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Irak: «Plus d'une douzaine de missiles» ont été tirés par l'Iran contre deux bases utilisées par l'armée américaine (Pentagone)

SOCIETE

Le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) a animé une conférence de presse ce lundi 4 décembre à Ouagadougou. Le syndicat est revenu sur l'état de la mise en œuvre du protocole d'accord signé le 13 mars 2017 avec le gouvernement et a donné des informations sur le procès intenté contre leur camarade Nonguebzanga Kaboré pour fait de grève.

Pour ce qui est de l’état de mise en œuvre du protocole d’accord gouvernement-Syntsha, à ce jour, deux réunions ont été respectivement tenues en juin et en septembre dernier, selon le secrétaire général, Pissyamba Ouédraogo. Il y a aussi que dernier rapport du comité de suivi indique un taux de 61,76% de réalisation des engagements à court terme.

Le syndicat a noté un retard dans la mise en œuvre du protocole d'accord. Pour les conférenciers, ce retard s'explique par le fait que le gouvernement «n'a plus affaire aux syndicats et qu’il a autre chose à faire». «Il y a ici une remise en cause très grave du consensus que nous avons consenti. On ne peut pas permettre que les gens s'amusent avec la carrière des travailleurs», prévient M. Ouédraogo.

Pour avoir observé le mot d’ordre de grève lancé en novembre 2012, Nonguebzanga Kaboré avait été révoqué par le conseil des ministres du 6 mars 2013 au motif de «non-assistance à une patiente». Son procès est prévu pour le 13 décembre prochain. Pour le Syntsha qui condamne cette atteinte qu’il qualifie «grave» au droit de grève, «il ne s’agit ni plus ni moins que d’un procès pour fait de grève».

Sur la question des agressions dont sont souvent victimes les travailleurs dans les différents centres de santé, le Syntsha affirme qu’en cas d'agression, «il faut arrêter les agresseurs et les sanctionner». Pour le Syndicat, il n y a aucune raison pour justifier un cas d'agression fait à un agent de santé. «Dans l'exercice de ses fonctions, un travailleur ne doit pas être lynché», a dit le secrétaire général.

S’agissant de la gratuité des soins, le Syntsha dit être contre les statistiques données par le gouvernement pour la prise en charge des personnes concernées car, «les patients ne sont pas des touristes». «Nous ne sommes pas contre la gratuité des soins mais, nous sommes contre la mesure qui n'a pas été réfléchie avant sa mise en œuvre. Nos patients ne sont pas des touristes. Le gouvernement fait état de 6 000 000 de personnes ayant bénéficié de la gratuité de soins. Or, ces statistiques ne reflètent en aucun cas la réalité des choses», a martelé M. Ouédraogo.

Il estime qu’il y a une injustice faite à la population car, «la gratuité a été décidée sans préparation ni formation préalable». «A quoi sert de dire que vous avez droit à une chose sans avoir accès à cette chose?», a-t-il interrogé. Les conférenciers ont fait montre du manque criard de produits qui accompagnent cette gratuité constaté dans les différents centres sanitaires.

A ce jour, le Syntsha dit ne pas être satisfait de l'état de mise en œuvre du protocole d'accord. Les conférenciers interpellent «une fois de plus» le gouvernement à respecter ses engagements, appellent les travailleurs à la mobilisation et par cette occasion, prend l’opinion publique à témoin. Le Syntsha tient le gouvernement pour responsable de la détérioration du climat social dans les secteurs de la santé humaine et animale «s’il persistait dans cette attitude».

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