Aujourd'hui,
URGENT
Football: la CAN au Cameroun va se dérouler du 9 janvier au 6 février 2022.
Burkina : le gouvernement règlemente l’achat et l’utilisation des drones civils.  
Justice : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé définitivement acquittés par la Cour Pénale Internationale.
Justice : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé définitivement acquittés par la Cour Pénale Internationale.
Burkina: le couvre-feu prorogé de 60 jours dans la région de l’Est.
Niger: tentative de coup d'état à 48 heures de l'investiture de Mohamed Bazoum, le président élu.
Médias: un incendie a ravagé ce matin les  locaux de la télévision BF1. Pas de blessé, mais d'importants dégâts matériels.
Burkina: le secteur minier, c’est 71% des recettes d’exportation,  50 tonnes d’or produites en 2019 qui ont rapporté 1420 milliards FCFA.
Mines: en 2020, l’exportation d’or a rapporté près de 2 000 milliards de FCFA au Burkina (Oumarou Idani). 
Covid-19: un nouveau décès et 83 nouveaux cas à la date du 12 janvier 2021 au Burkina Faso. 

SOCIETE

 Journaliste et artiste-musicienne depuis une dizaine d'années, mais aussi activiste de la société civile, Raïssa Compaoré s'affiche en femme ultra-combative. Se basant sur les succès réalisés dans le cadre de son parcours professionnel, elle clame que «le monde est fait pour les femmes». 

Raïssa Compaoré est la benjamine d'une fratrie de six enfants. Son père, compréhensif, l'a poussée à faire ce qu'elle voulait, ce qui a suscité en elle l'élan de toujours croire en ce qu'elle entreprend. Mue par cet élan, elle a géré un hôtel, été hôtesse, décoratrice de voiture pour les mariages, vendeuse de cartes de recharges téléphoniques, et bien d'autres petits jobs dès son jeune âge. 

Aujourd'hui âgée de 35 ans, elle n'a rien perdu de son dynamisme. En effet, Raïssa Compaoré, après des études universitaires en gestion et administration des entreprises, est journaliste et artiste-musicienne depuis une dizaine d'années, mais aussi activiste de la société civile. Elle dit avoir embrassé le journalisme par passion en 2003. Elle est ensuite devenue musicienne car, confie-t-elle, «j'ai un don pour la musique». Elle annonce pour bientôt, son nouvel album composé seule. 

«Super-optimiste» avec comme défaut la «naïveté», c’est aussi une activiste de la société civile qui s'exprime sur les réseaux sociaux pour susciter la mobilisation populaire autour de problèmes de société. C'est ainsi qu'en mobilisant des amis, elle a pu offrir huit couveuses au ministère de la Santé. C'est également grâce à cet activisme qu'elle a initié la «chaîne de lumière», cette marche qui s'est déroulée à Ouagadougou au lendemain de l'attaque terroriste du 15 janvier 2016 contre le café restaurant Cappuccino, puis en 2017 après l'attaque du 13 août contre le restaurant Aziz Istanbul. 

Elle a aussi été une des organisatrices de la marche de soutien à Adja Divine, l'artiste musicienne lynchée par une foule le 23 mai 2017 à Ouagadougou, ainsi que des 72 heures de réveil de Kwame N'Krumah, l'avenue sur laquelle ont été perpétrées les attaques terroristes du 15 janvier 2016 et du 13 août 2017. 

La parfaite réussite de toutes ces activités font dire à Raïssa Compaoré que «Le monde est fait pour les femmes». Et l'explication en est: «C'est nous qui pouvons le rendre meilleur, c'est également nous qui pouvons le rendre pire. Dieu nous a donné un dos large pour supporter, et un cœur large pour accepter. Il nous a donné une autre qualité, celle de pouvoir inspirer.»  

Mais il faut, selon elle, «que chaque femme sache qu'elle est très importante et qu'il suffit qu'elle se batte, qu'elle ait la foi, qu'elle ait confiance en elle-même ; elle va trouver le bon chemin». 

© Fasozine/Mars-Avril 2018