Aujourd'hui,
URGENT
HCR: le Burkina Faso accueille à ce jour près de 34.000 réfugiés dont 56% d'enfants.
Présidence : les rois de différentes localités reçus en audience le mardi 20 juin par Roch Kaboré.
Mali: une trentaine de morts dans des violences entre Peuls et Dogons dans le centre du pays.
Auto-emploi : le Programme d'autonomisation économique des jeunes et des femmes, crédité d'une enveloppe de 16,5 milliards de FCFA.
Auto-emploi : les jeunes et les femmes burkinabè invités à soumettre leurs demandes de financement dès le 26 juin.
Algérie: un père écope de 2 ans de prison ferme pour avoir suspendu son bébé dans le vide afin d’obtenir des «like» sur Facebook.
Ramadan: 462 infrastructures marchandes de Ouagadougou ont été contrôlées par le ministère du Commerce.
ONU : Zéphirin Diabré participe aux travaux de la 35ème session du Conseil des Droits de l'Homme actuellement à Genève, Suisse.
Centrafrique : accusés d’agressions sexuelles et de participation à des trafics, les Casques bleus congolais chassés de la Minusca.
Bac 2017: le doyen des candidats, Amadou Gazambé, 58 ans, passe l'examen pour la 11ème fois.

SOCIETE

Suite aux mutineries de 2011 au Burkina Faso, 136 policiers avaient été radiés de la police nationale le 7 mars 2012 pour « faits d’insubordination, de comportement attentatoire à l’honneur et à l’éthique du corps ». Ces policiers ont donné de la voix ce mardi 10 janvier 2016 à travers un sit-in devant la direction de la police nationale pour réclamer leur réintégration.


On se souvient que les 136 policiers concernés avaient demandé pardon à la hiérarchie policière et à la Nation entière le 19 mai 2015 suite au nouveau vent de changement qui a soufflé sur le Burkina Faso. Toujours pour plaider leur cause, ils ont rencontré le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré le 10 mai 2016. S’estimant incompétent pour prendre la décision qui réintègre ces ex-agents de la police, Simon Compaoré leur avait promis de «rendre compte à sa hiérarchie.»

Ce mardi matin, les 136 policiers radiés sont revenus à la charge pour réclamer ce qui, selon eux, leur revient de droit. «Nous avons mené une revendication légitime parce que notre plateforme revendicative a été adoptée en partie. Et des gens essayent aujourd’hui de nous exclure pour se retrouver à manger seuls. Si nous menons la lutte, c’est pour que toute la police nationale en profite. S’il y a changement au sein de la police aujourd’hui, c’est parce des gens ont mené la lutte. Personne n’acceptera cela au Burkina Faso», s’indigne Oumar Junior Banhoro, chargé à la mobilisation des 136 policiers radiés.

Ils donc rencontré le directeur général de la police nationale parce que, selon M. Banhoro, « le Premier ministre avait laissé entendre au cours d’une rencontre à l’Assemblée nationale qu’en réalité, c’est la hiérarchie de la police qui s’oppose à cette réintégration ». Oumar Banhoro et ses camarades devront encore patienter parce qu’après la rencontre, le DG de la police leur aurait promis se référer à sa hiérarchie.

Mais en attendant, les 136 policiers radiés ont élu domicile non loin du MATDSI. « Nous ne comptons pas quitter les lieux sans avoir une suite favorable. Notre objectif actuel est de rencontrer le président du Faso parce que tous ceux que nous avions rencontré sont incompétents pour traiter le dossier », martèle M. Banhoro.  

De leur côté, les 566 militaires radiés suite aux mêmes mutineries de 2011 demandent eux-aussi leur réintégration dans l’armée. Ils étaient regroupés devant l’Etat-major général des armées ce mardi pour se faire entendre. « Nous voulons que les chefs militaires, qui détiennent les clés de nos dossiers, sortent nous expliquer pourquoi ils ne suivent pas l'ordre des jugements. On peut juger 29 personnes qui ont commis des actes en 2015 et on ne peut pas faire de même pour 600 personnes radiées sans être écouté depuis 2011, et, on saute les dossiers de l'insurrection de 2014. Nous sommes devant l'Etat-major, nous les attendons parce que ce sont 600 familles qui croupissent dans la misère injustement », clame Hervé Tapsoba, porte-parole des militaires radiés.

Abel Azonhandé