Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

SOCIETE

 Dans son bilan de l’année 2019, l’ONG Reporters dans frontières a annoncé une baisse conséquente du nombre de journalistes tués dans le monde. Selon l’organisation, jamais le nombre de journalistes tués n’avait été aussi peu élevé depuis 2003. Le bilan fait donc état de 49 journalistes tués, soit « une baisse spectaculaire de 44 % » par rapport à l’année précédente. 

Selon la synthèse du bilan rendu public ce mardi 17 décembre 2019, « ce chiffre historiquement bas », en comparaison avec la moyenne de 80 morts enregistrée ces deux dernières décennies, traduit essentiellement la baisse du nombre de journalistes tués sur les terrains de conflits armés. 

La couverture des conflits en Syrie, au Yémen, en Afghanistan s’est ainsi avérée deux fois moins meurtrière pour les journalistes : 17 journalistes ont été tués dans l’ensemble de ces trois pays en 2019, contre 34 l’année précédente.

Mais selon RSF, cette baisse ne doit pas faire oublier que le nombre de journalistes  tués dans les pays dits « en paix » demeure  élevé. A titre illustratif, le Mexique a enregistré 10 journalistes tués. L’Amérique latine avec un total de 14 tués est devenue une zone aussi meurtrière pour les journalistes que le Moyen-Orient meurtri par les conflits.  Pour l’organisation, cette double tendance a une conséquence : « Il y a désormais proportionnellement plus de morts dans les pays en paix (59%) que dans les zones de conflit et une hausse de 2% du nombre de journalistes assassinés ou sciemment visés ».

Le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire déplore avec ce constat, la disparition de la frontière entre les pays en guerre et en paix. « S’il convient de se réjouir d’une baisse inédite du nombre de journalistes tués dans les zones de conflit, nous constatons parallèlement que de plus en plus de journalistes sont sciemment assassinés pour leur travail dans des pays démocratiques, ce qui constitue un véritable défi pour les démocraties dont ces journalistes sont issus » fait-il savoir.

L’autre point saillant de ce rapport fait par RSF est le nombre élevé et croissant des journalistes arbitrairement détenus dans le monde.  « Fin 2019, 389 journalistes se trouvent emprisonnés pour avoir exercé leur fonction, soit 12 % de plus que l’année dernière. Près de la moitié des journalistes prisonniers sont détenus dans seulement trois pays : la Chine, l’Égypte et l’Arabie saoudite. La Chine, qui a intensifié sa répression contre la minorité ouïghoure, détient à elle seule un tiers des prisonniers dans le monde ». 

En rappel, c’est depuis 1995 que RSF dresse le bilan annuel des exactions commises contre les journalistes, à partir de données précises établies entre le 1er janvier et 1er décembre de l’année de publication. L’organisation affirme que ces résultats sont issus  d’une minutieuse collecte d’informations permettant d’affirmer avec certitude, ou du moins avec une très forte présomption, que la détention, l’enlèvement, la disparition ou la mort d’un journaliste est une conséquence directe de l’exercice de sa profession. 

Source: RSF