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Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire
Burkina: l'armée pilonne des bases terroristes à Pama et à Gayeri (Etat-major)
Evènement: : les présidents Akufo Addo du Ghana et Issoufou du Niger attendus au Rebranding Africa Forum de Ouagadougou.   
Terrorisme:: 8 personnes tuées dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018 dans une double attaque dans la Région de l'Est. 
France: Emmanuel Macron reconnaît le rôle de l'Etat dans la mort de Maurice Audin
Ghana: Kofi Annan repose désormais au cimetière militaire d’Accra
Karangasso-Vigué: trois morts et une dizaine de blessés après des affrontements entre Dozo et Koglweogo (RTB)

SOCIETE

Le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) a lancé une opération caisses vides depuis le lundi dernier sur l’ensemble du territoire national. Deux jours après cette opération qui rentre dans le cadre de la protestation des agents de la santé publique contre leurs conditions de travail qu’ils qualifient de «mauvaises», le suivi est «mitigé» selon Hamadi Konfé, secrétaire général de la sous-section Syntsha du CHU/Yalgado.


Le bilan de l’opération caisses vides lancée par le Syntsha est «mitigé» selon Hamadi Konfé. Pour le syndicaliste, l’administration de la santé a mis les moyens pour minimiser les conséquences. «C’est une forme de lutte qui consiste à favoriser les populations et à obliger le gouvernement à se pencher sur nos préoccupations. Mais l’administration a mis en place des agents de recouvrement qui se promènent pour obliger les malades à payer les frais des soins», explique M. Konfé.

Loin d’être découragé, Hamadi Konfé estime que c’est une intimidation de l’exécutif, qui n’aura de succès que lorsque des solutions seront trouvées à leurs revendications. «Nous allons utiliser toutes les formes de lutte jusqu’à ce que le gouvernement sache que nous sommes au sérieux et qu’il se penche sur nos problèmes», martèle M. Konfé.

Jean Gustave Zoungrana est attaché de santé/chirurgie et représentant résident de la polyclinique internationale de Rabat au Burkina. Pour lui, les autorités devraient se préoccuper des problèmes des agents de santé au lieu de faire des «discours de vas en guerre». «Tout est devenu illégal dans ce pays. Les sit-in, les opérations caisses vides sont illégaux selon le gouvernement. Ils veulent donc nous pousser à la grève parce que c’est cela qui est légale selon eux. Alors que les conséquences des grèves sont plus fâcheuses. Nous leurs demandons juste de nous écouter et discuter parce que ce n’est pas de gaieté de cœur que nous manifestons», fais savoir M. Zoungrana.

En rappel, le clap de départ de la conférence des forces vives de la nation sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics  de l’Etat  a été donné ce mardi 12 juin 2018 par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Ce sont au total 5 centrales syndicales et 21 syndicats autonomes en plus des forces vives (chefs coutumiers, société civile, partis politiques, etc.) qui prennent part à cette rencontre, qui prendra fin le jeudi 14 juin en vue d’apporter des solutions aux différentes revendications syndicales.