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SOCIETE

La Coordination des comités CGT-B de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est sortie à nouveau ce jeudi 12 juillet 2018 pour se prononcer sur la situation qui prévaut au sein de la caisse suite au recrutement externe de personnel au profit de l’institution. Ce jeudi matin, il s’est agi pour le syndicat d’échanger avec les hommes des médias sur les actions engagées contre le processus tant décrié.

C’est d’abord la coordination des comités CGT-B/CNSS qui est sortie la première pour dénoncer ce qu’elle qualifie de processus «douteux» de recrutement. S’en est suivi l’Organisation syndicale de la prévoyance sociale de l’Union syndicale des travailleurs du Burkina  (OSPS/USTB) pour qui, ledit recrutement s’est fait dans les règles de l’art. Ce jeudi matin, le comité CGT-B/CNSS enfonce le clou : «depuis que le Directeur des ressources humaines a accédé à ce poste en septembre 2014, il a érigé le népotisme en système de gestion ou à tout le moins sous sa direction, l’inégalité des chances des Burkinabè s’est enkystée à la CNSS. Sous sa direction, de marginal, le phénomène est devenu protéiforme», fait comprendre Justin Kienou, secrétaire général adjoint du comité CGT-B/CNSS.

Selon M. Kiénou, parmi les admis, il y a quatre épouses d’agents de la CNSS. «Lorsque vous remontez le processus de recrutement, deux des quatre femmes se sont inscrites avec les patronymes de leur mari et les deux autres épouses avec leur nom de jeune fille. A la proclamation des résultats le 20 juin 2018, l’une des deux qui s’étaient inscrites avec leur nom de jeune fille a été déclarée admise avec le patronyme de son mari. Quant à l’épouse du DRH, elle s’est inscrite avec son nom de jeune fille et elle a été déclarée admise avec son nom de jeune fille», révèle M. Kiénou. Et Seydou Koné, secrétaire général de la coordination de conclure que depuis le départ, il y avait une volonté délibérée du DRH de dissimuler l’identité de sa femme.

Justin Kiénou avoue d’ailleurs que cette situation de «fraude» au sein de la CNSS ne date pas de maintenant. «En réalité, le leadership du comité CGT-B/CNSS s’est affirmé à la CNSS depuis 2014 où nous sommes l’organisation syndicale majoritaire. Et c’est pour cela que nous menons la lutte pour une gouvernance vertueuse. Donc ce n’est pas une histoire de règlement de compte», martèle M. Kiénou. Pour le comité CGT-B/CNSS donc, il est plus que capital de diligenter une enquête sur le processus avant même de parler d’enquête de moralité. «Et si le directeur général ne le fait pas, c’est qu’il est complice objectif», conclu M. Kiénou.

Face donc à ce que les conférenciers du jour qualifient de «simulacre de recrutement» et au manque de volonté de la direction générale de clarifier les choses, le comité CGT-B/CNSS a entrepris plusieurs actions. Notamment la saisine du secrétariat exécutif du Réseau national de lutte anti-corruption ; du président du Conseil d’administration de la CNSS et le Contrôleur général d’Etat. Mais en attendant, les admis ont été retenus et sont déjà en formation.

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