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Burkina: le tribunal militaire a condamné lundi 13 janvier 2020 les accusés à payer 947 279 507 FCFA aux victimes du putsch manqué de 2015.
Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC

SOCIETE

Le 15 janvier 2016, le Burkina Faso a été frappé au cœur de sa capitale par une attaque terroriste. Cette attaque terroriste, perpétrée contre le café-restaurant «Capuccino», l’hôtel «Splendid» et le maquis-bar «Taxi brousse» a fait une trentaine de morts de diverses nationalités et plongé toute la nation dans un grand désarroi. Une année après, le peuple burkinabè, avec à sa tête le chef de l’Etat, Roch March Christian Kaboré, rend hommage à ces victimes.


Le point culminant de ce triste anniversaire tenu devant le lieu du carnage, a été le dévoilement d’une stèle, sur laquelle sont mentionnés les noms de toutes les victimes par le ministre en charge de la Sécurité, Simon Compaoré, et le maire de la ville de Ouagadougou, Armand Béouindé.   C’est dans un esprit de recueillement, que parents, amis et connaissances des victimes et blessés de l’attaque du 15 janvier 2016 se sont retrouvé sur ces lieux du drame, pour dire personnes tombées sous les balles assassines « que leur mort ne sera pas veine, et que malgré cette douleur ils ne fléchiront jamais». C’est ce qui ressort des propos de Pascal Lankouandé, intervenant au nom des parents des victimes.  «La meilleure réponse à ces terroristes, c’est de toujours prendre un avion, un train, un car voire un taxi brousse ou de ville et venir déguster un capuccino dans un Burkina Faso plus splendide.»

Pour sa part, s’adressant à l’assistance, le président du Faso a tenu à réitérer au nom du gouvernement et de l’ensemble du peuple burkinabè, ses sentiments de compassion et de solidarité à l’endroit de toutes ces familles éplorées, ainsi qu’aux blessés. Considéré comme la première attaque d’une telle ampleur qu’a connue le Burkina Faso, selon Roch Kaboré, « cet évènement a été et restera le catalyseur de notre prise de conscience et la nécessité de prendre toutes les dispositions pour sécuriser notre pays et  nos concitoyens ».

Cette commémoration de l’an 1 du sinistre de l’avenue Kwamé N’Krumah, était également l’occasion, aux dires du chef de l’Etat, de montrer à la face du monde qu’aucune concession ne doit être faite aux terroristes et au terrorisme. C’est pourquoi, il a saisi l’opportunité pour témoigner  la solidarité de la nation entière à l’endroit « de tous les peuples qui subissent les actions des terroristes. Une attaque terroriste perpétuée quelque part dans le monde, est une attaque dirigée contre les peuples de la planète.» D’où l’appel lancé à la conjugaison des efforts à l’échelle planétaire pour lutter contre ce fléau.  

Le 15 janvier 2016, ce sont au total 30 personnes de 11 nationalités différentes ont péri au cours de cette attaque terroriste. Il y avait aussi de nombreux blessés. Pour se souvenir des disparus, une stèle a été érigée sur l’avenue Kwamé N’Krumah, à l’intersection des trois lieux dans le viseur des terroristes. Sur ce monument où sont inscrits les noms de toutes les victimes, on peut aussi lire : « A la mémoire des victimes de l’attentat terroriste du 15 janvier 2016. Aux 30 vies fauchées en ces lieux, nous ne vous oublierons jamais ». C’est par un dépôt de fleurs et une poignée de main signe de réconfort  aux représentants des familles par le président du Faso et des membres du gouvernement qu’a pris fin la cérémonie.

Guy Serge Aka   

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