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Burundi: au moins 9 morts dans l'effondrement d'une mine de coltan à Kabarore
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Madagascar: 4 morts suite à une intoxication à la viande de tortue de mer
Bobo-Dioulasso: un prêtre assassiné, un autre blessé par leur ancien cuisinier (AIB)
Cybercriminalité: une opération policière internationale démantèle un réseau de cybercriminels ayant fait plus de 40 000 victimes dans le monde
Soudan: retour au calme à Khartoum malgré la suspension des pourparlers
Burkina: 88 conventions à hauteur de 1 176 milliards de F CFA signées en 2018 (Discours sur la situation de la nation)
Burkina: le Premier ministre Dabiré a exposé ce jeudi 16 mai son discours sur la situation de la nation, pour lui le bilan est plutôt satis
Niger: 17 militaires tués et 11 autres  portés disparus au cours d'une embuscade à Baley Beri, près de la frontière avec le Mali

SOCIETE

L’Union Police Nationale (Unapol) a animé une conférence de presse ce lundi 14 janvier 2019 à Ouagadougou. Suite à la mort des deux policiers  à Nafona, (commune de Soubakaniédougou/Province de la Comoé), l’Unapol  a une fois de plus insister sur l’urgence pour les autorités de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’améliorer la protection physique et juridique du policier.

Deux policiers, notamment  le commandant de corps urbain de Banfora, Wolé Gilbert Sangaré et le commissaire du district de Soubakaniédougou, Telesphore Kyélem ainsi qu’une dame ont trouvé la mort le samedi 12 janvier 2019 à Nafona, village situé  à environ 70 km de Banfora suite à une opération d’interpellation.

Selon l’Unapol, les événements qui se sont produits à Nafona sont « inadmissibles, inacceptables et intolérables » dans un Etat de droit. «Ce qui est plus inadmissible c’est l’attitude du gouvernement et de la hiérarchie policière. Nous sommes à présent convaincus que les policiers sont orphelins de leur hiérarchie au vu de son inaction et de son manque d’initiative face aux problèmes des policiers. La hiérarchie se contente de dire qu’il faut effectuer telle ou telle mission sans mesurer l’ampleur du risque » a déploré le secrétaire général de l’Unapol Armyao Zongo.

A en croire les conférenciers du jour, l’accomplissement des missions « dangereuses » par la police, à qui le gouvernement semble refuser et sans aucune raison « valable » toute protection, doit interpeller la hiérarchie à prendre toutes les précautions nécessaires pour la sécurité du policier afin d’éviter  de les endeuiller ainsi que leurs familles : « quand il n’y a pas de moyen c’est inadmissible d’envoyer des policiers à l’abattoir. Le degré de risque a augmenté au Burkina  Faso et nous le savons tous. Il appartient à la hiérarchie de se rendre compte qu’il faut des moyens de protection pour les policiers ».

Au gouvernement, l’Unapol appelle à la fermeté parce que selon elle, le pays se meurt et malgré l’état d’urgence les attaques se poursuivent. A l’endroit de la population, l’Unapol a condamné fermement les comportements « barbares et inhumains » envers les policiers. «Aucune police au monde n’est à l’abri des incidents de tirs. Nous rappelons à la population de ce pays que les policiers sont aussi des Burkinabè et comme elle, ils ont aussi droit à la vie et bénéficient de l’ensemble des droits de l’homme garantis par la constitution et les instruments juridiques internationaux. Vous ne pouvez pas demander à la police d’assurer votre sécurité pendant que vous lynchez lâchement et sauvagement des policiers en mission dans une République » a affirmé le secrétaire général.

L’Unapol a par ailleurs annoncé qu’elle portera très prochainement  plainte auprès des juridictions compétentes contre les personnes qui ont participé d’une manière ou d’une autre à ces actes « ignobles » qui ont coûté la vie à deux des leurs.  En attendant, la police nationale observe un arrêt de travail pendant que l’Unapol dépêche une équipe ce jour sur les lieux du drame.

 

 

 

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