, où les autorités maliennes ont perdu ses traces. Dans un message diffusé le 29 octobre à ses unités, la direction générale de la gendarmerie malienne a appelé à «rechercher très activement» l'humanitaire de 76 ans, qui avait été libérée en octobre 2020 en échange de près de 200 djihadistes relâchés dans la zone sahélienne. «En cas de découverte», les unités ont été sommées de «l'appréhender et la conduire sous bonne escorte».

Le Quai d'Orsay n'a pas commenté la disparition, dont les circonstances demeurent mystérieuses. L'ex-otage était-elle autorisée à retourner sur le sol malien? Serait-elle passée par la Côte d'Ivoire voisine pour y accéder? La région de Sikasso, près de la frontière avec le Burkina et la Côte d'Ivoire, est entièrement colorée de rouge sur le site du ministère des Affaires étrangères. «Il est rappelé que les risques d'attentat et d'enlèvement dans les zones classées en rouge sont particulièrement élevés», mentionne le Quai d'Orsay sur sa page dédiée au Mali. «Tout projet de déplacement dans [les zones rouges] est à exclure formellement».

Troisième alerte pour l'ex-otage

Depuis son retour en France en octobre 2020, Sophie Pétronin n'avait jamais dissimulé sa volonté de retourner dans le pays sahélien. Quelques heures à peine après sa libération, elle se déclarait déjà «en pleine forme» et affirmait vouloir revenir à Gao, au nord du Mali. Une question d'«engagement», affirmait-elle, vis-à-vis des enfants dont elle avait la charge dans son centre. «Ça fait presque quatre ans que je n'ai pas vu comment se déroulent les programmes», avait-elle déclaré devant la presse à Bamako. «Si vous prenez un engagement, allez au bout de votre engagement, sinon vous aurez perdu votre raison d'être sur cette terre», plaidait-elle. Ce à quoi son fils Sébastien, largement impliqué dans le plaidoyer pour sa liberté, avait précisé qu'il veillerait à «cadre(r) certaines choses». «Tu n'iras pas où tu veux», avait-il rétorqué, mi-amusé, mi-sérieux.

Présente au Mali depuis seize ans lors de son rapt, la septuagénaire avait déjà reçu une première alerte en 2012, lorsque les groupes djihadistes liés à al-Qaida avaient pris le contrôle des grandes villes du nord, Tombouctou, Kidal et Gao. Elle avait alors été exfiltrée de justesse en Algérie avec l'aide de rebelles Touaregs, puis rapatriée en France... avant de revenir, quelques semaines plus tard. Le 24 décembre 2016, elle était enlevée pour de bon par des hommes armés, un rapt ensuite revendiqué par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans(GSIM), affilié à al-Qaida.

 

Source: le Figaro