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Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
Madagascar: le second tour de la présidentielle opposera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux anciens présidents
Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) a lancé une opération caisses vides depuis le lundi dernier sur l’ensemble du territoire national. Deux jours après cette opération qui rentre dans le cadre de la protestation des agents de la santé publique contre leurs conditions de travail qu’ils qualifient de «mauvaises», le suivi est «mitigé» selon Hamadi Konfé, secrétaire général de la sous-section Syntsha du CHU/Yalgado.


Le bilan de l’opération caisses vides lancée par le Syntsha est «mitigé» selon Hamadi Konfé. Pour le syndicaliste, l’administration de la santé a mis les moyens pour minimiser les conséquences. «C’est une forme de lutte qui consiste à favoriser les populations et à obliger le gouvernement à se pencher sur nos préoccupations. Mais l’administration a mis en place des agents de recouvrement qui se promènent pour obliger les malades à payer les frais des soins», explique M. Konfé.

Loin d’être découragé, Hamadi Konfé estime que c’est une intimidation de l’exécutif, qui n’aura de succès que lorsque des solutions seront trouvées à leurs revendications. «Nous allons utiliser toutes les formes de lutte jusqu’à ce que le gouvernement sache que nous sommes au sérieux et qu’il se penche sur nos problèmes», martèle M. Konfé.

Jean Gustave Zoungrana est attaché de santé/chirurgie et représentant résident de la polyclinique internationale de Rabat au Burkina. Pour lui, les autorités devraient se préoccuper des problèmes des agents de santé au lieu de faire des «discours de vas en guerre». «Tout est devenu illégal dans ce pays. Les sit-in, les opérations caisses vides sont illégaux selon le gouvernement. Ils veulent donc nous pousser à la grève parce que c’est cela qui est légale selon eux. Alors que les conséquences des grèves sont plus fâcheuses. Nous leurs demandons juste de nous écouter et discuter parce que ce n’est pas de gaieté de cœur que nous manifestons», fais savoir M. Zoungrana.

En rappel, le clap de départ de la conférence des forces vives de la nation sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics  de l’Etat  a été donné ce mardi 12 juin 2018 par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Ce sont au total 5 centrales syndicales et 21 syndicats autonomes en plus des forces vives (chefs coutumiers, société civile, partis politiques, etc.) qui prennent part à cette rencontre, qui prendra fin le jeudi 14 juin en vue d’apporter des solutions aux différentes revendications syndicales.