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Ouagadougou: un important lot de poulets impropres à la consommation déversé à l’arrondissement 6, une enquête ouverte
Burkina: le bilan actualisé de l'attaque de Koutougou est de 24 militaires tués, 5 disparus et 7 blessés
Burkina: 40 terroristes tués après l’attaque de Koutougou (AIB)

SOCIETE

En vue d’atténuer les difficultés vécues par les femmes et les jeunes filles incarcérées à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco), le Groupement alternatif d’initiatives artistiques (GAIA/Faso) a initié un projet dénommé : «Contribuer à la réhabilitation sociale et professionnelle de femmes et jeunes filles détenues à la Maco à travers des sessions d’art thérapie et de développement personnel». Aux termes de ce projet, ce sont 15 femmes et jeunes filles qui ont été formées en art thérapie dont 12 en modelage et art plastique et 6 consacrées à la danse, qui ont été célébrées le mardi 26 février 2019 au sein de la Maco.


En plus du travail abattu par le service culturel de la Maco pour aider les détenus à leur réinsertion sociale, l’association GAIA/Faso entend ainsi apporter sa contribution afin de permettre aux détenus et le monde extérieurs de comprendre que la prison n’est pas une fin en soi. Conçu et mis en œuvre par GAIA/Faso, ce projet vise à atténuer les difficultés vécues par les femmes et les jeunes filles incarcérées à la Maco, en apportant un accompagnement sur le plan psychologique et en mettant en œuvre des activités d’art thérapie pouvant renforcer les capacités, la confiance en soi et l’autonomie des femmes pour créer les conditions pour leur insertion sociale et professionnelle à la sortie du centre de détention. A cet effet, «un accompagnement complet leur a été offert à travers des activités thérapeutiques, de renforcement de capacités, de coaching, afin de leur donner une chance de retrouver une stabilité psychologique qui favorisera leur retour dans la société et dans leur famille», explique Isabelle Bulczynski/Dossa, présidente de GAIA/Faso.

15 femmes et jeunes filles ont pu bénéficier de sessions hebdomadaires en art thérapie, dont 12 de modelage et d'art plastique et 6 consacrées à la danse. Les sessions d’art plastique et de modelage ont réalisées au cours de 12 semaines, à raison de deux heures par semaine, et grâce au concours de deux spécialistes.  Quant aux sessions consacrées à la danse, elles ont été conduites pendant six semaines à raison de trois heures par session avec l’intervention de deux spécialistes.

Des sessions hebdomadaires d’animation sur le développement personnel, l’alphabétisation fonctionnelle adaptée au monde du travail et la réinsertion professionnelle visant à assurer un coaching-accompagnement à la réinsertion sociale, professionnelle et économique ont été administrées aux femmes et jeunes filles détenues. L'élaboration de curriculum vitae et de projets professionnels, l’information et la formation aux fondamentaux de l’entreprenariat, la mise en contact pour la recherche d’emploi n’ont pas été occultés. A cela s’ajoute l'initiation à la couture.

«En administration pénitentiaire, c’est la première fois que je vois l’art se développé en prison. Je suis vraiment émerveillé et je souhaite que cela se poursuive. Parce que cela permet aux détenus de savoir qu’ils ne sont pas délaissés et cela leur permet d’exprimer leurs talents», a indiqué Claude Ouédraogo, Directeur de la Maco. Représentant l’ambassadeur du Canada au Burkina, Placide Compaoré a indiqué que le Canada attache du prix à l’épanouissement de femme en général, mais surtout aux femmes qui vivent dans des conditions difficiles. D’où son accompagnement pour ce projet. Même son de cloche chez Murielle Robui Dhe, présidente du Club international des femmes du Burkina (Clif) qui estime pour sa part que ce n’est que le début d’un processus qui prendra en compte l’ensemble des maisons d’arrêt du Burkina à travers ce projet de GAIA/Faso.

L’atelier le plus gai, le plus festif et le plus amusant selon Pascaline Simporé, porte-parole des bénéficiaires, est celui de la danse. «Dans le groupe, certaines se sont révélées de bonnes danseuses : Suzy, Margueritte, Progress, Flavour, Bintou et Sita. Avant ce programme, aucune de nous ne participait aux cours de sport. Cela nous a donc ouvert de nouvelles possibilités et pour certaines, une vraie découverte. Avec cet atelier, nous sommes beaucoup plus à même de résister aux pressions extérieures et aux provocations», témoigne Pascaline Simporé.

Cette journée de célébration a permis aux femmes détenues et mineurs, d’exprimer leurs talents à travers chants, chorégraphie etc. Sensibiliser à la protection de l’environnement à travers la lutte contre les sachets plastiques, ces femmes détenues confectionnent des sacs, bijoux et objets utilitaires faits à base des objets recyclés et les chutes de pagnes et tissus issues des salons de couture. Elles reçoivent ainsi des rémunérations en fonction des recettes issues de la vente des articles qu’elles confectionnent. Ces revenus leur permettront de pouvoir acquérir les produits de première nécessité. 
 


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