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11-décembre:  «Rien et absolument rien ne doit remettre en cause notre vouloir vivre-ensemble» (Roch Kaboré)
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11-Décembre: "L'occasion de rendre hommage à notre peuple travailleur et de saluer la mémoire des bâtisseurs de notre nation." (Roch Kaboré)
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RDC: Joseph Kabila n'exclut pas de se représenter en 2023 (RFI)
Burkina: l'abbé Théophile Naré nommé nouvel évêque du diocèse de Kaya par le Pape François ce 7 décembre 2018 (Officiel) 
Tchad: huit ans de prison pour l’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé
France: les hausses de taxe sur les carburants «annulées pour l'année 2019»

SOCIETE

Les Premières dames du groupe Afrique de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) sont à Ouagadougou pour un séminaire de haut niveau sur la promotion de la sensibilisation à la lutte contre le cancer et les programmes du plaidoyer dans les Etats membres. Patronné par Sika Kaboré, Première dame du Burkina, ce séminaire est placé sous le thème : «Un engagement solidaire pour lutter contre le cancer».


Durant 48 heures, les épouses des chefs d’Etats et les experts venus d’horizons divers, auront à présenter l’état des lieux du fardeau croissant du cancer dans les pays membres du groupe Afrique de l’OCI ; d’identifier les voies et moyens par lesquels les premières dames peuvent renforcer leur rôle de leadership pour lutter efficacement contre le cancer et sauver des vies dans le cadre des politiques sanitaires de leurs pays respectifs ; de partager les meilleures pratiques régionales et promouvoir des mécanismes de coordination régionale en matière de registre de cancer, de planification et de mise en œuvre du contrôle du cancer afin de renforcer les systèmes de santé ; de discuter des moyens d’élargir l’accès à la prévention, au diagnostic, au traitement et aux soins du cancer etc.
Le cancer est un problème de santé publique majeur qui affecte tous les pays. Il constitue la deuxième cause de décès dans le monde avec environ 8,8 millions de morts en 2015 selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Toujours selon l’OMS, près d’un décès sur six dans le monde est dû au cancer. Environ 70% des décès par cancer surviennent dans les pays à faible revenu ou intermédiaire parmi lesquels, les pays membres du groupe Afrique de l’OCI. Cette situation est particulièrement critique en Afrique où environ 80% de ses 1,2 milliard de personnes n’ont aucun accès à la radiothérapie, ni aux services cancérologiques.

«Au Burkina par exemple, depuis 2012, 7.800 cas de nouveaux cancers sont diagnostiqués par an. En effet, plus de 6.200 familles sont endeuillées chaque année du fait de cette maladie, soit environ 25 décès par jour et un décès par heure. Ces statistiques fort inquiétantes sont sensiblement les mêmes dans nos pays respectifs», révèle Sika Kaboré. Le diagnostic fait par la Première dame du Burkina est inquiétant. En effet, dans tous les pays africains membres de l’OCI, on dénombre moins de 10 centres de radiothérapie, alors que l’on estime que 60% environ de tous les cas de cancers devront être soumis à un traitement par les rayonnements à un certain stade de la maladie. Les médicaments anticancéreux ne sont pas accessibles à tous en raison de leurs coûts élevés. De même, le développement des services de cancérologie est encore au stade embryonnaire et est toujours localisé dans les capitales.

Ce qui fait dire à Sika Kaboré qu’il est impérieux que dans les Etats membres du groupe Afrique de l’OCI, des mesures fortes soient prises en termes de politiques publiques pour non seulement céer, équiper et rapprocher les centres de soins aux couches les plus vulnérables, mais aussi de réduire considérablement les coûts de traitement par des subventions. «Des actions vigoureuses doivent être prises en soutien franc aux programmes de prévention et de prise en charge, notamment en renforçant les programmes de sensibilisation sur les changements de style de vie et en développent le dépistage et le traitement des cancers. Nous les Premières dames en première ligne de cette lutte, nous devons être mises à contribution aux côtés des pouvoirs publics et des partenaires au développement pour faire de cela une réalité au grand bonheur de nos populations», a interpellé la Première dame du Burkina.

Les conclusions des experts du domaine qui se sont réunis la veille, devraient permettre de renforcer le rôle des Premières dames en tant que forces d’interpellation et d’accompagnement dans la lutte contre le cancer ; de les informer sur les opportunités d’accompagnement technique et de financement auprès des PTF ; de partager les meilleures pratiques et de promouvoir un mécanisme de coordination régionale dans les registres de cancer, de la planification et de la mise en œuvre de plans de contrôle du cancer ; de susciter la mobilisation et la mise en place de l’assistance technique nécessaire au renforcement des capacités des systèmes nationaux de santé et d’élargir l’accès à la prévention, au diagnostic et aux soins du cancer.

Cette rencontre qui débouchera sur une déclaration dite de Ouagadougou, permettra aux Premières dames présentent, de faire des recommandations fortes assorties d’une feuille de route vers des actions concrètes efficientes, propices à un rapide renversement des tendances, toutes choses qui redonnera un espoir certain aux nombreuses personnes et aux familles déjà confrontées au phénomène du cancer. En plus de se préoccupée du phénomène du cancer, les Premières dames procèderont à la plantation d’arbres à l’hôpital de Bogodogo dans la soirée de ce 2 août 2018.