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SOCIETE

15 janvier 2016-15 janvier 2017, cela fera bientôt un an que le couple Eliot a été enlevé à Djibo dans la province du Soum. A la veille de l’anniversaire de ce rapt suivi des attaques du restaurant le Capuccino et de l’hôtel Splendid, un collectif des Organisations de la société civile dénommée Collectif des OSC actives pour la commémoration de l’an I de l’enlèvement du couple Elliot, a animé une conférence de presse ce jeudi 12 janvier 2017 à Ouagadougou pour dénoncer le «mutisme» des autorités burkinabè sur ce dossier.



L’enlèvement du couple Elliot revendiqué par le mouvement islamiste Aqmi a, selon les conférenciers, sapé l’espoir d’une vingtaine de personnes aujourd’hui en chômage technique. Appliquant le ratio employé/charge, Ismaël Traoré, principal animateur de ladite conférence, estime à environ 160 le nombre de personnes bénéficiant indirectement des revenus des employés du couple.

Selon M. Traoré, «les employés vivent le martyr de l’oisiveté du fait qu’ils n’exercent plus depuis l’enlèvement du couple (l’épouse du Dr Elliot, Jocelyn Elliot, a été libérée le 6 février 2016 au Niger, Ndlr)». Les conférenciers font aussi remarquer que cette situation a un impact « négatif » sur les populations au plan social, économique et sanitaire. « Pour qui connait les vies humaines sauvées grâce aux précieux soins de ces humanitaires et les activités génératrices de revenus qui fleurissaient autour de ce centre de santé, ce sont aujourd’hui des populations qui sont livrées à elles-mêmes », soutient Roger Bemahoun.

Pour le collectif, « l’Etat est resté muet et insensible au sort des employés en dehors de la visite sur les lieux que les émissaires du gouvernement ont effectués dès les premiers jours de l’enlèvement ». C’est donc cet environnement peu reluisant de la situation socioprofessionnelle du personnel et sanitaire des malades, doublé de la situation sécuritaire nationale et locale qui a motivé cette coalition d’OSC, à commémorer l’an I de l’enlèvement du couple australien.

A cette occasion, la coalition entend organiser des activités visant à opposer un « Non » face actes terroristes et d’extrémisme violent, le refus de l’oubli et de la fatalité et interpeller les autorités burkinabè sur leur «mutisme». Veillées de prières dans les lieux de culte, journée de salubrité dans l’enceinte de la clinique Elliot, match de football, de volleyball, jeux de société, marche meeting suivi de remise de déclaration aux autorités locales et un panel qui aura pour thème: « Le sahel burkinabè à l’épreuve du terrorisme, le radicalisme et de l’extrémisme violent : quelles réponses ? », marqueront les temps fort de cette commémoration à Djibo.

Ce sera donc l’occasion pour les organisateurs d’inviter les autorités sur la nécessité de communiquer sur le niveau d’avancement du dossier Elliot, de revisiter l’œuvre de ce couple de coopérant durant leur séjour au sahel, de susciter une mobilisation locale, nationale et internationale pour la libération du Dr Elliot et d’identifier les mécanismes de prévention et de résilience du terrorisme et de l’extrémisme violent.

Abel Azonhandé

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