Aujourd'hui,
URGENT
Soum: le grand imam de la ville de Djibo a été enlevé ce mardi 11 août 2020 à la mi journée (infowakat.net). 
Sport: la jeunesse de Tampouy rend hommage au défunt journaliste Yannick Sankara à travers le tournoi "Génération consciente". 
Politique: la réception des dossiers de candidature à la présidentielle de 2020 au Burkina Faso fixée du 28 septembre au 3 octobre.
Burkina: un syndicat de journalistes dénonce des intimidations sur les travailleurs des médias publics. 
Culture: le Fonds de soutien du président du Faso aux acteurs culturels reçoit les dossiers de candidature à partir du 12 août 2020. 
Armée: 2250 nouveaux soldats présentés au drapeau le 7 août 2020, au camp militaire Ouezzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso.
Burkina: un rassemblement de soutien à Blaise Compaoré interdit à Ouagadougou. 
Agriculture: les parasites, notamment les chenilles légionnaires, ont été maîtrisés à 98% dans la region du Sud-Ouest (Directeur régional).
Covid-19: l’ambassade de Chine au Burkina offre 10 000 masques et 20 thermomètres au ministère de l’Education nationale.   
Burkina: la police met fin aux activités d’un réseau de présumés malfrats dans la ville de Ouaga détenant 509 cartes bancaires.   

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SOCIETE

Ceci est un communiqué de presse de la Délégation de l’Union Européenne au Burkina Faso à l’occasion du 30e anniversaire de la Convention des Nations Unies pour les Droits de l’Enfant adoptée le 20 novembre 1989.

(Ouagadougou, le 20 novembre 2019). Tout en rappelant que les enfants - comme groupe vulnérable de nos sociétés et socle de notre avenir - méritent une attention particulière, l’Union européenne (UE) s’associe à la commémoration du 30e anniversaire de la Convention des Nations Unies (NU) pour les Droits de l’Enfant (CDE)

Nous commémorons aujourd'hui le 30e anniversaire de la Convention des Nations Unies pour les Droits de l’Enfant, adoptée le 20 novembre 1989 et qui est, à l'heure actuelle, la Convention des NU qui a suscité le plus d'adhésions. 

Cette Convention répond au besoin de protéger l'enfance et d'assurer ses droits. Elle est guidée par des principes tels que la défense des intérêts des plus jeunes, le respect de leurs opinions, la lutte contre les abus et les violences et la non-discrimination, ainsi que les droits à l'identité, à la nutrition, à la santé, à l'éducation, au soutien et à l'épanouissement. Les enfants ont le droit de grandir protégés, en bonne santé et dans un environnement sûr. Ils ont droit à un présent et un avenir dignes.

Il reste encore beaucoup à faire partout dans le monde - au sein de l'UE, en Afrique et dans d'autres continents, au Burkina Faso - pour que la mise en œuvre de ces principes soit pleinement assurée. La santé des mères pendant la grossesse et au moment de l'accouchement ne trouve pas toujours l'attention nécessaire ; des milliers d'enfants ne sont pas enregistrés à la naissance ; la malnutrition affecte négativement leur croissance et leur développement intellectuel. Il y a bien des enfants qui sont victimes des aléas politiques et des crises humanitaires,  qui subissent la pauvreté d'une manière particulièrement rude et qui sont parfois contraints à prendre les armes ou à migrer, seuls ou accompagnés, en prenant tous les risques. Il y a bien des enfants qui sont victimes d'abandon, de violences, d'abus sexuels, du trafic d’êtres humains, de l'exploitation et du travail forcé … sans aucune possibilité de réagir.

La Délégation de l'Union européenne au Burkina Faso travaille avec les autorités et la société civile du pays, et coopère avec d'autres partenaires internationaux, pour répondre aux défis actuels et se rapprocher des objectifs de la Convention. Nous voulons, ensemble, mettre un terme à l'abandon, aux châtiments corporels, à la pratique de l’excision, à l'exploitation économique et sexuelle, au mariage et grossesses précoces, aux trafics d'êtres humains, aux cas de discrimination entre filles et garçons… Nous travaillons afin d'assurer que les enfants soient enregistrés à la naissance, première étape vers leurs droits en tant que citoyens ; que la malnutrition n'empêche pas une croissance satisfaisante ; que les soins de santé leur soient assurés ; que l'orpaillage et le travail dans les champs de coton ne soient, pour certains d'entre eux, leur seul présent et futur ; que l'éducation soit accessible à tous, sans discrimination, et un élément fondamental de la vie de tout enfant. 

La Délégation de l'UE contribue de plusieurs manières à lutter contre tous ces fléaux  qui menacent une enfance digne. Elle met en œuvre des programmes accompagnant et soutenant financièrement les politiques de l'Etat burkinabè en la matière et des activités spécifiques avec les organisations de la société civile ; elle fournit également de l'aide humanitaire dans les cas les plus urgents, met à disposition des équipements et assure des formations. 

Nous sommes bien conscients des défis énormes qui se dressent toujours devant nous (incluant la préoccupante situation dans certaines zones du pays, où le déficit de sécurité et de stabilité provoquent des centaines de milliers de déplacés dont beaucoup sont des enfants) pour atteindre les objectifs fixés par la Convention pour les Droits de l'Enfant. 

Nous n'avons pas d'autre alternative : autorités politiques et administratives, société civile, partenaires, nous devons tous agir avec encore plus de volonté et de détermination, plus unis que jamais, afin de parcourir le dur chemin vers la protection, effective et réelle, de nos enfants, qui sont tout simplement notre joie et notre avenir.

Pour plus d’informations :

Campagne conjointe Union européenne -  UNICEF : https://www.youtube.com/watch?v=BY9JOkAmK0I

L'Union Européenne soutient les droits des enfants : https://binged.it/2rc4GKo

Site web de la Délégation : https://eeas.europa.eu/delegations/burkina-faso_fr