Aujourd'hui,
URGENT
Médias: un incendie a ravagé ce matin les  locaux de la télévision BF1. Pas de blessé, mais d'importants dégâts matériels.
Burkina: le secteur minier, c’est 71% des recettes d’exportation,  50 tonnes d’or produites en 2019 qui ont rapporté 1420 milliards FCFA.
Mines: en 2020, l’exportation d’or a rapporté près de 2 000 milliards de FCFA au Burkina (Oumarou Idani). 
Covid-19: un nouveau décès et 83 nouveaux cas à la date du 12 janvier 2021 au Burkina Faso. 
Mali: trois Casques bleus ivoiriens tués quand leur véhicule a sauté sur une mine dans la région de Tombouctou (Officiel). 
Burkina: la NAFA félicite le président Kaboré pour la création d’un ministère de la Réconciliation nationale et encourage Zéphirin Diabré. 
Burkina: le couvre-feu prolongé de 45 jours dans la région du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. 
États-Unis: 20 000 soldats de la Garde nationale déployés à Washington pour l'investiture de Joe Biden (médias). 
États-Unis: Donald Trump devient le premier président sous l'objet d'une deuxième procédure de destitution dans l'histoire du pays.
Covid-19: 184 nouveaux cas et 3 décès à la date du 11 janvier 2021 au Burkina.  

SOCIETE

Placé sous le thème «Les biotechnologies pour la valorisation des produits locaux et la maitrise des propriétés intellectuelles pour les applications industrielles en Afrique de l'ouest», un atelier du Réseau Ouest-africain de biotechnologie 2019 ( R.A.biotech) s’est tenu du 25 aun 26 février 2019 à l'Université Ouaga 1, professeur Joseph Ki- Zerbo. Cet atelier selon les initiateurs, vise entre autres, à recueillir les contributions de différents partenaires intervenants dans le domaine de l'agro-biotechnologie afin d'identifier et d'améliorer  les besoins des acteurs au niveau de la recherche pour la valorisation des produits locaux.



Le R.A.biotech a été créée en 2002 au département de Biochimie -microbiologie de l'Université Ouaga 1 Joseph Ki-Zerbo. Les universités membres fondateurs provenaient des pays d'Afrique de l'Ouest. Il a pour objectif principal de travailler à l'introduction durable de la biotechnologie en Afrique, en abordant les questions de sécurité alimentaire, de la biosécurité, de la protection de l'environnement et des préoccupations de toutes les parties prenantes. Notamment les petits exploitants et consommateurs jusqu'aux décideurs politiques et industriels.

L'agriculture au Burkina, continue d'être en proie à une faible résistance aux stress biotiques et abiotiques et des pertes post -récolte élevées d'après les organisateurs de l'atelier. A toutes ces difficultés, s'ajoute la faiblesse de la formation par industrialisation et de la valorisation des productions locales. Les contraintes alimentaires, économiques, énergétiques et environnementales associées à des enjeux sociétaux de plus en plus marqués, imposent une nouvelle orientation de l'enseignement supérieur vers les formations qui tiennent compte des besoins réels de toutes les parties prenantes aux dires des initiateurs dudit atelier.

Regroupant des chercheurs, des universitaires, des industriels, des ONG et différents acteurs de la société civile impliqués dans le domaine de la production, de la transformation et de la conservation des produits locaux, cet atelier vise à identifier les besoins des acteurs au niveau de la recherche pour la valorisation des produits locaux et à améliorer leurs connaissances en matière de propriété intellectuelle. Pour le  professeur Alfred Traoré, président  du R.A.biotech, la biotechnologie couvre un large domaine de compétence. faisant mention de l'atelier, il a indiqué qu'il visait  à former les étudiants et les  jeunes chercheurs sur la possibilité qu'ils ont de transformer les produits locaux.

Pour le ministre des Enseignements supérieurs, de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Alkassoum Maïga, cet atelier abordera des préoccupations importantes  pour l'Afrique parce que «dans le monde, environ 257 millions de personnes  vivent en continue dans la famine  et sur ce nombre, il y a 237 millions qui sont d'Afrique subsaharienne». «Rien que ce chiffre permet à tout un chacun d'être interpellé et de savoir quels sont les défis du moment et chercher à produire plus et mieux pour que plus jamais, des individus dans leur dignité ne soit atteint au point d'être réduit à la famine. Aujourd'hui, la science dispose d'un moyen de faire en sorte que nous ne soyons plus dans ces souffrances et ce sont les biotechnologies. Elles nous permettent d'avoir des productions dans tous les domaines y compris l'agriculture, l'élevage pour faire face aux défis de nos populations. Que des chercheurs du laboratoire du Burkina aient invité d'autres du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Togo, du Bénin à la réflexion, je pense que c'est un évènement important pour le Burkina et toute l'Afrique», a laissé entendre le ministre.

Prévu en trois axes, des questions entre autres sur «Quels nouveaux développement peut-on s'attendre en sciences biotechnologiques et les applications», «Comment les applications  actuelles de la biotechnologie concernent les systèmes agricoles en Afrique de l'Ouest» seront abordées.