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Burkina: hausse du taux brut de scolarisation au primaire passant de 33,8% en 1994 à 88,5% en 2017 (Officiel)

SOCIETE

L’Union nationale des associations des parents d’élèves du secondaire et du supérieur est sortie de son silence ce jeudi 14 décembre 2017. Face à la crise qui secoue l’éducation nationale et supérieure ces dernières semaines, l’Unapes-B appelle les différents acteurs au calme.

Depuis quelque semaines, les enseignants du primaire et du secondaire sont entrés dans un mouvement de revendication qui se déploie sous plusieurs formes: marches-meetings, interpellations dans les médias, sit-in tous les jeudis, suspension des évaluations, suspension de la transmission des statistiques et autres activités pédagogiques, manifestations de rue d’élèves du primaire et du secondaire etc. au niveau de l’enseignement supérieur, l’actualité sur le campus de l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo a été émaillée de violences la semaine dernière.

Cette situation a tiré l’Unapes-B de son silence. Ce jeudi matin, elle a donné une conférence de presse. Structure faitière des associations des parents d’élèves du Burkina Faso, l’Unapes-B se réjouit de ce qu’à l’heure actuelle, «il y a une volonté de part et d’autre de trouver un compromis afin d’éviter une année blanche».

L’Unapes-B, tout en dénonçant les scènes de ratonnade sur le campus, fait remarquer que «si le droit de grève est certes reconnu, ce type de manifestations violentes avec des actes d’incivisme qui s’en suivent est inacceptable».

«L’Unapes-B a eu des échanges fructueux avec l’Association nationale des étudiants burkinabè et nous sommes confiants. Nous avons demandé à l’Aneb de sursoir à son mot d’ordre de grève afin que les négociations entamées puissent avancer», a indiqué Hector Ardent Raphaël Ouédraogo, président de l’Unapes-B.

Toutefois, M. Ouédraogo fait remarquer que l’Unapes-B joue et continuera de jouer sa partition dans la résolution de la crise mais encore faut-il que les acteurs acceptent de coopérer. Pour parvenir à la résolution de cette crise qui secoue l’éducation nationale, l’Unapes-B dit avoir rencontré l’ensemble des acteurs et entend poursuivre les négociations pour trouver une solution.

Les parents d’élèves ont-ils démissionné ? Sur la question, Souleymane Nignan, trésorier général de l’Unapes-B, estime que le comportement actuel des élèves et étudiants est à l’image de l’incivisme caractérisée de la jeunesse burkinabè. «Est-ce nos enfants seulement qui se comportent mal dans notre société? Quel que soit les efforts des parents, la rue contribue à transformer les enfants dehors et il ne faut pas l’ignorer. Avant qu’on se jette les cailloux, il faut d’abord que nous, en tant qu’adultes, changions de comportement», martèle M. Nignan.

Sur la question de la supposée manipulation des élèves et étudiants, M. Nignan indique qu’à écouter les manifestants, les préoccupations sont réelles et fondées. «Cette question de manipulation ne date pas d’aujourd’hui et personne ne se lève pour dire d’arrêter de manipuler. Parce que si quelqu’un estime qu’il y a manipulation, cela veut dire qu’il connait le manipulateur», conclut-il.

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