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Migration: le pacte de l’ONU sur les migrations adopté à Marrakech
11-Décembre: "L'occasion de rendre hommage à notre peuple travailleur et de saluer la mémoire des bâtisseurs de notre nation." (Roch Kaboré)

SOCIETE

Le bureau régional de l’Unesco pour l’Afrique de l’Ouest, en partenariat avec le ministère de la Communication et des relations avec le parlement du Burkina, organise un atelier de renforcement de capacités des médias pour la lutte contre l’extrémisme violent dans la région du Sahel. Cet atelier qui s’étendra sur 72heures s’est ouvert ce mardi 4 décembre 2018 à Ouagadougou.


Il est indéniable que les médias ont un important rôle à jouer dans la lutte contre le terroriste, à en croire la représentante du ministre de la Communication et des relations avec le parlement, Hortense Zida. Mais, explique-t-elle, «le dilemme qui se pose au département, c’est quelle approche trouver pour en appeler au professionnalisme et à la responsabilité sociale du journaliste dans le traitement de l’information liée à l’extrémisme violent sans heurter la susceptibilité, sans donner l’impression de limiter sa liberté de relation, d’analyse et de questionnement des faits. Autant il faut reconnaitre aux médias leur fort potentiel dans la lutte contre le terrorisme, autant faut-il relever leur vulnérabilité face à des acteurs désireux de les utiliser».

C’est dans cette optique que le bureau de l’Unesco à Dakar, en collaboration avec le ministère de la Communication du Burkina organise cette session sous régionale de renforcement des capacités des journalistes à Ouagadougou. Pendant 72 heures notamment du 4 au 6 décembre 2018, cet atelier réunira une trentaine de participants et des experts des médias venant du Burkina Faso et du Niger ainsi que des spécialistes de questions liées à la paix et la sécurité dans les situations de conflits et d’extrémisme violent dans la région du Sahel.

Pour Taliane Théodora, représentante de l’Unesco, l’institution porte haut cette thématique parce qu’elle estime que le développement passe d’abord par une liberté d’expression et une bonne liberté d’exercice des fonctions. «Cet atelier sous régional a été organisé parce que nous sommes conscient que ce sont des thématiques que le Burkina Faso et le Niger traversent en ce moment donc, il est nécessaire de faire une synergie d’actions pour pouvoir lutter au mieux contre l’extrémisme violent» a précisé Taliane Théodora.

Les modules de l’atelier porteront sur la collecte et le traitement de l’information sensible touchant à la paix et la sécurité ainsi qu’à la protection des journalistes, acteurs majeurs exposés à la menace terroriste. «Concrètement, trois thématiques seront évoquées tout au long de l’atelier. Une thématique sur l’éthique et la déontologie dans le traitement de l’information en zone de conflit; une seconde thématique abordera les aspects sécuritaires à savoir comment les médias en zone de conflit  peuvent travailler avec les forces de l’ordre. Et, la troisième concertation concernera le renforcement de capacités des médias sur les aspects de l’utilisation des réseaux sociaux» a énumérer la représentante de l’Unesco.

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