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SOCIETE

Dans cette déclaration, la Commission nationale des droits humains (CNDH) et plusieurs organisations de la société civile exigent de l’Etat, l’organisation d’obsèques nationales pour honorer la mémoire des disparus du drame de Yirgou survenu le jour de l’an.

Le Burkina Faso traverse, depuis quelques années, une situation sécuritaire très préoccupante caractérisée par de multiples actes terroristes perpétrés sur le territoire national au cours des trois dernières années. Cette situation a occasionné notamment la destruction de biens matériels, la déscolarisation de nombreux enfants dans plusieurs localités, à l’Est, dans le Nord et le Sahel burkinabé, le déplacement massif de populations et surtout des pertes en vie humaine et de nombreux blessés aussi bien dans les rangs des forces de défense et de sécurité qu’au sein des populations civiles. Ces épisodes d’une cruauté inhumaine ont atteint leur paroxysme le 1er janvier 2019 avec le drame de Yirgou. En effet, ce village situé dans la commune de Barsalogho, province du Sanmatenga, région du Centre-Nord, a été le théâtre de violences meurtrières consécutives à une attaque menée par des individus armés non-identifiés. Ces évènements malheureux ont provoqué de nombreuses atteintes aux droits humains et plus particulièrement au droit à la vie et à l’intégrité physique de nombreuses personnes. 

La récurrence des violences communautaires nécessite une mobilisation de toutes les forces de la patrie pour garantir une effectivité du respect de nos valeurs, des droits humains et de la durabilité de la cohésion sociale.  

C’est pourquoi, la Commission nationale des droits humains (CNDH) a initié une série de concertations avec ses partenaires, dont des organisations de la société civile, avec lesquelles elle s’est réunie le 10 janvier 2019 au siège du Conseil économique et social (CES).

Les discussions se sont focalisées principalement sur l’analyse du drame, la problématique de la gestion de la crise de Yirgou et sur les principes et valeurs qui doivent guider notre « vivre ensemble ».

Après une analyse des causes profondes et une énumération des menaces que pourrait représenter cette crise pour notre pays, les participant(e)s se sont offusqué(e)s du manque de diligence dans la gestion globale de ce drame et les solutions que les dirigeants et les forces de défense et de sécurité ont réservé à la situation de Yirgou. Ils ont déploré et condamné le rôle que les groupes d’autodéfense ont joué dans ce drame aboutissant à ce bilan macabre jamais égalé.

Tout en s’engageant à suivre le processus de réinstallation, de prise en charge humanitaire, d’indemnisation et de réparation des dommages subis par les communautés affectées par le drame, la CNDH et les organisations de la société civile interpellent les plus hautes autorités du Burkina Faso pour un traitement diligent de la crise de Yirgou. Elles recommandent en urgence de :

- maintenir une présence sécuritaire permanente sur place pour rassurer la population ;

- identifier les victimes décédées et leurs lieux de sépulture ;

- organiser des obsèques nationales pour honorer la mémoire des disparus;

- diligenter des enquêtes judiciaires pour garantir la manifestation de la vérité afin de procéder à  l’indemnisation des victimes et à la réparation des dommages subis; 

- mettre à la disposition du TGI de Kaya les moyens nécessaires à la conduite diligente des enquêtes pour répondre aux besoins de vérité et de justice ;

- procéder à l’interpellation dans les meilleurs délais de toutes les personnes qui se sont rendus coupables d’actes criminels en lien avec ce drame ;

- établir le rôle joué par les groupes d’autodéfense dans le massacre survenu et engager un débat franc et sincère sur le risque qu’ils représentent pour la paix et la sécurité ;

- faciliter la conduite par la CNDH d’une enquête indépendante conformément à ses missions et attributions ;

- inviter les autorités coutumières, religieuses, politiques et civiles à engager une réflexion nationale sur les conflits communautaires et la stigmatisation ethnique au Burkina Faso ; 

- rendre effective l’application du décret n°20161052/PRES /PM/MATDSI/MJDHPC/ MINEFI/MEEVCC portant définition des modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la police de proximité ;

- renforcer la sensibilisation par la diffusion de messages de paix, de tolérance et de cohabitation pacifique en langues nationales par tous les canaux de communication appropriés ;

- établir les responsabilités dans les dysfonctionnements de la chaîne administrative et sécuritaire n’ayant pas permis la prise de mesures diligentes de protection des victimes pour circonscrire le drame ;

- rétablir dans les meilleurs délais l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire et éviter que des groupes d’autodéfense se substituent à l’Etat dans l’administration de la justice et de la sécurité.

 

Fait à Ouagadougou le 10 janvier 2019 

Ont signé :

1. CNDH

2. ACAT/Burkina

3. AEEHB

4. AFJ/BF

5. AJH

6. AMNESTY INTERNATIONAL

7. AOPS

8. APGD/ BF

9. ASCE

10. ATR/ DI

11. AYWEY

12. BALAI CITOYEN

13. BURKINA INTERNATIONAL

14. C N P  

15. CAS

16. CBDDH

17. CERDIH

18. CFB

19. CGD

20. CIDOC

21. CIFDHA

22. CNP-NZ

23. CODEL

24. CQDJ

25. FEBAH

26. FESAD

27. JCST

28. JUNA

29. LFEM

30. M A N D A

31. MBDHP

32. ONAFAR 

33. PLATEFORMES RGSS

34. RACINES

35. RAJ

36. RéHCOPH

37. RENOH

38. RESACIFROAT

39. SBDC

40. SEMFILMS

41. SOS Pénitentier

42. SEMFILMS

43. TOCSIN

44. UAODD

45. UNFH/ BF

46. WANEP

 

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