Aujourd'hui,
URGENT
Soum: le grand imam de la ville de Djibo a été enlevé ce mardi 11 août 2020 à la mi journée (infowakat.net). 
Sport: la jeunesse de Tampouy rend hommage au défunt journaliste Yannick Sankara à travers le tournoi "Génération consciente". 
Politique: la réception des dossiers de candidature à la présidentielle de 2020 au Burkina Faso fixée du 28 septembre au 3 octobre.
Burkina: un syndicat de journalistes dénonce des intimidations sur les travailleurs des médias publics. 
Culture: le Fonds de soutien du président du Faso aux acteurs culturels reçoit les dossiers de candidature à partir du 12 août 2020. 
Armée: 2250 nouveaux soldats présentés au drapeau le 7 août 2020, au camp militaire Ouezzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso.
Burkina: un rassemblement de soutien à Blaise Compaoré interdit à Ouagadougou. 
Agriculture: les parasites, notamment les chenilles légionnaires, ont été maîtrisés à 98% dans la region du Sud-Ouest (Directeur régional).
Covid-19: l’ambassade de Chine au Burkina offre 10 000 masques et 20 thermomètres au ministère de l’Education nationale.   
Burkina: la police met fin aux activités d’un réseau de présumés malfrats dans la ville de Ouaga détenant 509 cartes bancaires.   

SOCIETE

La présidente de la Fondation Kimi, Sika Kaboré, a procédé ce mardi 28 juillet 2020 à Ouagadougou, au lancement du Projet de renforcement des capacités des adolescents et des jeunes à exercer leur droit en matière de santé sexuelle et reproductive dans les régions du Centre et du Centre-ouest. Ce projet, qui doit s’étaler sur trois ans, vise à favoriser l’accès des jeunes aux informations et aux services de la santé sexuelle et reproductive. 

Lors de la conférence internationale sur la population et le développement du Caire en 1994 et celle des femmes à Beijing en 1995, les pays africains ont été priés de prendre les mesures pour assurer l’accès des femmes et des hommes aux services de santé, y compris ceux ayant trait à la santé en matière de reproduction, la planification familiale et la santé sexuelle.  

Au Burkina Faso, malgré les efforts fournis par le gouvernement et les associations, il faut encore gagner des combats. On note ainsi que la fécondité des adolescentes et des jeunes reste élevée. Une enquête révèle que 23% des adolescentes de 15 à 19 ans ont déjà commencé leur vie féconde. En 2010, plus 16% des jeunes femmes de cette tranche d’âge avaient déjà un enfant. Entre 2012 et 2016, 6 401 grossesses précoces étaient enregistrées, dont 297 cas au primaire. Quant aux avortements, à majorité clandestins, on en récence 105 000 au Burkina Faso en 2012. 

C’est dans ce contexte qu’est lancé le Projet de renforcement des capacités des adolescents et des jeunes à exercer leur droit en matière de santé sexuelle et reproductive dans les régions du Centre et du Centre-ouest du Burkina Faso. 

Cette initiative, portée par Sika Kaboré, épouse du Président du Faso, est soutenue par l'Organisation japonaise pour la coopération internationale en planification (JOICFP), le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et sera mise en œuvre par l'Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF) et la Fondation Kimi. Elle vise à favoriser l’accès des jeunes aux informations et aux services de la Santé sexuelle et reproductive (SSR), à leur fournir des services de SSR de qualité, à créer un environnement favorable à la promotion de la SSR, etc.    

Manque d’informations

Pour Stéphanie Reine Thiombiano, qui s’exprimait au nom des bénéficiaires, cette situation socio-sanitaire peu reluisante à laquelle les jeunes sont confrontés est due au manque d’informations et d’encadrement nécessaire pour les en prémunir. A l’en croire, «Nos petites sœurs et petits frères sont particulièrement vulnérables alors qu’ils traversent une phase charnière de leur existence qu’est l’adolescence. Cette période tumultueuse de leur vie où ils ont besoins d’informations, d’encadrement et de services adaptés à leurs besoins pour justement éviter les rapports sexuels précoces, les grossesses non désirées, les avortements clandestins, la paternité précoce.»  Les jeunes dit-elle, se réjouissent de la mise en place de ce projet.

Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères, ne dit pas autre chose quand il assure que «le manque d’informations et les pesanteurs socio-culturelles et économiques ont toujours constitué des freins sont un frein au plein épanouissement de ces jeunes et également un frein au développement de leur potentiel économique et social».

Il ajoute que «Ce projet vient à point nommé car il va aider les jeunes des régions concernées à mener une vie saine et responsable au bénéfice de leurs communautés respectives et de toute la Nation.» 

«Ce projet dont la mise en œuvre technique revient à la Fondation Kimi et à l’ABBEF, sous la supervision financière et l’assurance qualité du UNFPA, est une première en matière de coopération privée et multipartite entre le Burkina Faso et le Japon, avec l’accompagnement du système des Nations Unies et de l’Association japonaise internationale en planification familiale», fait-il remarquer.   

Trois ans

«Permettre à la jeunesse de révéler son plein potentiel fait partie de notre agenda. Cela ne saurait se faire sans la promotion de ses droits et la garantie des conditions adéquates pour sa santé en général et notamment en matière de santé sexuelle et reproductive», constate pour sa part Auguste Pognon, le Représentant résident de UNFPA au Burkina Faso. 

 «Le Burkina Faso s’est engagé à réduire la mortalité maternelle. Par ailleurs, la lutte contre les violences basées sur le genre, le renforcement du leadership, l’autonomisation économique des femmes et des filles et l’employabilité des jeunes constituent également des engagements forts du pays. S’y ajoutent la lutte contre les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines, la prévention des grossesses chez les adolescents. Ces engagements vont en droites ligne avec les trois résultats transformateurs de UNFPA à l’horizon 2023 que sont : zéro besoin non satisfait en matière de planification familiale, zéro décès maternel évitable et zéro violence basé sur le genre. Nous saluons et soutenons cet engagement», martèle-t-il. 

D’un coût estimé à près d’un milliard de FCFA, le projet va renforcer les actions déjà entrepris au niveau national.  «D’une durée de trois ans, la mise en œuvre de ce projet devra contribuer à terme à renforcer l’accès des jeunes et des adolescents notamment dans les régions du Centre et du Centre-ouest à l’information et aux services de santé sexuelle et de la reproduction», estime Sika Kaboré, présidente de la Fondation Kimi. 

Elle ajoute, en s’adressant aux jeunes des régions concernées, que «les résultats qui seront atteints au soir du bilan dans trois ans seront à la dimension de votre mobilisation et de l’intérêt que vous aurez su lui réserver. La balle est dans votre camp.»

Pour Masamichi Ito, chargé d’affaire assurant l’intérim de l’ambassade du Japon, il n’y a aucun doute quant au succès du projet. La Fondation Kimi, l’ABBEF, JOICEF et le FNUAP étant tous spécialisés en droits de santé sexuelle et de la reproduction, «la synergie des actions et le partage des expériences contribueront à la réussite de ce projet.»