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Justice: les acteurs demandent à la France de clarifier sa position sur l'extradition de François Compaoré dans l'affaire Norbert Zongo
Burkina: au moins 15 terroristes neutralisés, une base démantelée, et de l’armement saisi à Kompienga dans la Région de l'Est
Gaoua: une tonne de denrées périmées saisie par la police
Roch Kaboré: "Je voudrais rassurer tous les déplacés internes de notre engagement à créer les conditions de leur retour dans leurs localités"
Climat: les glaciers du Groenland fondent sept fois plus vite qu’en 1990
11-décembre: "Pour bâtir ensemble un Burkina Faso prospère, nous devons nous départir de nos intérêts égoïstes" (Roch Kaboré) 
11-décembre: "J’ai décidé de commettre un groupe de travail pour l’écriture de l’histoire générale de la Haute-Volta au Burkina" (Roch Kaboré)

SOCIETE

Ce vendredi 3 mai marque la 26e  journée mondiale de la liberté de la presse. Au Burkina Faso, cette journée a été placée sous le thème « médias et élections dans un contexte de crise sécuritaire et communautaire au Burkina Faso ». Cette journée, placée sous la présidence du premier responsable du Conseil supérieur de la Communication (CSC) Mathias Tankoano, illustre l'importance des medias dans la vie publique nationale et dans les relations entre les peuples.

Fidèle à sa stratégie d'adapter chaque fois le thème international à l'actualité nationale, le Centre national de presse Norbert Zongo (CNP/NZ) veut à travers ce choix sensibiliser et interpeller la communauté nationale et particulièrement les professionnels des médias et les acteurs à tous les niveaux sur la sensibilité du contexte national en cette période préélectorale. Selon le président du comité de pilotage du CNP-NZ, Boureima Ouédraogo, dans ce contexte marqué par les difficultés sur le plan sécuritaire, le processus électoral est porteur de risques énormes. « Un tel contexte complexifie davantage le rôle des médias qui doivent à la fois assurer la couverture de la campagne électorale tout en évitant de faire l'apologie de la haine et de la violence dans les discours politiques » a-t-il précisé. Et le président du CSC, Mathias Tankoano de préciser que dans le contexte sécuritaire de notre pays, son institution sera très regardant car, souligne t-il « nous ne devons pas mettre en mal la cohésion sociale. Les élections à venir ne doivent pas être un moment pour diviser le peuple, un moment pour diviser les communautés ».

En matière de liberté de la presse au Burkina Faso, le ministre de la Communication Remis Fulgance Dandjinou, s'est félicité de cette progression depuis des années et a reconnu que c'est grâce au travail de tous les acteurs. Mais, selon lui, il y a des améliorations à apporter. « Nous avons une presse dans sa diversité qui est professionnelle, nous avons certes des améliorations à faire dans le cadre de l'accompagnement pour que les groupes de presse soient des entreprises viables, un accompagnement à faire dans le traitement de l'information au vu du contexte sécuritaire ... Il y a certes des choses à améliorer mais nous devrons célébrer la qualité du travail qui est fait dans l'ensemble de notre corporation », a-t-il fait savoir.

En matière de liberté de presse, le Burkina a été classé 36e au plan mondial sur 186 pays  et 5e en Afrique. Le ministre dit être satisfait de ce classement qui ne traduit pas « forcement » le contenu des articles parce que, dit-il, il y a beaucoup de choses à revoir. Mais de façon générale, ce classement traduit une situation à laquelle « nous avons énormément progressé dans le cadre de vivre ensemble et de l'amélioration de notre travail ».

Au cours de ce cérémonial officiel, le CNP-NZ a rendu public son rapport 2018 sur l’Etat de la liberté de la presse au Burkina Faso. Les indicateurs au plan national notent « une situation plutôt bonne » dans l’ensemble des cinq objectifs de l’étude. 

Cette journée de la liberté de la presse a été l'occasion de lancer les concours du prix Norbert Zongo du journalisme d'investigation et celui de la meilleure journaliste 2019 dans toutes les catégories. 

 

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