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Sahel: la France va envoyer des renforts supplémentaires au Sahel, en sus du renfort des 220 soldats annoncé à Pau
Burkina: la loi portant institution de Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) adoptée par l'Assemblée nationale
Burkina: le document de Politique de Sécurité nationale remis au président du Faso
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Médias: le Synatic annonce un sit-in (22 et 23 janvier) et une grève générale de 48 heures (du 29 au 30 janvier 2020)
Burkina: le tribunal militaire a condamné lundi 13 janvier 2020 les accusés à payer 947 279 507 FCFA aux victimes du putsch manqué de 2015.
Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»

SOCIETE

Susciter le débat d’idées sur la biotechnologie et la sécurité alimentaire au Burkina Faso et en Afrique, c’est l’objectif d’une table ronde organisée par le professeur Mamoudou Dicko de l’université Ouaga I Pr. Joseph Ki-Zerbo le 30 décembre 2016.



L’objectif principal de ce projet selon le Pr. Mamoudou Dicko est de travailler à l’introduction durable de la biotechnologie pour atteindre la sécurité alimentaire en Afrique en abordant les questions de biosécurité et les préoccupations de toutes les parties prenantes: des petits exploitants, et consommateurs jusqu’aux décideurs. Pour atteindre cet objectif, il a été envisagé de mettre en place six modules de formation de niveau Master en français et en anglais dans les domaines de la sécurité alimentaire et la biotechnologie au niveau des universités concernées. Notamment l’université  Ouaga I Pr-Joseph Ki-Zerbo, l’université d’Eldoret du Kenya, l’université Nsukka (Enugu, Nigeria) et l’université de Groningen des Pays-Bas.

Ces nouveaux programmes permettront, selon le Pr Dicko, non seulement de renforcer les programmes de Master déjà existants mais aussi de créer éventuellement à l’horizon 2018, un nouveau programme de Master en sécurité alimentaire et biotechnologie. Une présentation succincte des modules en question a été donc faite à l’ensemble des participants à la table ronde.

Pour le Pr Nicolas Barro, vice-président chargé des enseignements et des innovations à l’université Ouaga I Pr. Joseph Ki-Zerbo, « cette activité est très importante, d’autant qu’il ne faut voir la sécurité alimentaire sous l’aspect quantité mais également l’aspect qualité. Pour nous responsables d’universités, l’implantation de ces curricula au niveau de nos universités va donner une autre envergure et nous permettra de produire des cadres qui pourront répondre à ces questions de sécurité alimentaire non seulement au niveau du Burkina Faso, dans l’espace Uemoa mais notre souhait est qu’ils aient une envergure internationale pour participer à tous les débats et porter le message afin de combattre cette question de d’insécurité alimentaire ».

Il s’avère donc nécessaire d’assurer une formation spécifique dans le domaine de la maîtrise des biotechnologies pour l’assurance de la sécurité alimentaire et la biosécurité, notamment les productions dérivées des Organismes génétiquement modifiés (OGM). D’où l’appel du Pr Dicko qui invite les autorités à soutenir de telles initiatives. « Notre rôle est d’offrir aussi de nouvelles formations qui s’adaptent aux besoins mais il faut l’accompagnement des autorités à tous les niveaux surtout pour nous qui développons de nouveaux curricula », a laissé entendre M. Dicko.


Abel Azonhandé

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