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Burkina: le cyber-activiste Naïm Touré interpellé par la police 
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Burkina: hausse du taux brut de scolarisation au primaire passant de 33,8% en 1994 à 88,5% en 2017 (Officiel)

Image d'illustration

SOCIETE

Lors de la formation organisée par  Light For the World  au profit des hommes et femmes de médias tenue du 28 au 30 octobre à Manga (Région du Centre-sud)  sur les droits des personnes handicapées, nous avons recueilli le témoignage de Marguerite Sawadogo. Génitrice de Saturnin  Gali, enfant en situation de handicaps multiples, elle raconte avec émotion son vécu quotidien et les difficultés rencontrées ca étant seul à s'occuper de  son unique fils.

Saturnin Gali  est né le 4 avril 2004 à Manga.  Sa génitrice raconte qu'à sa naissance, il n'a pas fait signe de vie comme il se devrait, et, il a fallu 7 minutes à la sage femme  pour le réanimer. Cause de son état actuel ? Dame Marguerite dit ne rien en  savoir   jusque là. « Le lendemain de ma délivrance, Saturnin  s'est évanoui et avec l'aide d'autres infirmiers, il est revenu à la vie. Suite à cela, les infirmiers m'ont prescrit des ordonnances et n'ayant personne à coté, j'ai négocié avec l'ambulance qui allait à Ouagadougou pour avoir les produits .Notons aussi qu'il pleurait à chaque fois qu'il urinait parce qu'une poche retenait l'urine et c'est ainsi que je l'ai fait circoncire. Une semaine après, je quittais l'hôpital et les gens me souhaitaient beaucoup de courage vu l’état de mon enfant. A 6 mois, il n'arrivait toujours pas à tenir sa tête de lui-même » a t-elle  expliqué.

Elle n'a cessé de faire le tour des hôpitaux et lieux de prières et guérison, dans l'espoir de voir son enfant trouver l'usage des membres et de la parole  comme tous les autres enfants  n'étant pas en situation de handicap. De la pédiatrie Charles De gaule à Ouagadougou en passant par les guérisseurs, peine perdue d'après Mme Sawadogo. Elle s'est alors résignée à accepter sa situation. Ce qui l'a tourmente, ce sont les accusations portées contre elle : « Les gens disent que je suis une sorcière et que j'ai vendu mon enfant dans cette pratique. A ma vue, vieilles personnes et enfants prennent la fuite. C'est un véritable poids pour moi mais je n'écoute personne, mon objectif n'est pas d'abandonner mon enfant, il est mon unique fils mais j'ai des autres filles qui sont ses aînées. Je ne sait d'où ce problème est venu mais si c'est la volonté de Dieu, je l'accepte ». Elle affirme que plusieurs personnes lui ont proposé d'en finir avec la vie de son enfant mais, elle reste catégorique sur sa décision. Soulignons que le géniteur a disparu depuis la naissance de Saturnin, laissant toutes les charges à son épouse.

Lorsque l'école Catholique de Manga a ouvert une école pour les enfants vivant avec un handicap, Saturnin, « avec son accord » a été inscrit. L'objectif pour sa mère était de le mettre en contact avec d'autres enfants dans une situation similaire ou pire parfois, afin qu'il ne se sente pas seul : « Au début,  il était très content et quand il rentrait le soir, il m’expliquait par des signes ce  qu'il avait fait à l'école. A la quatrième année de classe transitoire, j'ai commencé à lui apprendre l'alphabet français en épelant. Au fur et à mesure que j’épelais  une lettre, il arrivait à me la montrer  et en une semaine il connaissait les 26 lettres. Étant donné que son problème est moteur, il ne peut pas écrire mais il retient bien. Après avoir obtenu l'aide de Light for the world, je ne payais plus sa scolarité et c'est eux qui prenait tout en charge ».

Cependant, étant en classe de CE1, Saturnin décida un jour d'arrêter l'école. Comme explication, la monitrice s'occuperait des 75 autres élèves dans la classe sauf lui.  Comme condition de reprise des cours, il  demanda à sa mère de faire la remarque à cette dernière. 

Mais une semaine après, l'arrêt fut d'infinitif jusqu'à nos jours. Ainsi, sa mère a préféré ne pas l'obliger à reprendre la route de l'école.  Elle s’explique : « Si je l'ai amené à l'école c'est pour qu'il sache qu'il y a des enfants comme lui ou même dans des situations pires que la sienne et  pour qu'il accepte sa situation de vie. Personne ne peut imaginer la douleur des enfants vivant dans cette situation. Parfois je le surprends entrain de pleurer, quand je lui demande ce qu'il  a, il me dit qu'il préfère mourir mais j'essaie toujours de lui remonter le morale ».

Même si son fils refuse  de retourner sur les bancs, elle garde espoir et dit ne jamais l'abandonner. Elle appelle les parents vivant une situation similaire à la sienne à faire de même  car « le handicap n'est pas une fatalité ». 

 

 

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