Aujourd'hui,
URGENT
Politique: le groupe parlementaire dissident de l'UPC a changé de dénomination et s'appelle désormais Groupe parlementaire RD (UPC)
France: Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat contre le marché de Noël à Strasbourg qui a fait 3 morts, a été abattu par la police
Royaume-Uni: le Parlement votera sur le Brexit entre le 7 et le 21 janvier 2019
RDC: incendie dans un entrepôt de la Commission électorale à Kinshasa à 10 jours de la présidentielle, d'importants dégâts matériels
Mali: arrestation de Burkinabè soupçonnés de préparer des attentats à Ouaga, Bamako et Abidjan pendant les fêtes de fin d'année
Burkina: le flambeau du 11-décembre a été transmis à Tenkodogo, ville hôte de la célébration de l'indépendance en 2019
Centrafrique: arrestation en France de Patrice-Edouard Ngaïssona, ex-chef anti-balaka en RCA
11-décembre:  «Rien et absolument rien ne doit remettre en cause notre vouloir vivre-ensemble» (Roch Kaboré)
Migration: le pacte de l’ONU sur les migrations adopté à Marrakech
11-Décembre: "L'occasion de rendre hommage à notre peuple travailleur et de saluer la mémoire des bâtisseurs de notre nation." (Roch Kaboré)

SOCIETE

Le Collectif des Organisations démocratiques de masses et de Partis politiques (CODMPP) et la Coalition nationale de lutte Contre la Vie chère (CCVC) ont animé une conférence de presse ce jeudi 6 décembre 2018 au Centre National de Presse /Norbert Zongo. Le lancement des activités commémoratives du 20e  anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo et de ses trois compagnons était à l’ordre du jour. 

13 décembre 1998-13 décembre 2018, cela fera 20 ans que Norbert Zongo et ses compagnons (son frère Ernest Yembi Zongo, son ami Blaise Ilboudo et son chauffeur Abdoulaye Nikièma) ont été assassinés puis brûlés à quelques encablures de Sapouy.

Selon Chrysogone Zougmoré, président du Mouvement burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples, 20 ans après, malgré la répression sous toutes ses formes abattue sur les militants du collectif et des compatriotes engagés sur le front de la lutte contre l’impunité « le peuple Burkinabè est resté debout et toujours déterminé à se battre jusqu’à ce que la vérité éclate et que la justice se fasse pour les suppliciés de Sapouy».

Aux dires des conférenciers du jour, la poursuite de la lutte pour l’aboutissement du dossier Norbert Zongo demeure plus que d’actualité et reste présente. C’est pourquoi les coordinations nationales du CODMPP et de la CCVC, ont décidé de commémorer comme chaque année l’anniversaire des assassinats de Sapouy. Cette commémoration se fera autour du thème : « 20 ans après, renforçons la lutte pour la vérité et la justice pour Norbert Zongo et ses compagnons et contre l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques ».

Plusieurs activités à l’occasion de cette commémoration ont été retenues. Il s’agit, entre autres, des hommages à Norbert Zongo et ses compagnons, à Flavien Nebié, Boukary Dabo, aux victimes de l’insurrection populaire d’octobre 2014 et de la résistance au putsch de septembre 2015. Des  assemblés générales, conférences, meetings et marches autour du thème retenu dans les régions, provinces, départements et autres localités du pays sont aussi prévus.

A Ouagadougou, les principales activités pour le 13 décembre seront les suivantes.  Du 10 décembre 2018 au 3 janvier 2019 : une exposition photographique et documentaire à la Bourse du Travail sur les 20 ans de luttes du collectif et de la CCVC. Le 13 décembre : un rassemblement au cimetière de Gounghin pour le dépôt de gerbes de fleurs et l’hommage aux victimes de Sapouy et autres victimes, une marche meeting à la place de la nation et un lancement d’un film documentaire à la bourse du travail sur les 20 ans de lutte du CODMPP et de la CCVC pour la vérité et la justice dans l’affaire Norbert Zongo.

François Compaoré, frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré est  accusé d’être le commanditaire de l’assassinat du journaliste d’investigation  Norbert Zongo. Arrêté en France  le 29 octobre 2017, la  décision de l’extradition de François Compaoré  intervient à quelques jours du 20e anniversaire de l’assassinat.  

Selon Me Prosper Farama, l’un des avocats de la famille Zongo, le dossier a plus ou moins avancé parce qu’après 20 ans d’attente, aujourd’hui il y a des inculpations : «L’extradition de François fait partie du dossier et c’est peut être un élément plus enrichissant pour la suite du dossier parce qu’aujourd’hui sur les exécutants supposés, il y a encore trois en vie. Quand nous demandons à François Compaoré de se remettre à la justice, c’est dans son propre intérêt. Beaucoup de choses se disent sur lui par rapport à son implication dans ce dossier. A sa place, j’aurais saisi cette aubaine pour m’expliquer par rapport à ce qui m’est reproché. Au-delà de trois inculpés, il y a eu des dizaines d’auditions. Nous pouvons dire que le dossier a évolué même si ce n’est pas comme nous l’avions souhaité ». 

A l’en croire, le principe de l’extradition de François fait partie de l’engagement de la lutte que le peuple Burkinabè  mène pour que toutes les personnes supposées mêlées dans des affaires judiciaires puissent répondre de leur acte.

 

FESPACO 2019

Sondage

La hausse de 75 FCFA du prix du litre d’essence et de gasoil au Burkina Faso est-elle, selon vous, justifiée?

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé