Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: l'abbé Théophile Naré nommé nouvel évêque du diocèse de Kaya par le Pape François ce 7 décembre 2018 (Officiel) 
Tchad: huit ans de prison pour l’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé
France: les hausses de taxe sur les carburants «annulées pour l'année 2019»
Vatican: le pape François se rendra aux Emirats arabes unis en février 2019 où il participera à une rencontre inter-religieuse
G5 Sahel: plus de 1 300 milliards de F CFA (2 milliards d'euros) mobilisés pour le financement du programme d’investissements prioritaires
Rwanda: l'opposante Diane Rwigara et sa mère acquittées d'incitation à l'insurrection
Burkina Faso: la justice française autorise l'extradition de François Compaoré, frère cadet de Blaise Compaoré, poursuivi dans l'affaire Norbert
Burkina: les syndicats de l'éducation appellent les enseignants à suspendre de toute forme d’évaluation pour compter de ce lundi 3 décembre
Région de l'Est: la gendarmerie déjoue une embuscade et abat 6 assaillants sur l’axe Fada-Bougui (lefaso.net). 
Etats-Unis: le 41e président américain, George H. W. Bush, est décédé ce vendredi 30 novembre 2018 à l'âge de 94 ans

SOCIETE

Le mouvement des jeunes Youth ending hunger (YEH) en collaboration avec l’ONG Hunger free world a organisé une conférence publique le 6 octobre 2018 à Ouagadougou. 8è du genre, cette conférence avait pour but, de sensibiliser la jeunesse estudiantine pour son implication dans le combat pour la constitutionnalisation du droit à l’alimentation.

Cette conférence publique avait pour thème : «L’implication de la jeunesse pour la constitutionnalisation du droit à l’alimentation au Burkina, quelles perspectives et quels moyens ?» Selon Etienne Yaméogo, coordonnateur national du mouvement YEH, l’objectif est de donner l’information nécessaire aux jeunes afin qu’ils s’impliquent dans ce combat. «Beaucoup de jeunes n’ont pas connaissance de la nécessité du droit à l’alimentation. Ensuite, nous les sensibilisons à voter Oui au cas où il y aurait un référendum sur la nouvelle Constitution dans laquelle ce droit est désormais consacré», fait remarquer M. Yaméogo.

Pour le conférencier Dissan Boureima Gnoumou, député-maire de Houndé et président du Réseau des parlementaires pour la sécurité alimentaire et la nutrition au Burkina, il y a suffisamment de quoi nourrir tous les habitants de la planète. Cependant, il y a encore la malnutrition qui sévit et près de 825 millions de personnes qui souffrent de ce fléau dont près de 815 millions dans les pays en voie de développement. «Même les pays en voie de transition nutritionnelle souffrent de cette faim et cela doit interpeller», fait remarquer le conférencier qui suggère donc l’implication des Etats africains dans la démarche.

Selon lui, la sous-alimentation à des causes multiples et très complexes. Pour lui, l’on ne devrait pas se limiter au fait que ce fléau soit lié forcement aux phénomènes sociaux que sont les guerres, les catastrophes naturelles etc. «Ce fléau peut être lié aussi à l’injustice sociale et la discrimination qui font que certains n’ont pas accès à la disponibilité. Lorsque nous voulons éliminer ces formes d’injustices sociales qui empêchent certains à avoir l’accès à l’alimentation, il est naturel qu’on en face un droit constitutionnalisé qui ne saurait être foulé au pied par qui que ce soit», indique M. Gnoumou.

Mais pour le spécialiste en nutrition et parlementaire, même si ce droit à l’alimentation est inscrit dans la Constitution au Burkina, il ne suffit pas d’avoir un document mais il faut le mettre en pratique. C’est pourquoi, il demande l’engagement de toute la jeunesse dans la vulgarisation de ce droit auprès des populations. Chose que fait déjà le mouvement YEH et l’ONG Hunger free world qui depuis un moment, multiplient le plaidoyer auprès des institutions burkinabè. En rappel, le mouvement YEH est un regroupement de jeunes volontaires œuvrant pour la réalisation du droit à l’alimentation au Burkina depuis 2011.