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Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC
Brexit: les députés britanniques valident l'accord négocié par Boris Johnson
Burkina: 8 143 pèlerins burkinabè ont effectué le hadj 2019 au cours duquel six décès ont été constatés
Burkina: 233 heures de coupures d’électricité en 2018 contre 155h en 2017 (AIB)
Pétrole: la Chine ouvre son secteur pétrolier aux entreprises étrangères (RFI)
Angola: 41 morts dans des pluies torrentielles en moins de 24 heures (Africanews)
Togo: le président Faure Gnassingbé investi candidat par son parti pour la présidentielle du 22 février 2020
Irak: «Plus d'une douzaine de missiles» ont été tirés par l'Iran contre deux bases utilisées par l'armée américaine (Pentagone)

SOCIETE

A l'instar des pays du monde, le Burkina Faso a commémoré la 26e journée mondiale de la liberté de la presse sous le thème « médias et élections dans un contexte de crise sécuritaire et communautaire au Burkina Faso ». Un thème, selon le panéliste Abdoul Karim Saidou, qui soulève des préoccupations majeures à savoir comment encadrer la couverture médiatique des élections de 2020 dans un contexte d'insécurité et de terrorisme? Et quelles mesures adoptées pour que les conflits communautaires ne remettent pas en cause la cohésion nationale?

Ce samedi 4 mai à Ouagadougou, un panel a réuni le public sur les enjeux essentiels liés aux élections à venir. Selon le paneliste Abdoul Karim Saidou, il y a deux enjeux essentiels liés aux élections à venir. Le premier est lié à la sécurisation des différents scrutins qui auront lieux et également la sécurité des journalistes et l'ensemble des acteurs qui vont intervenir dans ce processus électoral.

Le second enjeu, poursuit le politologue, est lié à des questions de fond notamment la politique publique. « En matière de sécurité, est ce que les hommes de médias seront en mesure de soulever les préoccupations essentielles. Je pense que c'est un enjeu important dans la mesure où sans une connaissance importante de ces différents enjeux qui sont des enjeux internationaux, il va être difficile pour les hommes de médias de mettre en agenda les préoccupations essentielles »  s'inquiète t-il. Donc, il lui semble qu’en amont de ces élections, il y a ces questions essentielles qui doivent être discutées à savoir comment assurer la sécurité du scrutin, du journaliste en particulier et aussi comment s'assurer que sur les politiques publiques de sécurité, l'ensemble des enjeux soient véritablement mis à l'agenda et discutés au cours de la campagne électorale.

A la question de savoir si l'insécurité ne pourrait pas conduire à un report des élections, à entendre M. Saidou, un éventuel report des élections n'est pas envisageable. « Je pense que si on n'arrive pas à tenir les élections, cela va être l'une des plus grandes victoires des terroristes, parce que, les élections sont quand même une question de calibre. Et un Etat qui n'arrive pas à organiser des élections parce qu'il y a l'insécurité, c'est un Etat qui est en train de disparaître » a t-il expliqué.

Pour Boureima Ouédraogo, président du comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo, au vu des conflits communautaires intervenus à Yirgou et à Arbinda, il était nécessaire pour le Centre de presse de réfléchir sur le rôle et la responsabilité des médias dans ce contexte difficile d'autant plus qu'il n'y a pas seulement que ce contexte sécuritaire. « Nous sommes à la veille d'une période électorale et qui va interpeller l'ensemble des médias par rapport à la couverture non seulement de la campagne mais aussi de tout le processus de façon générale. Donc, il était nécessaire de voir quels peuvent être les grands défis à maitriser, les écrits à éviter. Quelles peuvent être les recommandations que nous pouvons faire afin de permettre à l'ensemble des acteurs des médias de pouvoir engager cette période et de pouvoir faire leur travail en toute sérénité et en toute quiétude » fait-il savoir.

Notons que le panel, en plus du politologue, Abdoul Karim Saidou a été animé par le journaliste  Baba Hama,  l’anthropologue Ludovic Kibora et l’administrateur civil Khalifara Séré. 

 

 

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