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11-décembre: "Pour bâtir ensemble un Burkina Faso prospère, nous devons nous départir de nos intérêts égoïstes" (Roch Kaboré) 
11-décembre: "J’ai décidé de commettre un groupe de travail pour l’écriture de l’histoire générale de la Haute-Volta au Burkina" (Roch Kaboré)
11-décembre: "je renouvelle mon appel à une trêve sociale et à une union sacrée autour des FDS pour vaincre le terrorisme"(Roch Kaboré) 
Politique: le candidat du CDP pour la présidentielle de 2020 connu d'ici le 31 janvier prochain
Algérie: les ex-Premiers ministres Ouyahia et Sellal condamnés pour corruption
Burkina: le gouvernement et le MCC ont signé le 6 décembre 2019 à Ouagadougou l’aide-mémoire du second compact
Mauritanie: au moins 62 migrants sont morts dans le naufrage de leur embarcation au large de la Mauritanie
Burkina: le budget de l’Etat gestion 2020 se chiffre en recette à 2 233,316 milliards FCFA et en dépenses à 2 518,456 milliards FCFA 

SOCIETE

Ceci est un communiqué de presse de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) sur la récente révision du Code pénal dont des articles encadrent « strictement » la diffusion des informations liées aux attaques terroristes. Elle invite les autorités burkinabè à abandonner ladite loi qui constitue une violation des libertés d’expression.

L’Assemblée nationale du Burkina Faso a adopté le 21 juin une réforme du Code pénal qui prévoit jusqu’à dix années de prison pour la diffusion d’informations relatives aux opérations militaires. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) et l’Association des journalistes du Burkina (AJB) appellent à l’abandon de cette loi qui constitue une violation caractérisée de la liberté de la presse.

La réforme est présentée par le gouvernement comme un moyen de renforcer la lutte contre les groupes terroristes, notamment l’organisation Etat islamique et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, dont les attaques se font de plus en plus fréquentes sur le territoire burkinabé. Au total, celles-ci ont fait au moins 450 morts depuis 2015.

Cependant,  le texte contient de nombreuses dispositions qui mettent danger la liberté de la presse au Burkina Faso. Désormais, quiconque communiquera des informations relatives aux déplacements ou aux armes des forces armées ou qui seraient à même de « démoraliser » les soldats sera passible de peines pouvant aller jusqu’à dix années de prison.

La diffusion d’« images et sons de scènes d’infractions de nature terroriste » sera punie par la loi, sauf à obtenir une autorisation préalable délivrée par l’Etat.

Le Secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a déclaré : « La réforme du Code pénal burkinabé restreint considérablement le travail des journalistes et de la liberté d’informer. Elle risque par exemple de faire obstacle à des enquêtes sur d’éventuelles exactions commises par l’armée. Il s’agit d’une loi liberticide, et nous appelons à son retrait immédiat. »

Le président de l’AJB Guezouma Sanogo dénonce une « caporalisation de l’information relative aux actes terroristes et un bâillonnement de la presse nationale ». « Ce projet de loi interdit tout simplement aux journalistes de faire des reportages en cas d’attaque terroriste dans la mesure où leur présence même sur les lieux est criminalisée », a-t-il souligné.

 

 

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