Aujourd'hui,

Suite au mouvement d’humeur des étudiants burkinabè vivant au Maroc, le Centre national de l’information, de l’orientation scolaire et professionnelle et des bourses (CIOSPB) apporte des éclaircissements et s’engage à travailler de sorte à ce que les bourses soient payées à bonne date à tous les étudiants où qu’ils se trouvent.


Le CIOSPB explique que, pour le cas du Maroc, le paiement des compléments de bourses pour la période d’octobre 2016 à janvier 2017 n’est pas encore effectif, bien qu’il ait demandé au Trésor d’effectuer le virement le 21 novembre 2016. En raison de diverses contraintes, le Trésor aurait effectué le virement des bourses d’octobre à décembre 2016, le 20 décembre 2016 par la BCEAO - Burkina Faso. Seulement, précise-le CIOSPB, la procédure de virement fait intervenir plusieurs institutions comme le Trésor public du Burkina Faso, la BCEAO, la Banque centrale marocaine et la Banque commerciale où est domicilié le compte de la Représentation diplomatique.

De ce fait, le Centre national de l’information, de l’orientation scolaire et professionnelle et des bourses (CIOSPB) «déplore cette situation dont les sources remontent aux dotations budgétaires insuffisantes». Avec l’accompagnement du ministère en charge des Finances, le CIOSPB s’engage donc à travailler de sorte à ce que «les bourses soient payées à bonne date à tous les étudiants où qu’ils se trouvent.» Enfin, le CIOSPB invite les étudiants à reprendre les cours en attendant l’arrivée effective des fonds «qui ne saurait tarder».

Pour rappel, les étudiants burkinabè vivant au Maroc avaient observé un sit-in le jeudi 5 janvier à l’ambassade du Burkina Faso au Maroc pour réclamer le complément de bourse couvrant la période d’octobre 2016 à janvier 2017 que l’Etat burkinabè est censé leur verser trimestriellement. Il y a une semaine, en répondant aux internautes sur Twitter, le chef de l’Etat, Roch Kaboré, avait assuré que le complément de bourse des étudiants burkinabè au Maroc avait été viré.

Y. Somé