Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

Photo: Faso-nord.info

SOCIETE

Le Tribunal de grande instance de Ouahigouya a condamné ce février 2018 l’agent de santé Nonguezanga Kaboré à une peine de prison de six mois avec sursis pour non-assistance de personne en danger. 

Attaché de santé au district sanitaire de Séguénéga, Nonguezanga Kaboré était poursuivis pour d'homicide involontaire et non-assistance de personne en danger.  Les faits se sont déroulés en 2012, alors que le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) avait lancé un mot d’ordre de grève.
Minata Traoré, 19 ans, est décédée au Centre médical de Séguénéga où l'accusé était en poste.

L’agent de santé Nonguezanga Kaboré est alors accusé de non-assistance à personne en danger et d'homicide involontaire. L’anesthésiste explique avoir suivi le mot-d’ ordre lancé par le syndicat.

Le 31 janvier 2018, il a comparu devant le Tribunal de grande instance de Ouahigouya pour répondre de ces chefs d’inculpation.

Le procureur près le Tribunal de grande instance de Ouahigouya avait alors requis une peine de six mois assortis de sursis pour non-assistance de personne en danger, tout en demandant la relaxe en ce qui concerne les faits d'homicide involontaire, pour infraction non constituée.

Le tribunal a suivi ces réquisitions.

Ce qui ne satisfait pas Pissyamba Ouédraogo, le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animal. Il estime que c’est la liberté syndicale qu’on veut restreindre.

«Le procureur lui-même a abandonné les faits d’homicide involontaire. Donc le procès est vidé de son fond et il fallait le relaxer simplement. Pour refus de se soumettre à la réquisition, c’est une sanction disciplinaire qui est prévue et non pénale. Nous allons consulter le conseil car c’est un verdict contre la réalité et les choses ne vont pas rester ainsi», a confié le secrétaire général du Syntsha à nos confrères de Faso-nord.info à la sortie de la salle d’audience.