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Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC
Brexit: les députés britanniques valident l'accord négocié par Boris Johnson
Burkina: 8 143 pèlerins burkinabè ont effectué le hadj 2019 au cours duquel six décès ont été constatés
Burkina: 233 heures de coupures d’électricité en 2018 contre 155h en 2017 (AIB)
Pétrole: la Chine ouvre son secteur pétrolier aux entreprises étrangères (RFI)
Angola: 41 morts dans des pluies torrentielles en moins de 24 heures (Africanews)
Togo: le président Faure Gnassingbé investi candidat par son parti pour la présidentielle du 22 février 2020
Irak: «Plus d'une douzaine de missiles» ont été tirés par l'Iran contre deux bases utilisées par l'armée américaine (Pentagone)

SOCIETE

Un communiqué détaillé de l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch -intitulé «Burkina Faso: Flambée d’atrocités commises par des islamistes armés»- et publié le 6 janvier 2020 égrène des témoignages glaçants de survivants de différentes attaques terroristes survenues au Burkina Faso en 2020. Parmi eux, deux témoins du massacre le 24 décembre dernier à Arbinda, qui a coûté la vie à 35 civils, dont 31 femmes, racontent, dans l'extrait qui suit, ce qu’ils ont vu aux enquêteurs de l’ONG. 

Le 24 décembre, vers 4 heures du matin, un groupe islamiste armé a attaqué simultanément un détachement militaire et un camp informel de personnes déplacées internes à Arbinda, la capitale du département ayant le même nom. L’attaque a tué 7 soldats et au moins 35 civils, principalement des femmes. Le camp se situait à environ un kilomètre du détachement militaire.

Une femme a déclaré avoir vu 37 morts: 30 femmes, 5 hommes et 2 jeunes enfants. Elle a témoigné:

«Lorsque les tirs ont commencé, je me suis jetée au sol et j’ai rampé jusqu’à une petite maisonnette en banco où je me suis cachée jusqu’à ce que cela s’arrête. Je les ai vus tirer sur tout ce qui bougeait et mettre le feu aux tentes. Presque tous les morts étaient des personnes déplacées. Cinq d’entre elles étaient des femmes qui étaient parties tôt ce matin-là pour aller chercher de l’eau dans le village voisin d’Ourondou. Nous pensons que les assaillants les ont tuées alors qu’elles fuyaient.»

Un autre témoin a raconté:   «J’ai entendu le bruit de tant de motos… Certains [islamistes armés] sont allés vers le poste de la gendarmerie, d’autres ont ouvert le feu sur nous, dans le quartier des réfugiés. J’ai vu 22 de mes voisins morts. Il y avait parmi eux deux enfants en bas âge. J’ai survécu en me cachant derrière un foyer amélioré [fourneau en argile]. Deux terroristes ont ouvert ma porte mais ne m’ont pas vue. Ensuite, ils sont entrés dans la hutte de ma voisine et l’ont abattue… Ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur le fait de tuer le bébé. Finalement, ils ont tiré sur lui. Les tirs n’ont cessé qu’au vol d’un avion au-dessus de nous, c’est ce qui les a fait fuir.»

Selon l’armée, 80 terroristes ont été abattus dans la riposte.

Le 27 décembre, l’État islamique a revendiqué l’attaque contre le détachement militaire, sans mentionner le meurtre des civils.

Lire l’intégralité du communiqué de Human Rights Watch ici 

 

 

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