Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Du 16 novembre au 15 décembre 2019, la Burkina Faso a organisé le 5e recensement général de la population et de l’habitation (RGPH). L’opération, à en croire l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), le maître-d’œuvre, a permis de couvrir 95% du territoire burkinabè, malgré un contexte sécuritaire difficile. En attendant les résultats provisoires qui devraient être disponibles en avril, les responsables de l’INSD ont livré un premier bilan au cours d’une conférence de presse le 14 février 2020 à Ouagadougou. 

«95% du territoire national a été couvert. Je suis sûr que beaucoup d’entre vous ne savaient pas que cela aurait été possible. Même certains d’entre nous ne l’imaginaient pas.» C’est par ces mots que Boureima Ouédraogo, le directeur général de l’INSD, a conclu la conférence de presse de 1h30 environ, convoquée pour faire le bilan de l’opération de recensement général de la population, qui s’est déroulée au Burkina Faso du 16 novembre au 15 décembre 2019. 

Le recensement, qui devrait se réaliser tous les dix ans, a mobilisé 20 135 agents recenseurs, qu’encadraient 4 924 contrôleurs eux-mêmes supervisés par 425 délégués communaux, 57 délégués provinciaux et 13 délégués régionaux. 

Résultats provisoires en avril

Avant d’être déployés sur le terrain, «tout le personnel impliqué a bénéficié d’une formation permettant de connaitre la méthodologie du dénombrement et de savoir parfaitement utiliser les outils de collecte de données», explique Boureima Ouédraogo. 

Pour mener à bien cette opération, les agents recenseurs étaient équipés d’outils technologiques: 21 000 smartphones ont été achetés à cet effet. «En 2006 lors du dernier recensement, il a fallu attendre pratiquement un an pour avoir les résultats. L’utilisation de la technologie permet d’accélérer la disponibilité des résultats», explique le directeur général de l’INSD.

Au terme de la période du dénombrement, les activités de terrain n’étaient pas achevées dans certaines localités. Ce qui a entraîné une extension pour permettre la complétude et l’exhaustivité du dénombrement. Cela a engendré des coûts supplémentaires, mais qui sont contenus dans l’enveloppe globale de 18 milliards de FCFA initialement allouée à l’opération. 

Pour l’instant, l’Institut national de la statistique et de la démographie refuse de communiquer un quelconque chiffre, parce que, explique-t-il, des travaux de vérification sont en cours. Il faudra donc patienter jusqu’au mois d’avril pour avoir les résultats provisoires. Les chiffres définitifs eux devraient être disponibles en août 2020. 

La majeure partie des Burkinabè ont été recensés, assure l’INSD, soulignant qu’«aucun n’a jamais pu permettre de toucher 100% de la population.» A l’en croire, des omissions de ménages existent certainement, mais cela ne saurait remettre en cause les résultats du recensement.  

Prise d’otage

Et pour cause, la mise en œuvre du dénombrement est affectée par des difficultés d’ordre opérationnel, technique et administratif. «Il est ressorti des difficultés à recenser les ménages en milieu urbain, car fréquemment absents durant la journée. A cela s’ajoute des obstacles réels à dénombrer certains ménages (réticences et refus) qu’il a fallu gérer», rapporte l’INSD.  

Des contraintes liées à cartographie censitaire ont également été relevés, sans compter que 5e RGPH se déroulait dans un contexte sécuritaire national particulièrement difficile avec des attaques qui ont engendré un grand flot de déplacés. «Au regard du contexte national marqué par les déplacés internes, les outils de collectes du recensement ont été réajustés pour les prendre en compte.» 

Des cas d’accidents, d’agression dans des ménages ont aussi été notés. Dans la province de la Kossi, des agents recenseurs ont été pris en otage par des individus pendant quelques heures, avant d’être relâchés. Mais «aucun agent n’a été sérieusement touché. Nous n’avons pas connu de perte en vie humaine, grâce à Dieu», relève Boureima Ouédraogo. 

Ce qui ravit Auguste Kpognon, le représentant-résident du FNUAP  au Burkina Faso, qui félicite l’INSD pour l’énorme travail en train d’être abattu. «Je suis très soulagé d’apprendre qu’il n’y a eu aucun incident sécuritaire sérieux concernant les plus de 20 000 agents recenseurs qui ont été déployés sur le terrain. C’est la preuve réelle qu’on peut mener dans le pays des interventions à un plan national avec efficacité. C’est très encouragent», dit-il. 

Durant le récemment, des voix d’agents recenseurs s’élevaient pour dénoncer le non-paiement de leurs primes. Les deux premières tranches ont été versées assurent les responsables de l’INSD et la troisième et dernière tranche sera payée dans un bref délai, après les vérifications d’usage.