Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

SOCIETE

Dans cette déclaration, l'empereur des mossés invite les populations burkinabè à mettre fin à la pratique de l'excision pour le bonheur et la santé des filles et des femmes.

Conférence internationale de l'Union africaine sur les mutilations génitales féminines (MGF) Ouagadougou, 22-25 octobre 2018

Déclaration de Sa Majesté le Mogho Naaba Baongho sur les mutilations génitales féminines 

Depuis quelques années, la pratique de l'excision suscite beaucoup de polémiques et de controverses au sein de nos communautés. La question divise profondément et questionne notre identité culturelle et traditionnelle.

En ma qualité d'empereur, et inspiré de la sagesse qui est la nôtre, je désire plus que jamais la santé de ma population.

L'excision a été pratiquée pendant longtemps par nos parents et nos grands-parents, elle n'a pas toujours fait partie de nos us et coutumes, elle nous a en effet été transmise au gré des échanges avec d'autres cultures et s'est finalement imposée comme rite de passage pour nos jeunes filles. Cette pratique n'est donc pas une exigence traditionnelle et l'abandonner ne revient aucunement à renier notre tradition.

Au fil de l'évolution de nos différentes cultures africaines, nous avons délaissé de nombreuses pratiques du fait de leur dangerosité, et de leur manque de pertinence comme la scarification et la taille des dents. L'excision fait également partie de ces pratiques et il est aujourd'hui démontré qu'elle peut se révéler dangereuse au point d'entraîner la mort de ses victimes à court, moyen ou long terme. Cela est en contradiction avec notre tradition dont l'objectif premier est d'assurer la survie des hommes et des femmes auxquels elle s'impose.

Si nos devanciers ont perpétué cette pratique, c'est surtout pour les aspects instructifs et éducatifs qui accompagnent le rite. La mutilation en elle-même n'est pas un gage de probité morale.

Au vu des nombreuses conséquences qu'elle peut entraîner, je lance donc un appel à tous les burkinabè, où qu'ils se trouvent, dans les villages, les villes et les campagnes : mobilisons-nous pour mettre fin à la pratique de l'excision. Il y va de la santé et du bonheur de nos filles et de nos femmes.

Ouagadougou, le 1er janvier 2014

Sa Majesté le Mogho Naaba Baongho

Empereur des Mosse

Grand officier de l'Ordre National 

Avec le soutien du Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille