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SOCIETE

 A l’issue de trois jours de concertation et de travail, l’on est enfin parvenu à la signature d’un protocole d’accord, dans la nuit de ce samedi 27 janvier 2018, entre la Coordination nationale des syndicats de l’enseignement (CNSE) et le gouvernement. Du même coup, elle permet la levée du mot d’ordre de grève et la prise de mesures pour le suivi dudit protocole. Toutefois, la délégation des enseignants, tout en se réjouissant de l’évolution en ce qui concerne la résolution des différents points contenus dans leur plateforme revendicative, estime ne pas être satisfaite à 100%.    

Alors qu’elle était annoncée en début de soirée, c’est finalement plus tard dans la nuit, précisément à 23h50 qu’interviendra la signature du protocole d’accord entre le gouvernement et la Coordination nationale des syndicats de l’enseignement. C’est le Premier ministère qui a servi de cadre de conciliation entre les deux parties, sous le regard des autorités religieuses et coutumières, ainsi que de celui des parents d’élèves.   

Ce dénouement est l’occasion pour le chef du gouvernement de traduire toute la satisfaction de son équipe, en ce sens que cela permet de mettre un terme à un long conflit social qui a perturbé le fonctionnement de l’école burkinabè. « A travers la signature de ce protocole d’accord, c’est tout le peuple burkinabè qui est soulagé », a laissé entendre Paul Kaba Thieba. Et c’est tout naturellement que celui-ci se réjouit du fait que « ce compromis permet ainsi de remettre l’école burkinabè sur les rails ». Raison pour laquelle, il entend féliciter toutes les parties prenantes à cet accord.

Pour le chef du gouvernement, il s’agit d’une « solution équilibrée » qui vient sanctionner ces discussions. Et à l’en croire, cela a été possible grâce à l’engagement des enseignants, qui de leur côté ont fait des concessions. Mais également preuve « d’une ouverture d’esprit et un sens élevé de responsabilité », a-t-il indiqué.  

Quatre mois durant, dans le cadre de la recherche de la satisfaction de leur plateforme revendicative, la Coordination nationale des syndicats de l’enseignement évoluait de façon parallèle dans ses discussions avec le gouvernement. Par ailleurs, la date du samedi 27 janvier 2018, marquera les esprits, d’autant plus qu’ils ont pu obtenir un accord pour mettre fin à cette situation. « Au nom de l’intérêt général, au nom de l’enfant burkinabè, les deux parties se sont mises d’accord pour la reprise du cours normal de l’école burkinabè. Durant les négociations les 4 points présentés au départ ont connu une évolution », a déclaré Wendyam Zongo, coordonnateur national des syndicats de l’enseignement. A propos de ces points, il s’agit en effet de l’adoption d’un statut valorisant des personnes de l’éducation et de la recherche, l’amélioration de l’accès à l’éducation, l’amélioration des conditions de travail et la revalorisation de la fonction enseignante.

Cependant, il a tenu à rappeler que leur lutte ne mettait pas en cause le système éducatif, mais c’était juste pour renouveler l’école burkinabè. Aussi, dans le protocole d’accord les deux parties ont convenu qu’il faille prendre les dispositions nécessaires pour qu’au plus tard le 31 janvier prochain, un mécanisme soit mis en place pour rattraper ce temps perdu, selon les propos tenus par M. Zongo. Mais à celui-ci de confirmer que « cette signature du protocole d’accord permet ainsi la levée de tous les mots d’ordres émis par la Coordination ». Toutefois, elle entend faire recours à sa base pour la suite à donner.

Néanmoins,  cette reprise des cours qui interviendra ce lundi 29 janvier, n’empêche pas les enseignants, de soutenir que cet accord ne satisfait pas totalement leurs préoccupations, même s’il est à noter des avancées.

En outre, les parents d’élèves, par l’entremise d’Hector Ardent Ouédraogo, président de l’Union nationale des parents d’élèves du secondaire et du supérieur du Burkina, tout en se réjouissant de ce moment,  tient à inviter les deux parties au respect strict de cet accord afin que sa mise en application ne connaisse point de dérive. C’était également le lieu pour lui et ses pairs, de dire un « sincère merci aux autorités religieuses et coutumières, qui n’ont ménagé aucun effort pour accompagner les deux parties dans la résolution de ce conflit social ».

C’est également le même message prôné par la partie conciliatrice. Celle-ci tout en invitant les élèves à reprendre le chemin de l’école, les intime également à « faire preuve de retenue ». Pour l’abbé Alfred Ouédraogo, porte-parole des responsables religieux et coutumiers « ce dénouement heureux de cette énième crise est la preuve que Dieu aime le Burkina Faso. Mais il n’empêche que notre pays a besoin d’une réforme en profondeur ».

A l’issue donc de ces échanges ayant conduit à la signature du protocole d’accord, Paul Kaba Thieba convient que l’élan patriotique et le sens de l’intérêt général a prévalu de sorte à mettre fin à ce conflit social. Il a ainsi témoigné son espoir que « dès lundi nos enfants pourront retrouver le chemin de l’école dans la sérénité, et que l’école pourra retrouver un fonctionnement normal ». En outre, en guise de conclusion, il a bien voulu préciser que « l’Etat mettra tout en œuvre pour sauver l’essentiel dans tout conflit qui viendrait à surgir ».

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