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11-Décembre: "L'occasion de rendre hommage à notre peuple travailleur et de saluer la mémoire des bâtisseurs de notre nation." (Roch Kaboré)

SOCIETE

Après avoir été reçus par le Bobo Mandarê et la communauté musulmane, les responsables de l’Organisation non gouvernementale Hunger free world et l’Association des journalistes en nutrition et alimentation étaient ce mercredi 4 avril 2018 chez le Mogho Naaba en vue de plaider pour l’inscription du droit à l’alimentation dans la nouvelle Constitution du Burkina Faso.

Le droit à l’alimentation au Burkina est une préoccupation pour les responsables de cette Ong japonaise qui intervient au Burkina Faso depuis 2010 à travers des actions de lutte contre la faim.  «Nous avons saisi l’opportunité de la réécriture de la Constitution pour plaider à ce que le droit à l’alimentation soit inscrit dans la Constitution comme le droit à la liberté d’expression» a dit Frédéric Ilboudo, chargé de plaidoyer de l’Ong. 

Aujourd’hui, avance-t-il, c’est chose faite. «Il faut reconnaitre que la Constitution n’est pas encore entrée en vigueur. Donc, depuis un certain temps, nous avons entamé un plaidoyer pour demander aux autorités morales, religieuses et politiques pour le maintien du droit à l’alimentation dans la Constitution en ses articles 25, 26 et 139» précise M. Ilboudo. 

Pour le bonheur de tous, il sollicite l’engagement de tous. «Nous avions eu à rencontrer le Bobo Mandarê, la communauté musulmane et tous aujourd’hui comme le Mogho Naaba se sont engagés pour nous accompagner afin que le droit à l’alimentation soit maintenue dans la Constitution pour le bonheur des populations. Nous sommes en tout cas engagés et c’est pour cela que nous sommes venus ce matin demander l’engagement de sa Majesté le Mogho Naaba» a fait savoir le chargé du plaidoyer. 

A écouter M. Ilboudo, ce droit à l’alimentation, s’il est adopté, permettra aux Burkinabè de demander aux autorités de travailler à ce que tout Burkinabè mange à sa faim. Mais, précise-t-il, «manger à sa faim ne veut pas dire donner à manger. C’est plutôt créer les conditions pour que les Burkinabè puissent s’alimenter dans la dignité. C’est ce qui est fondamental». 

A travers ce processus de plaidoyer, Hunger free world entend travailler à influer sur les décisions touchant aux questions de la faim. Son plaidoyer est orienté vers les décisions et les leaders communautaires qui peuvent influencer les décisions dans ses zones d’intervention, dans le but de créer un environnement favorisant les actions contre la faim.

A noter que le droit à l’alimentation fait partie des droits économiques, sociaux et culturels. C’est un droit de l’Homme reconnu par le droit international qui protège le droit de chaque être humain à se nourrir dans la dignité, que ce soit en produisant lui-même son alimentation ou en l’achetant. C’est aussi le droit d’avoir un accès régulier, permanent et non restrictif, soit directement ou au moyen d’achats financiers à une alimentation quantitativement et qualitativement adéquate et correspondant aux traditions culturelles ou religieuses du peuple auquel le consommateur appartient, et qui lui procure une vie physique et mentale, individuelle et collective, épanouissante et exempte de peur. Il n’est donc pas un droit à être nourri mais un droit de se nourrir et d’être assisté en cas de sinistre entrainant l’incapacité de se nourrir par ses propres moyens.

 

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