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Burkina: hausse du taux brut de scolarisation au primaire passant de 33,8% en 1994 à 88,5% en 2017 (Officiel)

SOCIETE

Du 28 au 30 octobre 2019, dans la ville de Manga (Région du Centre-sud), une vingtaine de journalistes, ont bénéficié d'une formation organisée par  Light for the World. Pendant ces  trois jours, les échanges ont porté, entre autres , sur l'inclusion et le développement inclusif des personnes handicapées,  la convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ( CDPH ) , la production et l'utilisation d'image sur la personne handicapée ainsi que la présentation du programme de réadaptation à base communautaire des personnes handicapées de la cité de l'épervier.

Selon  Élie Bagbila, directeur pays de Ligth For the World et l'un des formateurs, « la personne handicapée selon la définition de la convention est une personne qui a des incapacités physiques, ou mentales,  sensorielles  ou intellectuelles durables. C'est l'interaction de cette personne avec son environnement qui détermine le handicap. S'il y a des barrières que l'environnement pose, c'est cette condition qui met la personne en situation de handicap. Le handicap n'est pas la personne mais il est crée par l’environnement. Le handicap n'est pas non plus un problème mais une différence ». 

Même si plusieurs personnes l'ignorent, les personnes handicapées ont des droits. « Le constat c'est qu'il y a des dispositions de la loi relative aux droits des personnes handicapées qui ne sont pas connues par les organes de presse. Principalement pour ce qui est de l'article 8  et 21, qui parlent de soigner l'image de la personne handicapée dans leurs productions. Nous avons voulu combler ce déficit d'information au niveau des médias du Burkina en les conviant pour cette session de renforcement des capacités. C’est aussi donner les informations sur le contenu de la convention relative aux personnes handicapées et aussi des lois et textes qui régissent la question du handicap au niveau du Burkina » a t- il ajouté.

L'article 8 de la CDPH stipule que les États doivent adopter des mesures de sensibilisation pour mieux faire connaitre les droits des personnes handicapées, combattre les stéréotypes et les préjugés à leur encontre, faire connaitre leurs capacités et leurs contributions au développement et encourager les médias à montrer les personnes handicapées sous un jour conforme à l'objet de la présente convention. 

Quant à l'article 21 , il oblige les États à garantir l'accès des personnes handicapées aux informations , en demandant et en encourageant instamment aux organismes privés et aux médias  qui mettent des services à la disposition du public, y compris par le biais de l'Internet , de fournir des informations et des services sous des formes accessibles aux personnes handicapées et que celle ci puissent utiliser.

A en croire M. Bagbila , le handicap rime avec pauvreté et  vulnérabilité dû au fait que  les personnes vivants avec  un handicap vivent dans  l'exclusion,  la ségrégation ou  encore dans l'intégration. Pourtant, ce dont ces derniers ont besoin pour participer au développement, c'est sans doute l'inclusion qui, selon les formateurs, est une responsabilité du gouvernement, des ONG de développement, des parents des personnes handicapées, la communauté et des organisations de la société civile. Les attitudes, l'environnement et les institutions forment des barrières à l’inclusion. Par contre,  la communication, l’accessibilité, la participation et l'attitude forment les quatre piliers de l'inclusion.

C'est pour lutter contre la discrimination sur la base d'un handicap que  la CDPH a été mise en place. C'est le « premier instrument international juridiquement contraignant adopté au 21e siècle qui instaure les droits des personnes handicapées » selon Souleymane Ouédraogo, attaché en étude et  analyse au ministère des Droits humains et de la Promotion civique, secrétaire général du réseau national des organisations des personnes handicapées. 

La CDPH a été ratifiée par le Burkina Faso en 2009 avec son protocole et,  en 2012, le Burkina a élaboré une stratégie nationale pour la promotion et la protection des droits des personnes  mais « En terme de loi, le Burkina est mieux nanti pour la protection des personnes handicapées. Ce qui manque c'est l'application » a déclaré M. Bagbila.

Toutefois, Souleymane Ouédraogo reconnait qu’il y a eu des avancées en faveur des personnes vivant avec un handicap  en ce sens qu'en 2007- 2009, l'accès à la fonction publique pour les personnes handicapées était traité au cas par cas. « A partir de 2014 avec le plaidoyer que nous avons  mené, il y a eu des recrutements alors qu'à mon temps, il n y avait aucun texte juridique. Nous nous disons que le Burkina peut toujours mieux faire puisque les personnes handicapées ont prouvé qu'elles avaient des compétences avec des exemples très palpant » a t- il fait savoir. 

Dans l'optique d'améliorer la qualité de vie des personnes handicapées, le programme de réadaptation à base communautaire (RBC) Manga a vu le jour en 2006 grâce à l'appui de Light for the World. La RBC intervient dans une composante éducation, sociale, moyens de subsistance et autonomisation des personnes handicapées. En 2019, le programme a enregistré  505 bénéficiaires de différents types de handicap. 

En rappel, Light for the World est une organisation de développement spécialisée dans le domaine du handicap. Elle a un statut d'organisation non gouvernementale et couvre environ 180 programmes dans 20 pays à travers le monde et est présente au Burkina Faso depuis 2004. Au Burkina, elle intervient dans le domaine de la santé oculaire et en général, au niveau des droits des personnes handicapées et développement inclusif ainsi que l'éducation inclusive.

 

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