Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

SOCIETE

Le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) a animé ce lundi 29 janvier 2018 à Ouagadougou une conférence de presse qui a porté sur les préoccupations dues à leur mot d’ordre de grève du 31 janvier prochain. Il s’est agi spécifiquement du procès pour faits de grève contre leur camarade Nonguézanga Kaboré et de l’état de mise en œuvre du protocole d’accord gouvernement/Syntsha du 13 mars dernier.

A travers ce débrayage de 24 heures, le Syntsha entend exiger l’arrêt des tracasseries diverses contre les travailleurs du syndicat notamment pour leur appartenance syndicale, l’annulation pure et simple du procès «inique» engagé pour fait de grève contre leur camarade, le respect du libre exercice des libertés démocratiques et syndicales, le droit de grève en particulier et enfin le respect du protocole d’accord gouvernement/Syntsha.

Le Syntsha dit être surpris d’avoir été informé le 21 novembre 2017 de la convocation de leur camarade Nonguézanga Kaboré le 13 décembre de la même année. Le procès a été reporté au 31 janvier de cette année à la demande du Syntsha. 

Selon le secrétaire général du syndicat, Pissyamba Ouédraogo, ce procès est une atteinte grave aux libertés démocratiques et syndicales. «Ce procès intervient au moment où les travailleurs de la santé humaine et animale sont préoccupés par des blocages qui, sans solutions urgentes, menacent l’avenir même du protocole gouvernement/Syntsha» a-t-il dit.

Pour leur part, la participation à un mot d’ordre de grève ne saurait être assimilée à un délit. «Pas de faute, pas de procès» lance M. Pissyamba. En conséquence, à écouter le Syntsha, ce procès participe donc de façon manifeste à l’acharnement du pouvoir contre leur syndicat dans le but évident de démobiliser les travailleurs de la santé humaine et animale. «Il ne s’agit donc ni plus ni moins que d’un procès pour fait de grève que nous dénonçons et condamnons avec la dernière énergie» précise le secrétaire général.

S’agissant du protocole d’accord gouvernement/Syntsha datant du 13 mars 2017, le Syntsha estime qu’il «est en souffrance». M. Ouédraogo indique que cet état de fait vient corroborer les remises en cause programmées des acquis des travailleurs par le manque de volonté réelle du gouvernement à respecter ses engagements. Il a souligné que le déblocage de la mise en œuvre dudit protocole d’accord, une rencontre regroupant toutes les parties sera convoquée ultérieurement.

Le Syntsha a tenu à réaffirmer que cette lutte vise à apporter sa contribution à la défense et à l’élargissement des libertés démocratiques et syndicales d’une part et, d’autre part à l’amélioration de la qualité des soins à travers l’application conséquente du protocole d’accord. «Pour l’heure, la réaction du gouvernement reste en deçà de nos attentes» lancent les conférenciers. Ils exhortent les travailleurs de la santé humaine et animale à se mobiliser. Et, ils disent tenir le gouvernement «pour seul responsable de la détérioration du climat social dans les secteurs de la santé humaine et animale s’il persistait dans cette attitude de mépris à l’encontre des travailleurs et de leur syndicat».