Aujourd'hui,
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Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
Madagascar: le second tour de la présidentielle opposera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux anciens présidents
Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Les Premières dames du groupe Afrique de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) se retrouveront à Ouagadougou les 1er et 2 août 2018 pour un séminaire de haut niveau sur la promotion de la sensibilisation à la lutte contre le cancer et les programmes du plaidoyer dans les Etats membres. A l’occasion de la conférence de presse animée à cet effet par Sika Bella Kaboré, Première dame du Burkina, le professeur Charlemagne Ouédraogo, gynécologue spécialiste des questions de cancer féminin a révélé qu’il y a environ 2000 cas par an de cancer déclarés par les hôpitaux au Burkina.


Selon le Pr Charlemagne Ouédraogo, malgré qu’il y ait peu de pays qui disposent de registre populationnel de cancer, il y a environ 2000 cas de cancer qui sont déclarés par les hôpitaux au Burkina. «Et ça, ce n’est que le sommet de l’iceberg», affirme-t-il. Parce que selon ses propos, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’il y a 5000 nouveaux cas de cancer qui apparaissent sur différents organes au Burkina.

Pour ce qui concerne l’état des lieux en matière de cancer au Burkina, le spécialiste fait remarquer qu’il y a très peu de pays en Afrique occidentale et centrale qui disposent d’un registre populationnel de cancer (registre dans lequel l’on note le nombre de personnes réelles qui ont eu un cancer sur n’importe quel organe au cours de l’année). «Aujourd’hui, cette question est en débat au Burkina et nous n’avons pas encore de registre populationnel de cancer. Nous n’avons qu’un registre hospitalier. Selon ce registre, je puis vous dire que nous avons environ 2000 cas par an qui sont déclarés par les différents hôpitaux», affirme M. Ouédraogo.

A entendre Charlemagne Ouédraogo, le Burkina est en pleine marche pour la mise en place de l’ensemble des outils qui vont lui permettre de donner des estimations qui soient très proches de la réalité dans les années à venir. Le cancer qui fait partie des maladies non transmissibles représente environ 13 % de l’ensemble des maladies non transmissibles au Burkina. C’est dire donc l’importance du mal. Et c’est pour cela que le gynécologue estime que le plaidoyer est de taille.

Bientôt des unités mobiles pour le dépistage

Pour lui, mieux vaut prévenir que guérir. «Si nous sommes efficaces  sur le dépistage, nous pouvons encore réduire l’incidence de beaucoup de cancers. C’est dans ce sens que nous avons fait un plaidoyer très appuyé pour que le gouvernement accède à notre requête de faire en sorte que le dépistage soit gratuit  pour l’ensemble des femmes vivantes au Burkina», fait-il remarquer. Mais force est de constater qu’à ce jour, les bénéficiaires ne sont même pas à une utilisation de  10% de cette offre du gouvernement. Une offre que Charlemagne Ouédraogo dit ne pas exister en Afrique de l’Ouest francophone et en Afrique centrale.

Afin donc de rapprocher l’offre des bénéficiaires, la fondation Kimi que dirige Sika Bella Kaboré a fait un plaidoyer auprès du  gouvernement pour que l’ensemble des 13 régions sanitaires du Burkina soient dotés d’unités mobiles pour le dépistage et la prise en charge des légions pré cancéreuses. Ces unités mobiles pourraient également servir pour des campagnes de planifications familiales. Ainsi, chaque unité mobile restera et ne quittera pas sa région. Ce qui permettra donc de soulager les Centre de santé pour la promotion sociale (CSPS) et à ces unités mobiles d’aller vers les populations pour faire un dépistage et ramener les informations sanitaires qui vont suivre le circuit pour remonter jusqu’au niveau central.