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Littérature: les Nobel de littérature 2018 et 2019 attribués à la Polonaise Olga Tokarczuk et à l’Autrichien Peter Handke
Fonds mondial: le Burkina Faso s’engage pour un montant d’un million de dollars soit près de 595 millions de FCFA
Ouagadougou: une importante quantité de déchets biomédicaux saisie par la Police municipale
Burkina: le collectif des syndicats de l’aéronautique civile suspend son mot d’ordre de grève de 48 heures ( du 11 au 12 octobre)
Téléphonie: le Rwanda présente son premier smartphone « Made in Africa »
Guinée: l'opposition appelle à manifester contre un 3e mandat d'Alpha Condé
Burkina: une trentaine de terroristes neutralisés à Gorgadji (Région du Sahel)

SOCIETE

En marge de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance du Burkina, le Groupe d’action de lobbying et de plaidoyer (Galop) a organisé un panel de haut-niveau sur la problématique des mariages d’enfants et des mutilations génitales féminines. De ce panel, il ressort que le Burkina est le 5e pays au monde en matière de mariages d’enfants.

En effet selon les résultats de l’évaluation du Plan d’action 2009-2013 de lutte contre les MGF, la prévalence des MGF chez les enfants de 0 à 14 ans, reste élevée dans la région du Centre-Sud, soit 7% et qu’elle serait comprise entre 50 et 60% chez les femmes de 15 ans et plus dans la province du Zoundwéogo. Quant aux mariages d’enfants, selon Sika Kaboré, Première dame du Burkina et présidente du Galop, les statistiques indiquent que la prévalence des filles qui se marient avant leur 18è année d’anniversaire au Burkina, est de 51,6% faisant du Burkina, le 5è au monde en matière de mariages d’enfants.

«Les mariages d’enfants tout comme les MGF ont des conséquences graves, quelque fois insoupçonnées sur les victimes, leurs familles et partant, sur la nation tout entière. En effet, une fois mariés, les enfants-épouses doivent faire face à plusieurs défis, car elles doivent précocement prendre des responsabilités totalement incompatibles avec le niveau de leur développement physique, psychologique et mental», fait remarquer la Première dame.

Outre cela, ces filles sont forcées de subir des relations sexuelles non souhaitées qui par la suite, peuvent être confrontées à un risque élevé de grossesse non désirée, d’avortement dangereux, d’accouchement précoce et d’infections sexuellement transmissible etc.

Pire, le mariage est généralement pour ces enfants, synonyme de fin de scolarisation et de tout espoir de développement de compétences professionnelles dont elles ont besoins pour briser le cycle de pauvreté dans lequel baigne une large majorité de femmes dans nos pays. Quant aux conséquences des MGF, elles sont tout aussi graves et conduisent parfois à la mort selon Sika Kaboré.

Face aux graves conséquences de ces pratiques qui compromettent le devenir et l’avenir des enfants du Burkina, il est plus qu’urgent d’agir, car les statistiques demeurent alarmantes. C’est donc en raison de la persistance de ces pratiques et de leurs impacts tant sur les milliers de victimes que sur le développement du Burkina, que le Galop a décidé d’apporter sa contribution afin de construire un vaste mouvement national contre ces pratiques.

Le Galop est un regroupement présidé par la Première dame, composée de l’épouse du président de l’Assemblée nationale, des épouses des membres du gouvernement et des institutions nationales et internationales, des personnes ressources, avec l’accompagnement d’Organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

C’est donc un cadre de réflexion et d’action qui se fixe pour objectif, de contribuer aux actions de développement et surtout, contribuer à construire un environnement national qui donne toutes les chances aux groupes vulnérables en général et aux femmes et enfants en particulier. A travers ce panel, le Galop interpelle les populations de la région du Centre-Sud, surtout les autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, sur le drame que vivent en silence les milliers de filles et de femmes, victimes de pratiques d’un autre âge.

Cette rencontre répond donc à un besoin de mobilisation de toutes les couches sociales du Burkina pour les droits des femmes et des enfants et en vue d’accélérer l’abandon de ces pratiques. Elle s’inscrit aussi dans la dynamique d’un appel mondial de plus en plus fort, pour l’élimination des MGF et des mariages d’enfants dans tous les pays où persistent encore ces pratiques.

Face au mouvement mondial porté par le continent africain, Sika Kaboré a invité chacun et chacune à quelque niveau que ce soit, à être désormais un modèle, un agent de changement qui contribue quotidiennement à déconstruire dans son milieu familiale, son lieu de travail, son quartier, les normes sociales négatives qui maintiennent et justifient ces pratiques comme des valeurs sociales, religieuses ou culturelles.

Car pour l’épouse du chef de l’Etat, l’avenir du Burkina ne peut se concevoir dans un contexte où des milliers de filles sont mutilées, non scolarisés ou déscolarisées car contraintes de se marier précocement.

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