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Kazakhstan: le président Noursoultan Nazarbaïev annonce sa démission après près de 30 ans de pouvoir

SOCIETE

En partenariat avec le secrétariat technique de l’Assurance maladie universelle du ministère en charge de la Fonction publique, le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a organisé le jeudi 1er mars 2018 à Ziniaré (Région du Plateau central) un atelier de renforcement des capacités des médias sur le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). L’objectif était de présenter et d’expliquer les grands principes du Ramu ainsi que le plan de son opérationnalisation.

« L’assurance maladie est un dispositif chargé d’assurer un individu face à des risques financiers de soins en cas de maladie ou de maternité », c’est en ces termes que  le responsable juridique de cette question, Jean Baptiste Yaméogo a défini l’Assurance maladie. 

De ses explications, il ressort que l’assurance maladie universelle (Amu) passe dans sa phase de concrétisation et cela nécessite que les grands principes conçus et validés par le gouvernement soient maintenant vulgarisés parce que, l’assurance maladie universelle existe au profit d’abord des Burkinabè. 

Aux dires du responsable juridique, sont assujetties au Ramu toute personne physique domiciliée sur le territoire national, toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui emploie au moins un travailleur salarié au sens de la législation en vigueur. «Tous les Burkinabè résidents sur le territoire national ainsi que les étrangers sont bénéficiaires, et toute personne ayant un revenu est obligée de contribuer au Ramu» a-t-il précisé.

M. Yaméogo a par ailleurs signifié que les prestations de soins de santé garanties sont prises en charge lorsque les soins sont prescrits et administrés sur le territoire national. «Le régime d’assurance maladie universelle garantit la prise en charge des frais des prestations de soins curatifs, préventifs, promotionnels et ré adaptatifs» affirme-t-il. Selon le formateur du jour, l’ouverture du droit aux prestations de soins de santé est subordonnée au paiement préalable des cotisations, que celles-ci soient payées par l’assuré social ou par un tiers. 

Cependant dans certains cas, peut intervenir la suspension du droit de prestation. Le responsable juridique a fait savoir que ces prestations ne sont pas couvertes dans deux cas : d’une part, lorsque le bénéficiaire ne réside pas sur le territoire national, sauf dans les cas couverts par les accords de réciprocité ou les conventions internationales ratifiées et d’autre part, lorsqu’il n’utilise pas les établissements de santé mis à sa disposition ou n’observe pas les règles prescrites pour la vérification de son état de santé.

De l’avis de secrétaire technique de l’Amu, Dr Yves Kinda, le Ramu est un outil important pour le développement du Burkina Faso. «Donc, il est important que l’on réussisse cette mission parce qu’au-delà de l’intérêt individuel pour le Burkinabè, c’est toute la population qui en bénéficiera» foi de M. Kinda.

Ce qu’il faut savoir, dit-il, est que le risque santé est un des premiers risque de basculement dans l’extrême pauvreté dans notre pays d’où l’importance de ce Régime. «Aujourd’hui par exemple, on sait que dans certaines contrées, c’est le niveau financier d’accès aux soins de santé qui décourage les populations qui ont recourent à d’autres pratiques traditionnelles très souvent dangereuses pour la santé» déplore le secrétaire technique.

A la question de savoir si toutes les conditions sont réunies pour la mise en œuvre du Ramu,  M. Kinda a fait savoir que le gouvernement a donné instruction pour que toutes les dispositions soient prises afin de présenter un dossier le plus abouti possible. Pour lui, il faut aller sur le terrain expérimenter ce qui est écrit parce que, «un dossier peut être joli sur les papiers mais tant qu’on ne l’a pas expérimenté sur le terrain, on ne peut jamais en réalité être sûr que toutes les conditions sont réunies pour sa réussite».

Pour un pays comme le Burkina Faso, poursuit-il, il y aura des difficultés dans sa mise en œuvre. Mais, M. Kinda estime qu’il va falloir les affronter dans les meilleures conditions possibles et, il faut les affronter collectivement. «Ce n’est pas un dossier gouvernemental, c’est un projet national qui doit rassembler tout le monde au-delà des appartenances politiques, religieuses et coutumières. Ce sont là les conditions du succès d’un projet comme l’Assurance maladie universelle» confie-t-il.

Il est à préciser que la gestion du Ramu est assurée par deux établissements publics de prévoyance sociale. Il s’agit de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) chargée de gérer le régime au profit des populations civiles et de la Caisse d’assurance maladie des armées (CAMA) chargée de gérer le régime au profit des éléments des forces armées nationales, des retraités et des membres de leurs familles.

 

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