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Burkina: 8 143 pèlerins burkinabè ont effectué le hadj 2019 au cours duquel six décès ont été constatés
Burkina: 233 heures de coupures d’électricité en 2018 contre 155h en 2017 (AIB)
Pétrole: la Chine ouvre son secteur pétrolier aux entreprises étrangères (RFI)
Angola: 41 morts dans des pluies torrentielles en moins de 24 heures (Africanews)

SOCIETE

Le  conseil supérieur de la communication (CSC)   et la Haute autorité de la  communication audiovisuelle (Haca)  du Maroc, ont procédé à la signature d’une convention de partenariat pour l'installation d'un système de monitoring des médias. La cérémonie de signature s'est tenue ce mardi 9 juillet 2019 à Ouagadougou.

L'expansion du paysage audiovisuel national crée depuis quelques années « d'énormes difficultés » au CSC pour le contrôle des contenus. En effet, on dénombre actuellement au Burkina Faso, 152 stations de radios et 29 chaînes de télévision. Ce paysage est appelé à s'étendre avec la télévision numérique terrestre (TNT) qui permet la création d'autres chaines de télévision.

C'est donc dans l'optique de contrôler un tel paysage audiovisuel avec une technologie « de pointe » que le Burkina Faso s'est intéressé  à la solution du royaume du Maroc. En effet, le Maroc dispose d'une solution « logiciel » dénommée « HACA médias solution »(HMS). Développée en 2007, elle est acquise par des instances de régulation des médias audiovisuels de sept pays africains à savoir le Tchad, la Mauritanie, le Sénégal , le Bénin , le Niger ,le Mali et le Togo. 

« Cette solution permettra, à l'instar des pays sus - cités, l'enregistrement des contenus des médias disséminés sur l'ensemble du territoire national. L'on peut en mesurer l'importance pour la régulation du secteur audiovisuel, notamment au regard du contexte sécuritaire actuel et de certains contenus qui menacent parfois la cohésion sociale. Cela est nécessaire pour notre pays qui amorce cette phase des élections de 2020 de pouvoir à travers le régulateur voir ce qui se dit et se fait dans la presse particulièrement dans les médias audiovisuels qui sont devenus aujourd'hui le support par lequel toute l'information circule en un temps record. Nous pourrons  désormais 24 h\24 contrôler nos médias à partir du CSC » a expliqué le président du CSC, Mathias Tankoano. 

L'opérationnalisation du système a commencé à partir de la signature de convention : « Il restera à acquérir le matériel et comme c'est un matériel sensible, nous allons avec le ministère de l'économie et des finances trouver des voies et moyens pour cette acquisition et les techniciens marocains se joindront à nous pour le déroulement et la formation d'ici 4 à 5 mois » a ajouté M.Tankoano.

Alors que certains pays acquièrent cette solution au minimum à 1 million d'euro, le roi du Maroc a donné instruction pour que les pays africain puissent l'acquérir à moins de 100 mille euro selon les explications du président du CSC. Pour M. Tankoano, l'acquisition de cette technologie marocaine n'aurait pas pu être effective à « brève échéance » sans  l'appui financier de l'Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep). 

D'après la présidente de la Hacan Latifa Akharbach, cette  signature de convention entre le Burkina et le Maroc est « importante »' en ce sens qu' « elle permettra à deux régulateurs africains de converger dans leurs actions pour servir  le citoyen marocain et burkinabè  dans un domaine extrêmement important lié à la consécration  et à la démocratie. Parce que le régulateur est le garant de la qualité des contenus médiatiques dans le respect total de  la liberté éditoriale. Il est aussi le gardien des valeurs éthiques et humaines donc il est important que le régulateur puisse veiller à ce qu'il n'y ait pas dans les contenus médiatiques ni attaque à la dignité humaine ni aux droits des hommes et des femmes etc. » a déclaré Latifa Akharbach. 

Toujours d'après ses propos, avec ce système de monitoring, il n y a pas lieu pour les hommes de médias d'être inquiets entrant dans le cadre de la liberté d'expression car un monitoring ne veut pas dire une « censure ».

 

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